‹ Le séjour de Lamartine à BelleyChapitre 2 sur 32 · VI QUELQUES MOTS D* AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI QUELQUES MOTS D* AVERTISSEMENT

Laniartiiie lui-même et le montrer tel qu'il fut à la solennelle époque de son apparition sur le monde, qu'ont ét(3 recueillies, dans les pages qui suivent, ses premières pensées poétiques et littéraires.

Lamartine se souvenait, avec autant de constance que de i)rédilection, des contrées qui soulevèrent ses premiers entliousiasmes. Il est juste que nous lui gardions la même fidélité.^ Puissent, ce petit volume en main, nos jeunes compatriotes être tous en état de dire : « Voici sa place, dans le haut dortoir. <jii il composa une ode au rossignol ! . . . A'oici le pilier de l'église à l'ombre duquel il allait se recueillir dans la solitude et le silence ! . . . Voici les bos- (|uets de charmilles qu'il aimait tant !... Ce torrent, c'est celui qu'il a chanté !... Ces sentiers, sont ceux qu'il a parcourus et nos pieds touchent la terre sur les vestiges même des siens !... Ces cascades, ces forêts, ces montagnes sont celles dont son âme était ravie î . . . »

Il serait désirable, en outre, que l'éducation classique de Lamartine servît d'exemple et fit naître, dans l'esprit •le tous ceux qui raisonnent, de salutaires réflexions. C'est pourquoi nous avons laissé Lamartme en décrire lui-même les différents caractères. Toute autre plume n'aurait pu que décolorer et amoindrir le récit de ces «lélicieuses impressions d'enfant. Tel qu'il est présenté, ce récit conservem tout au moins le mérite d'un document lumineux, bien propre à mettre en relief les principes nécessaires à la formation morale et intellectuelle des hommes.

Où donc Lamartine avait-il pris cette vue supérieure, ([ui lui permettait de tout illuminer d'un mot, au grand

Page 1