‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 646 sur 725 · CAÏN, ABEL, LE DIABLE, REMOUDS BE CONSCIENCE, LE SANG D ABEL · texte numérisé non relu

CAÏN, ABEL, LE DIABLE, REMOUDS BE CONSCIENCE, LE SANG D ABEL

ÂBEL.

Allons.

CAÏV.

Va, et je te suyvrai.

ABKL.

Allons; Dieu nous vueille conduire.

{Il va après son trouppeau.) CAÏN [à part).

Diables d'enfer, venfz m'inslruire Rt monstrer ce que je doibs faire Pour mon entreprise parfaire.

[Soil faict cjuelqiie tonnerre.)

LE DIADLE.

Diable e suis ; tel je me nomme, Capital ennemy de Thomnip, Diable qui tormenle et moleste Les servants de ce Dieu céleste ; Au contraire, Ange gracieux Doux et bening, solacieux -, Qui enseigne, instruicts et console Ceux qui viennent à mon escolle.

Parquoy si lu veux croire à moy Renonçant ton Dieu et sa loy (Car tu ne peux servir à deux) * Tu auras l'event ^ de tes vœus.

CAÏ.M.

Mon amy, c'est toy qu'il me faut ; Car je ne prétends rien la haut.

Fy de Dieu !

RliMORDS DE CONSCIENCE.

Pauvre vicieux,

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