‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 639 sur 725 · Pénible · texte numérisé non relu

Pénible

-5. Prendre momentanément, fi. Pourquoi,

fi. Plutôt que ta promesse uc soit pa.~> rùalisée.

T. Nou pas même cnncevoir.

8. Cf. Eui'ipide, Iphigénie en Aulide, Oo'J : 'AT.V.o'j; o't.i: T:f6(j6' à\xt Si'Ainn.-/-'/

Mais si faut-il pourtant que m'esvertue ^ Isaac moa fils ! Helas, le cœur me tremble.

ISAAG.

Vous avez peur, mon père, ce me semble.

ABRAUAU.

Ha mon amy, je tremble voirement ^.

Helus, mon Dieu !

ISAAC

Dites-moy hardiment Que ^ vous avez, moa père, s'il vous plaist.

ABRAHAM

Ha mon amy, si vous saviez que c'est.

Miséricorde, ô Dieu, miséricorde!

Mon fils, mon fils, voyez vous ceste chorde. Ce bois, ce feu, et ce cousteau icy ? Isaac, Isaac, c'est pour vous tout cecy.

SATAN

Ennemy suis de Dieu et de nature, Mais pour certain ceste chose est si dure. Qu'en regardant ceste unique amitié *, Bien peu s'en faut que n'en aye pitié.

ABRAHAM

Helas, Isaac !

ISAAC

Helas, père tresdoux, Je vous supply, mon ppre, a deux genoux. Avoir au moins pitié de ma jeunesse.

ABRAHAM

0 seul appuy de ma foible vieillesse ! Las! mon amy, mon amy, je voudrois Mourir pour vous cent millions de fois ; Mais le Seigneur ne le veut pas ainsi.

ISAAC

Mon père, bêlas, je vous crie mercy.

Helas, helas, je n'ay ne bras ne langue Pour me défendre, ou faire ma harangue ! Mais, mais voyez, ô mon père, mes larmes ; Avoir ne puis ny ne veux autres armes Encontre vous : je suis Isaac, mon pcre, Je suis Isaac, le seul fils de ma inere :

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