‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 615 sur 725 · Dans l'hiatus. Cf. Boileau · texte numérisé non relu

Dans l'hiatus. Cf. Boileau

Girdez qu'une voyelle i courir trop hâtée Ne suit d'une voyelle en son chemin heurtée. (xirt poétique, I.)

10. Ne pas faire rimer une syllabe brève (par ex. : parole) avec une longue (par ex. : (ont râle).

11. Par exemple, l'e muet Gnal précédé d'une voyelle, comme dans vie, chantée, paie, elcl M ilherbe le premier a rejeté ci's mots (lu vers , si ce n'est au cas ou l'e muet est élidé par la voyelle initiale du mot suivant.

12 Abandonnant ; métaphore prise d'us cheval qu'on met au vert.

13. La partie la plus noble, le fond même. 11. Inlinitif pris substantivement.

Et voyant qu'un beau feu leur cervelle n'embrase, Ils attifent leurs mois, ageolli\ent' leur frase, AfTectenl leur discours tout si relevé d'art, Et peignent leurs defuux ^ de couleurs et de fard. Aussi je les compare à ces femmes jolies, Qui, par les Aftiquel?, se rendent tmbelies, Qui genfes^ en babils, et sades * eu fiiçons, Parmy leur point coupé ^ tendent leurs hameçons; Dont l'œil rit molemeut avecque afféterie, Et de qui le parler n'est rien que flaterie : De rubans piolez * s'agenceni proprement, Et toute leur beauté ne gist qu'en l'ornement ; Leur visage reluit de cereuse'' et de peintre *. Propres en leurcoifure, un poil ne passe ' l'autre.

Où ses*" divins esprits, hautains et relevez. Qui des eaux d'Helicon ont les sens abreuvez, De verve et de fureur leur ouvrage étincelle. De leurs vers tojit divins la grâce est naluielle, Et sont *', comme Ion voit, la parf lite beauté Qui, contante de soy, laisse la nouveauté Que l'art trouve au l*alais *-, ou dans le blanc d'Espagne. Rien que le naturel si grâce n'acompagne *^ : Son front lavé d'eau claire, éclaté d'un beau teint, De roses et de lys la Nature l'a peint ; Et laissant là Mercure **, et toutes ses malices, Les nonchalances *' sont ses plus grands artifices.

{Satire IX, — p. 68.)

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