‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 623 sur 725 · MATHIEU · texte numérisé non relu

MATHIEU

Quatrains de la Vanité du Monde.

Nous naissons pour mourir el mourons pour revivre, Pour revivre immortels. Cette fuy nous avons : La mort plus que la vie aimer donc nous devons, Puisque la mesmemort^, de la mort nous délivre.

Dans l'Euripe' confus des vanilez mondaines, L'homme flotte agile de mil divers desseins, Ses pensers, ses discours, et ses eflbrls sont vains, Car le monde n'a rien de certain, que ses peines.

Au milieu des plaisirs la douleur vient à naistre, Du laict des voluplez les regrets sont nourris* : 0 faux monde, impudent! qui nous mords et nous ris. Si ton bien n'est que mal, ton mal que doit-il estre?

Xf.V.

L'iiomme se cuide '^mis dans le mondain théâtre. Seul pour y braver tout, et loul l'y va bravant; Le moindre moucheron luy fait sentir souvent Combien de son orgueil il luy convient rabattre.

Tablettes de la Mort.

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