‹ Le SemeurChapitre 11 sur 13 · ROBITAILLE AUTHIER · texte numérisé non relu

ROBITAILLE AUTHIER

HÉROUX ANGERS

VERSAILLES SIGOTIX

HURTUBISE ROBY, E.

Élection du président. — Avant le scrutin, Versailles remercie les camarades de la confiance et de l'appui qu'ils lui ont donnés. Il désire continuer à travailler pour l'Associaton. Mais parce qu'il souhaite le succès de l'A. C. J., il veut qu^une main plus libre puisse la conduire à l'avenir. Ses occupations professionnelles ne lui laissent plus assez de loisirs pour remplir la charge de président, qu'il lui serait bien agréable et si honorable de retenir encore, si ses camarades songeaient à l'y élire de nouveau. Les délégués, après quelques instances infructueuses auprès de notre ami, doivent accepter ses raisons bien légitimes et l'on passe au scrutin.

3 Sur 18 votes, Benoit en obtient 10 ; 3 insistent encore pour que Versailles reste à la présidence ; Leduc. Hérons et Authier se partagent les autres votes. Il fallait 12 veux pour être élu- L'élection doit être recommencée. Versailles prie ceux qui ont voté pour lui de ne pas retarder l'élection.

Au second scrutin Benoit obtient 14 votes et est déclaré élu.

Élection des vice-ptésidents.—'Le premier vote donne chacun 7 vois à Héron x, Leduc et Versailles, chacun 3 à Angers, Authieret Dugas ; Roby, Baril et Hurtubise se partagent les autres. Personne n'a la moitié des voix. Versailles fait de nouvelles instances pour que son nom soit négligé. — Le second tour de scrutin élit Leduc par 11 voix, et Héroux par 9 voix. Versailles en obtient encore 6.

Élection des autres membres du Comité. — Les trois membres élus, usant du droit qu'on leur avait reconnu avant l'élection, ajoutent à la liste des candidats le nom du camarade Henri Bernard. Le premier vote donne le résultat suivant :

Berna rd 1 ."» , élu

Roby, Ernest 11, élu

Hurtubise 1<>, élu

Dugas 9, élu

Angers 8

Authier 6

Versailles 5

Baril 1-

L'élection est terminée. Benoit notre nouveau président se lève .mu milieu des applaudissements de tout le conseil. Son dévouement à l'Association est connu de tous et l'on a appris â compter sur la sagesse et la prudence de l'ancien secrétaire

de l'A. C.J.

Camarades, dit il, je ne serai pas long. Je dois tout d'abord vous remercier de l'honneur que voua me conférez en me faisant succéder au dévoué camarade Versailles à la présidence de l'Association catholique de la Jeunesse eanadienne-tYau. lise. Mon devoir et mon cœur me commandent ensuite de remercier, en mon nom et au nom de tous, le brave

qui, après avoir été notre chef, veut bien, et cela pour l'unique bien de l'A. C. J., a-t-il dit, redevenir un simple soldat. Dieu veuille, camarades, qu'un chef aussi brave et aussi dévoué nous mène toujours au combat. (Appl.) Pour moi, ce serait une bien fausse humilité que de cacher que j'ai apporté toute mon énergie à travailler pour le bien de notre association. (Vifs applaudissements.) La cause était trop belle, trop noble, pour lui refuser quelque chose de mon dévouement. Si donc j'ai apporté jusqu'ici une part dans l'œuvre générale, il va sans dire que j'ai bien la résolution de ne pas faire moins dans l'avenir. Certes, ce n'est pas une sinécure que vous me donnez en m'élisant président de l'Association ! C'est du dévouement qu'il a fallu à mon prédécesseur, c'est à mon dévouement que vous faites donc appel en m'invitant à le remplacer. Camarades, mon entier dévouement est acquis à la cause qui nous a réunis. Mettons en commun toutes nos ardeurs généreuses: travaillons avec prudence, avec patience, s'il le faut, mais aussi avec l'élan de cœurs qui veulent se donner. Donnons-nous, dans une entente cordiale, pleine tout à la fois de prudence et d'enthousiasme, donnons-nous sans retour à la noble cause que poursuit notre association, la cause de la foi catholique et de la race canadienne-française. (Appl.)

Benoit insiste enfin sur quelques points particuliers que le Congrès a tout spécialement indiqués au zèle des membres.

Le Conseil adopte une résolution recommandant au Comité, 1° de favoriser de toutes ses forces la propagande de l'Association, 2° de faire publier dans toute la presse du pays des comptes rendus du Congrès, 3° d'insister auprès des groupes formés ou à former pour que dans chacun se retrouve et se conserve le caractère religieux de l'Association, 4° d'étudier immédiatement les conditions de publication du Bulletin et de commencer cette publication au plus tôt, suivant les ressources de l'Association, 5° d'activer la souscription ouverte par Mgr Bruchési en faveur de l'Association.

La séance se prolonge en une intime causerie jusqu'à midi ; puis l'on se sépare avec regret, mais pleins d'espoir dans l'avenir de l'Association et de la " Cause ".

Le Congrès de 1904 avait été un succès. L'Association avait fait superbement son entrée dans le monde canadien. Elle avait acquis le respect de tous et les sympathies les plus précieuses. Les pages de ce bulletin ne nous permettent pas d'ajouter à ce compte rendu un troisième chapitre: Après le Congrès, chapitre de flatteuses appréciations, de très hauts encouragements. Nous y reviendrons peut-être dans un prochain numéro.

Isidore Robert et Jean nie

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