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à-d. : la vie de monseigneur

Monseiijneur est ici au génitif, d'après les règles de construction de la vieille langue. Cf. p. 351, n. 4.

XVI* SIÈCLE. tS

sa tragédie à'Abruhnm sacrifiant, sa traduction en vers des Psaumes et son traité Dd In p"nitiondes hérétiqu'S pur l'anlorilé civile {De Hœreticis a civili magist>alu puniendis). Appelé par les princes protestants de France à la cour de Henri de Navarre (Iô60), il représenta les Églises réformées au collo(|ue de Poissy (1550), piit part dans l'armée de Condé à la guerre civile de 15 i2, revint à Genève en 1563 [)our recevoir de la communion protestante la succession de Calvin, et dirigea la ville jusqu'à sa mort (ROJ) avec une énergie inlatigable et un admirable dévouement.

Voir notre Tableau de la litlératurs au xw" sièc/e (section I, chapitre i ; sect. II, ch. i; sect. III, ch. ii).

Abraham sacriGaut.

ABRAHAM

...Veux-tu, mon Dieu, mon Roy, Me repousser quaud je prie pour moy?

Engendré l'ay, et faut que le deffaco '. 0 Dieu, ô Dieu, au moins f.i y-moi la grâce

SATAN

Grâce! ce mot n'est point en mon papier.

ABRAHAM

Qu'un autre soit de mon fils le meurlrier. Hela?, Seigneur, faut-ii que cosie main Vienne à donner ce coup tant inhumain?

Las ! que feray-je à la niere dolente *, Si elle entend ^ cesie mort violente?

Si je l'alU'gue '*, lielas, qui me croira? S'on ' ne le croit, las ! quel bruit en courra? Seray-jc pas d'un chacun rejette Comme un patron '^ d'extrême cruauté ?

Et loy. Seigneur, qui le voudra prier?

Qui se voudra jamais en loy fier?

Las ! pourra '' bien cesie blanche vieillesse Porter le fais d'une telle Irisicsse?

Ay-jc passé parniy tant de dangers, Tant traversé de pays esirangeis, Soutlert la faim, la soif, le chant, le froid,

J. Je l'ai engendré (Isaat^), et il fuit que je le ilél'asbe, le tue.

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