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Nous lisons ce qui suit dans le Journal d'hier matin:
Les fêtes du centenaire du Collège-Séminaire de Nicolet se sont terminées mercredi soir.
Elles ont été brillantes, triomphales, à souhait pour les nombreux enfants de cette célèbre maison d'éducation.
Les archevêques de Québec, de Montréal, de Kingston, et de St-Boniface ; les évêques de Nicolet, deTubuna
(1) Ce dernier chant est de la composition d'Ant. Gérin-Lajoie, un Nicolétain, l'auteur du roman de « Jean Kivard ». etc.
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et (les rrois-Rivières, et une loule (Inuties dignitaires ecclésiasti(|ues et civils ont pris part, et unv j)arl active, à cette grande nianiteslalion de piété liliale et de reconnaissance.
Au cours des séances de ces assises nicolétaines, il y a eu une brillante joute oratoire et littéraire entre les représentants de l'Eglise et de l'Ktat, et il est vraiment dilticile de dire auquel des athlètes de l'éloquence et de la poésie appartient la palme de la victoire.
Les orateurs et les poètes nicolétains ont lait tour à tour la revue des titres de gloire de leur illustre maison.
L'attaque donnée par M*^'" de Tubuna, dans son allocution du matin, a été suj)erbement soutenue dans l'après-midi par M*^' (iravel, (|ui s'éle^a jus(ju'aux plus hauts sommets de l'éloquence dans le magnifique tribut d'hommage qu'il sut tirer de son cœur d'évèque, — li.i un fils de Saint-Hyacinthe, et, pai- conséquent, le jH'lit-lils de Nicolet.
Leurs Grandeurs Nos Seigneurs Bégin, Langevin et Bruchési ; le juge Blanchet et l'abbé Lecocq, M. H. Lemieux, M. P,, nos poètes Fréchette, Beauchemin et Poisson, 'continuèrent la lutte si brillamment commencée le matin par AP' Bruneault.
O tut un véritable tournois d'éloquence et de poésie.
Nous esi)érons, pour l'honneur des lettres canadiennes, que l'on recueillera les belles et bonnes choses qui ont été si bien dites à ces fêtes jubilaires. Il serait malheureux de laisser perdre des perles qui orneraient si bien l'écrin de la littérature nationale.
Les letes de mercredi ont été le digne couronnement d'un siècle de travail et de succès pour cette maison de Nicolet, dont la carrière a été si laborieuse et si féconde pour la religion et pour la patrie.