I.'IIOSAXNA MCOLKTAIN
Si la nature emiiellit Nicolet, le télégraphe ne raccomode pas. Un rapport sommaire des tètes adressé à y Evénement, déposé à midi, hier, au bureau de l'Intercolonial, après avoir été en vain olTert au bureau régulier de la Gréai Xorth Western, est encore accroché (juekjue j)art au fil de la com[)agnie.
Nous ne dirons pas aujourd hui tout ce (jue l'iiosanna Nicolétain a j)roduit dans la journée d'hier. Il a été chanté sur tous les tons, en musique, en poésie, en éloquence ; et les milliers de cœurs si profondément remués par ses accents, en garderont longtemps, toujours un souvenir rafraîchissant. "
La revue des gloires nicolétaines passée par ce vétéran qui, à lui seul, est une couronne pour la maison {|ui l'a formé, AL Bellemare ; la réponse si pleine d'émotions de M. le supérieur Douville, aujourd'hui M*-'"" Douville, la messe pontificale dans cette chapelle — presque une cathédrale- qui cliantera pendant des siècles la reconnaissance des enfants de Nicolet; le Magnificat religieux et patrioti(jue de l'orateur, M'*'' Bruneault ; ce banquet servi avec un succès que pourraient envier les meilleurs hôtels ; ce concours d'éloquence épiscopale où la palme serait difficile à décerner; ces chants poétiques vibrant d'admiration; cette cantate aux paroles si douces et d'une musique si pénétrante, ont produit des émotions dont les âmes nicolétaines longtemps encore aimeront à savourer les frémissements.
Les moments du vrai bonheur s'écoulent vite, hélas! et, (juoi (ju'ils aient été si bien employés hier,
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il a fallu retrancher du programme le Te Deiim (|ue devait sonner l'adieu de cette mémorable fête. Nous aurions pourtant aimé entendre les accents de cette hymne d'incomj)aral)le envolée !
Nicolet est aujouid'hui dans son deuxième siècle d'existence, entouré de tous les vœux de ses enfants et chargé des bénédictions pontificales et épiscopales. Nous ne verrons pas ce deuxième centenaire, mais il sera difficile de le faire plus beau, plus grand, plus solennel que celui-ci.
Pour le succès d'hier, qui a été, disons-le encore une fois, grandiose, MM. les supérieurs, anciens élèves et élèves actuels, méritent les plus vives félicitations. Mentionnons en particulier l'un des secrétaires, M. J.-E. Prince, qui a été jusqu'à la fin d'un dévouement et d'une attention admirables.
Un autre organe de la prei-se française à Québec, le Soleil, écrivait ce qui suit le même jour: