‹ Le Séminaire de NicoletChapitre 26 sur 33 · I-KTKS DU (KNTKNAIHE · texte numérisé non relu

I-KTKS DU (KNTKNAIHE

L'Eglise lui doit neuf de ses évèqiies les plus distingués depuis un siècle, et au-delà de mille prêtres des plus dévoués. Dans les autres Fonctions de l'Etat, dans la magistrature, les arts et l'industrie, les fils de Nicolet ont toujours pris leur bonne part de travail, et ils se sont acquittés de leurs devoirs avec avantage pour le public et avec bbnneur pour eux-mêmes.

Nous sommes beureux, à cette occasion, d'oflrir à tous les Xicolétains et aux dévoués et savants professeurs en particulier, nos félicitations les plus sincères pour le brillant passé de leur Almo Mater ; et (ju'ils veuillent bien accepter les vanix de succès que nous lormons pour cette maison, au début du siècle tjui se lève })lcin de promesses et d'espérances.

Nous soubaitons (|ue l'on publie in extenso les remarcjuabies discours (jui ont été prononcés en cette circonstance, ainsi que les tlélicieux j)oèmes de M^L Eréchette, Heaucbemin et Poisson.

La Patrie de Montréal écrit, le 10-, ce qui suit :

La nouvelle cbapelle du centenaire a été bénite, ce matin, à cinq \V et demie, par M*^' Elphège Gravel.

Le personnel du Séminaire et les élèves y assistaient. La cérémonie fut suivie d'une messe basse dite par l'évêque de Nicolet. Il y eut ensuite procession dans les corridors, au cours de laquelle on cbanta les prières du rituel. A neuf heures, M. Rapbaël Bellemare lit l'adresse des anciens élèves du comité d'organisation. Tous les professeurs du collège viennent prendre place sur le théâtre en face des organisateurs. Aux côtés de M. le

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Supérieur (^', on reinar(|uait Nos Seigneurs L.-N. Bégin, archevè(jue de Québec, I^aul Hrucliési, archevêque de Montréal, A. Langexin, archevè(jue de St-Boniface ; les évêques Gravel et Brunaull de Xicolet, ('loulier de Trois- Rivières, Paul Laroccjue de Sherbiooke.

La devise du C.ollège: « (loncordid et Icihorc, reliijioni et bonis (irtibus», apparail sur la scène. l'>lle est écrite en lettres d'or. On reniar(|ue aussi [)lusieurs écussons, les })()rtrails à l'huile des anciens supérieurs, des principaux bienfaiteurs de la maison. La messe pontificale est dite par M*^' l'archevècpie de Québec.

Kn • un autre endroit du même journal et d'une manière parlaile :

Xicolet, 10

Il est huit heures. La cloche du vieux collège fait entendre sa note joyeuse. Elle annonce le centenaire de la fondation d'une maison chère à tout Nicoiétain.

Des centaines d'anciens élèves, accourus de toutes les parties du pays et de la républicpie voisine, saluent avec amour VAlnui Mater, où ils ont j)assé les beaux jours de leur enlance.

Quel imposant spectacle offre cette réunion familiale de 1903 !

Princes de l'Eglise, prêtres réguliers et séculiers, rei)résentanls de toutes les classes de la société, — la plupart enfants de Nicolet, — sont venus célébrer un événement presque unique dans les annales religieuses du pays.

(Vesl aujourd'hui la grande fête de la religion et de la patrie; c'est la gloiification de l'enseignement classique en ce pays depuis un siècle; c'est aussi une

(1) Avant qu'il ne monte sur l'estrude, sans doute, pour la leeture des adresses.

approbation éloquente de l'œuvre patriotique et religieuse que "poursuit notre clergé.

1803 — 1903! Un siècle d'existence! Le grain de sénevé, jeté en terre par M^"^ Plessis, est devenu un arbre à puissante et solide ramure.

Le Séminaire de Nicolet a fourni à l'Eglise un grand nombre de personnages distingués, et à l'Etat une foule d'hommes éminents.

Ses débuts furent difficiles, modestes, comme toutes les institutions destinées à vivre, à répandre la semence du bien autour d'elles. Il a pu triompher des obstacles semés sur la route, grâce au dévouement de ses illustres supérieurs, à la générosité de ses insignes bienfaiteurs.

La fête qui réunit la grande famille nicolétaine, en ce jour mémorable, devra laisser dans tous les cœurs de vives et de douces impressions. FA\e honore l'institution qui en est l'objet ; elle est une preuve éclatante de l'estime et de l'atïection que ses fiîs lui ont toujours conservées.

Quelle erreur ce serait, si on allait oublier, voire même méconnaître, les services précieux que notre clergé rend à la grande cause de l'éducation !

C'est lui qui a fondé et soutenu ces établissements classiques d'où sont sortis la plupart de ceux qui font l'honneur et l'orgueil de notre race. Aux jours sombres de notre histoire, le clergé a vaillamment combattu pour le maintien de notre langue, de nos lois et de nos institutions. Donc respect et reconnaissance à ce vénérable corps ! »

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L(i Presse, à la iiiènu' dalo, piihlio la dépêche suivante :

Xicolel 10.

Jusciu'à ce moinenl, la l'èle du centenaire de Nicolet a obtenu un succès immense. Outre les personnes (jui se sont rendues dans cette ville depuis deux à trois jours, hier soir, un grand nombre des anciens élèves choisis parmi toutes les classes de la société, ont pris le train de 4.ii0 heures pour venir assister au centenaire de leur Aima Mater. Les principaux personnages à l)ord de ce train, étaient: Sa Grandeur M''" Bruchési, archevêque de Montréal, Sa Grandeur M^''Bégin, archevè{|ue de Québec, Sa Grandeur M^' Langevin, archevêque de Saint-Boniface, Sa Grandeur M*^' Gauthier, évêque de Kingston ; de Québec, M*^'" ^h\thieu et nombre d'autres personnages distingués. A l'arrivée du train, hier soir, ainsi que ce matin, la gare était bondée de monde. Jamiais Nicolet ne vit une si belle aitluence de peuple. Les hôtels sont bondés telleiîient que les gens sont obligés de coucher deux et jusqiv'à trois dans la même chambre, et cela sans compter le grand nombre de parents et d'amis qui hébergent chez leurs connaissances. 11 n'est [)as une maison dans tout Nicolet qui n'ait sous son toit un lils et sa famille, un t'rêre, un cousin, un ami d'enfance. Avec cela qu'il fait un temps splendide. La joie rayonne sur toutes les ligures.

Nicolet est une des plus pittoresques petites villes de la province de Québec. Le Séminaire de Nicolet, immense édifice en pierre, est situé sur un site enchanteur, entouré de grands pins chantés par notre poète national M. Louis F'réchette. A l'entrée du Séminaire, on remarque plusieurs drapeaux et, au-dessus de la grande porte d'honneur, une banderolle avec inscription.

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