L'ÉCOLE DE RONSARD. — JACQUES GREVIN
Helas ! si seulement les naus * Dardaniennes N'eussent jamais touché les rives I>ibyeimes. Sus donc : allons, de peur que le moyen s'enfuye ^ : Trop tard meurt celuy-là qu'ainsi son vivre ennuyé *.
(W., acleV;— t. l. p. 222.)
JACQUES GREYIN
Jacques Grevin naquit vers 1540, à Clermont, en Beauvaisis; il montra une précocité étonnante et fit de rapides progrès dans les lettres et dans les sciences médicales. A peine âgé de dix-liuit ans, il donna deux comédies La Trésonère et les Ehahis, et une tragédie César, qui lui valurent les plus grands éloges de la part de Ronsard et le firent placer au-dessus même de Jodelle. Mais Ronsard ayant attaqué les protestants dans ses Discours sur les misères du temps, Grevin, qui était calviniste, rompit avec lui, et Ronsard irrité effaça de ses œuvres les éloges qu'il avait donnés à Grevin.
Dans les dernières années de sa vie, Grevin, qui n'avait point quitté la profession médicale, fut choisi pour accompagner en Pii-mont, comme médecin, madame Marguerite, la sœur de Henri II, mariée à Philibert de Savoie. Il mourut peu de temps après son arrivée à Turin (5 novembre 157(0-
Son théâtre et ses poésies ont été publiés en 1562, in-S".
Voir notre Tableau de ia littérature au xvi« siècle ^section III, cli. n).