‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 686 sur 725 · I.E PROPHETE · texte numérisé non relu

I.E PROPHETE

Non, il est infini, de semblable il n'a rien ; Il en faut louer Dieu tout ainsi que d'un bien.

SEDECIE.

Tousjours soit-il benist, et que par trop d'angoisse

Jamais désespéré je ne le deconnoisse *.

Je sçai bien que je l'ay mille fois irrité,

Que j'ay trop justement mes peines mérité,

Que j'ay son ire esmeuë, et que par mon seul crime

J'ay incité à mal toute Jerosolyme^.

Je suis cause de tout, je le Fçay, mais pourquoy

Me fait-il torturer par un pire que moy ?

Par ce Roy Chaldean qui rien ® ne le redoute,

Qui sa grâce n'invoque, ainçois qui la reboute'' ?

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