‹ Le sejour de Lamartine `a Belley (volume 2)Chapitre 1 sur 15 · QUELQUES MOTS · texte numérisé non relu

QUELQUES MOTS

D'A VER TISSEMENT

amartine disait du peuple : « Il est plus poète parl'àrae que nous, car il est plus près de la nature ».

Et il rêvait de donner au peuple une poésie spéciale, exprimant, « dans sa langue, ce que Dieu a mis de bonté, de noblesse, de générosité, de patriotisme et de piété dans son cœur. »

De cruelles nécessités ne lui permirent pas de réaliser son désir de poésie populaire.

Mais il n'en est que plus utile de populariser ses pensées et de faire connaître le genre d'éducation qui les lui inspira.

C'est pour le peuple, auquel songeait Lamartine, qu'a été composé ce modeste volume. C'est pour la ville qui réchaulïà dans son sein l'enfant prédestiné, c'est pour les élèves et anciens élèves de son collège, qu'un habitant de Belley a l'ait appel aux souvenirs de tous et notamment à ceux du poète. C'est enfin pour rendre honneur à Lamartine luimême qu'ont été recueillies, dans les pi qui suivent, ses premières pensées poétiques et littéraires.

Lamartine se souvenait, avec autant de constance que de prédilection, des contrées qui soulevèrent ses premiers enthousiasmes. Il est juste que nous lui gardions la même fidélité. Puissent, ce petit volume en main, nos jeunes compatriotes être tous en état de dire : « Voici sa place dans le haut dortoir où il composa une ode au rossignol!... Voici

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