‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 701 sur 725 · Prière de Mardochée · texte numérisé non relu

Prière de Mardochée

Eternel, je sçay bien que nos grandes offenses

Attirent sur nos chefs* les tardives vengeances;

Que les péchés commis contre ta sainte loy,

Te font ^ d'un Père doux, un juge plein d'effroy :

Je sçay que nostre orgueil, que nostre tiere audace,

Pour nous a desséché les ruisseaux de ta grâce;

Et que tu ne vois plus que d'un œil courroucé.

Le reste de la Gent^ ça et li dispersé :

Tu le livres aux fers des Nations csi ranges ''j

Afin que par leurs mains Ion honneur lurevanges.

Qui fut cent fois foulé par ce peuple insolent.

En dure servitude il vil Iriste et dolent ;

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