‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 645 sur 725 · AUTEURS DE MYSTÈRES, ETC. — LEGOQ · texte numérisé non relu

AUTEURS DE MYSTÈRES, ETC. — LEGOQ

Je sçay que je t'ay irrité Et ' grief tourment ay mérité

Certainement; Mais qu'a faict ma poi>terité Pour languir en perplexité?

A elle forfaict ?

Ceux qui sont encores à naistre Qui ne peuvent veoir ne cognaistre Ont ils meffaict ?

[Les bras croysez.) Seigneur, au desespoir je suis; Certes plus porter je ne puis

Si dur tourment.

Tu as formé la terre et l'air Le ciel tant lumineux et clair En un moment.

Tu as créé tant d'animaux Tant sur terre que sur les eaux

Tout en est plain*.

Tu m'as constitué leur maistre, Et tous les as voulu submeltre Dessous ma main.

Or de tout ce que tu as faict Tu n'attends event^ ni effect

Sinon l'honneur*.

Honneur ! las ^ ! qui le le fera, Et qui plus te recognoistra Pour son Seigneur ?

(A genoux.) Pour son Seigneur, helas ! que ven\-je dire ? Pardonne-moy, mon Dieu, et me retire De desespoir ou mon péché me maine ®.

Delivre-moy, Seigneur, de cesie peine !

N'est-ce pas toy qui m'as faict et forgé? Ne m'as-tu pas sur la terre logé?

Mon but, mon tout, mon Dieu, mon espérance, Si je ne t'ay porté obéissance, Ny tel honneur, que je devois porter,

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