D'AVERTISSEMENT
AMARTiNE disait du peuple : <v II est plus poète par l'ame que nous, car il est plus près de la nature». Et il rêvait de donner au peuple une poésie spéciale,
exprimant, « dans sa langue, ce que Dieu a mis de bonté, <le noblesse, de générosité, de patriotisme et de piété dans son cœur » .
De cruelles nécessités ne lui permirent pas de réaliser son désir de poésie populaire. Mais il n'en est que plus utile de populariser ses pensées et de faire connaître le genre d'éducation qui les lui inspira.
C'est pour le peuple, auquel songeait Lamartine, (pfa été composé ce volume. C'est pour la ville qui réchauffa dans son sein l'enfant prédestiné, c'est pour les élèves et anciens élèves de son collège, qu'un habitant de Belley a fait appel aux souvenirs de tous et notamment à ceux du poète. C'est, enfin, pour rendre honneur à