Nymphes de La Fresnaye
10. Que fait pléonasme {peut-estre que, voyant, etc., çu'elle aimera, etc.).
11.11 s'agit des reîtrcs que les Huguenots avaient appelés à leur aide.
Que diroient mainlenaiit et ce grand Roy François '. Et ce vaillant Henry-, qui t'ont en tant cl'endrois. Cruelle, avare gcnl, fuit servir de littiere ?
S'ils oyoient nostre France avec sa triste voix Renouveler ses cris aux champs, rochers et bois, Et par les vents en vain epandre sa prière ?
Du paresseux sommeil où tu gis endormie Uesja par si longtemps, ô France, éveille toy ! Respire, dédaigneuse ^, et tes offences * voy, i\e sois point ton esclave et ta propre ennemie.
Repren fa liberté, guéri ta maladie, Et ton antique honneur, ô France, ramenloy ^ : Légère^ désormais, sans bien sçavoir pourquoy, Dans un sentier torlu'' ne donne à l'elourdie.
Si tu regardois bien les Annallcs des Rois, Tu connoistrois avoir triomphé mile fois De ceux qui veulent or* amoindrir ta puissance.
Sans toy, qui contre toy dépite^ ouvres le sein, Ces ventres de Harpie ojunez "^ par souffrance, N'auroient jamais osé passer le Rhin Germain.
(Divers sonnets, 72 et 73 ; — t. II, p. 737,