Souffrance
La beauté qui, si douce, à présent vous inspire, Cédant aux lois du tans *, ses faveurs reprendra ; L'hyver de vostre teint les fleurettes perdra. Et ne laissera rien des thresors que j'admire.
Cet orgueil desdaigneux qui vous fait ne m'aimer ', En regret et chagrin se verra transfornaer, Avec le changement d'une image ' si belle.
Et peut estre qu'alors vous n'aurez déplaisir De revivre en mes vers, chauds d'amoureux désir, Ainsi que le phénix au feu se renouvelle *.
(Clconice, sonnet 02 ; — p. 2H.)