‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 619 sur 725 · PIBRÂG, FAURE ET MATHIEU · texte numérisé non relu

PIBRÂG, FAURE ET MATHIEU

De nostre Dieu la pure volonté

Est le seul moule à toutes choses nées.

Il veut : c'est fait ; sans travail et sans peine, Tous animaux (jusqu'au moindre qui vit) 11 a créé, les sousticnt, les nourrit, Et les den'ait du vent de son haleine, xvni.

Hausse tes yeux : la voûte suspendue, Ce beau lambris ^ de la couleur des eaux % Ce rond parfaict de deux globes jumeaux *, Ce lirmament esloigné de la veuë ;

Bref, ce qui est, qui fut, et qui peut estre, En terre, en mer, au plus caché des cieux, Si tost que Dieu l'a voulu pour le mieux, Tout aussi tost il a receu son estre.

Cacher son vice est une peine extrême, El peine en vain * : fay ce que tu voudras, A toy au moins cacher ne te pourras : Car nul ne peult se cacher à soy m.esme :

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