EtraiiKCros
3b8 MORCEAUX CHOISIS DES AUTEURS DU XVI'' SIÈCLE-
due dis je, il vit, Seigneur ! las ! il ne doit plus vivre*; Jusqu'au bord du tombeau fa main veut le poursuivre : Ta main l'y veut diasser comme le tourbillon, Qui pousse le festu^ de sillon en sillon.
Je n'ignore, Seigneur, que ta sainte justice, lixaminanl de près l'horreur de nostre vice, Mous ne devon jamais aliendre de pardon : La mort est du péché le gage elle guerdon^. La mer n'a tant de (lots durant une tempcsle; L'hiver tant de frimas, de cheveux nosire teste; Que nos cœurs de péchés énormes et vilains, Qui nous font abhorrer de toy, le Suint des Saints,
Nous venons recourir à (a miséricorde; A nosire repcniance une grâce elle* accorde, lit prend ^, si tu le veux, nosire querelle en main Contre tous les efforts d'un Tiran inhumain : Qu'elle* appaise. Seigneur, les bouillons de ton ire, Te présentant les pleurs d'un peuple qui souspire Qui levé vers le Ciel et les mains et le cœur, Pour destourner le coup de ta juste rigueur.
(i6ù/., acte 111; — p. 249.)