‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 672 sur 725 · Désormais · texte numérisé non relu

Désormais

Comme mes fils : car il me fault occire, Si mon espoux tu veux du tout ^ deslruire. Je reste encore de luy quelque partie, Doncques pren moi pour ta dernière hostie.

MIFIBOZET.

Vivez, vivez, car Dieu ne quiert ^ que nous.

REZEFE.

Las! aussi bien ne vivrai-je sans vous.

joabh:.

Cessez, cessez, mère de divertir ' Vos fils constans ; il est temps de partir...

REZEFE.

0 mon support ! ô de vostre parente * Levain espoir ! ô fils que je lamente ^ ! 0 seul honneur de vostre maison ^ veuve, Qui de ses maux fait la dernière preuve ' ! 0 fils pour qui j'ai tant de fois prié, Mais Dieu ne s'est de mon veu soucié. Vous ne pourrez des hayneux triomfans Vanger Saûl (ô ses nobles enfans) ! . . .

ARMON.

Que diron-nous là bas ù tous nos frères. Et à Saûl?

REZEFE.

Contez leurs mes misères.

Et les priez qu'ils facent tost venir Quelque Satan icy haut * pour punir Nos ennemis, et d'un fouet rotors ® Vanger sus eux vos innocente morts.

JOABE.

C'est assez dit, mero, etanche tes pleurs, Les pleurs ne font qu'allumer les douleurs.

REZEFE.

Ah ! attendez que leurs yeux soient fermez De ma main propre. Adieu, fils bienaymez.

MIFIBOZET.

Adieu parente, adieu douce clairté.

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