L.-Sév. Rheault, p"% V. G
Trois-Iii\Ièrcs, (5 mai 1903.
Hôpital Général de Québec,
8 mai 1903.
Révd M. J.-A.-I. Douville,
Supérieur du Séminaire de Nicolet.
Monsieur le Supérieur,
Je regrette que l'état de ma santé ne me permette pas d'assister à vos belles fêtes du centenaire. D'ici je m'unirai à vous tous pour remercier le Seigneur de tout ce qu'il a fait en faveur de votre si utile maison. J'ai l'honneur d'être,
Monsieur le Supérieur,
Votre très humble serviteur,
J.-R.-L. Hamelin, p"^'^
'200 SKMINAIHK OK NICOLKT
Monsieur le Supérieur et messieurs les Directeurs du C.ollège de Xicolel.
Messieurs,
Je regrette que ma cécité uremi)èche d'accepter l'invitation que vous me faites. J'éi)rouve beaucoup de })laisir à voir le Séminaire de Nicolet continuer, avec tant de succès, la grande œuvre de ses fondateurs. Veuillez accepter. Messieurs, l'assurance du profond respect de
Votre très-obéissant serviteur,
St-Pierre les Ik^cquets, 8 mai hWA.
H.-(i. Mailhiot,
juge C. S.
Cranbrook, B. C, le 2 juin 1903.
Mon cher Doiwille,
Il y a quelque temps je t'écrivais pour répondre à l'invitation d'assister à la grande fête nicolétaine du 10 courant, et je te disais ([ue je ne pourrais y assister ([u'en esprit.
Mais il m'est venu à l'idée de m'y trouver en image et c'est pourquoi je t'envoie aujourd'bui ma photographie en double, l'une me représentant comme j'étais en l'automne de 1896, et l'autre comme vous m'avez vu l'automne dernier. Je sais bien ({ue ça ne vous fera pas une grosse bosse ; mais je veux, moi, par là, donner une nouvelle preuve de mon attachement à mon Aima Mater et prouver aussi que je tiens à être présent à la grande fête du Séminaire de la meilleure manière ([uil m'est possible. J'espère que ma lettre et mes photographies arriveront à temps.
FÊTES DU CENTENAIRK 201
Que je serais heureux d'être présent en personne au milieu de tous les anciens et nouveaux enfants de Nicolet, au jour de celte célébration du centenaire de la fondation du Séminaire, où j'ai eu le bonheur de faire mon cours classique et mes études théoloyiqiies ! Mais le bon Dieu en a décidé autrement. Que sa sainte volonté soit faite !
Quand tu recevras cette lettre, j'aurai commencé ma 67* année, car, c'est dimanche prochain que je compterai ma 66*. Je ne suis donc plus une jeunesse ; et, cependant, quoi({ue toujours maladif et miséreux, je me sens encore aussi jeune que quand j'ai quitté le (Collège, et il me semble que je suis bon encore pour 15 à 20 ans.
Tu voudras bien faire mes amitiés aux Messieurs du Collège et me rappeler au bon souvenir de tous les anciens amis qui se rendront à la fête, et à la vénérable mère Youville.
Ton confrère ami tout dévoué,
en N.-S. & M. I.,
Seattle 4 juin 1903.
Révd J.-A.-Ir. Douville,
Nicolet, P. Q.
Révérend et très cher confrère.
J'ai reçu le programme de la fête du centenaire de la fondation du Collège de Nicolet, ainsi que votre présente invitation à y assister.
Depuis plus de trois ans, je m'étais promis ce plaisir, et voilà que depuis trois ou quatre mois les
202 SKMINAIHK I)K NK.OI.KT
(lillicullés se sonl amoncelées à ce point (|n'aujoui(l'hui les bras me tombent et je me déclare vaincu, et dois me soumettre à faire le sacrific(? dé tous les plaisirs anticipés. Tout ce qu'il me reste à l'aire, c'est de vous remercier de votre cordiale invitation et vous assurer que si je ne suis pas présent de corps à vos belles lètes, j'y serai en esprit ; et si je ne puis pas saluer de vive voix mes anciens professeurs et tous mes confrères de collège, j'ai la contiance (jue \ous serez assez bon de les saluer poiii- moi. Soyez certain (jue de la Côte du Nord- Ouest de l'Amérique, il y a un cœur qui n'a jamais oublié son Alimi Mater et cjui forme en ce jour les meilleurs souhaits pour la ])rospérité et la durée à perpétuité d'un des plus beaux établissements d'éducation du (Canada. D'aussi loin donc où je me trouve, j'applaudis à tout ce (jui sera dit à votre louange et à la gloire du (Collège de Nicolet.
Je suis bien sincèrement
Votre tout dévoué confrère,
F.-X. Prkfoxtaine, p'""'"
Immaculée-Conception, le 8 juin 1903.
A monsieur I. Don ville.
Supérieur.
Monsieur le Supérieur,
Grand merci pour votre aimable invitation. Hélas! je ne pourrai pas prendre j)art à votre belle fête. Je pars dernain pour Massey, Ontario, pour raison de ministère. Soyez assuré que je serai à Nicolet, le dix juin,. . . . par la pensée. Veuillez recevoir, monsieur le
FKTi:S DU CENTENAIRE 203
Supérieur, à l'occasion du centenaire de Nicolet, mes plus sincères félicitations. Assurez mes anciens maîtres de ma profonde reconnaissance. Honneur à Nicolet ! Honneur aux prêtres savants et dévoués qui le dirigent ! Bonne fête et toujours à tous! Ad miiltos annos!
Veuillez me croire, monsieur le Supérieur, votre très dévoué en Notre-Seigneur.
F.-X.-M. Descoteaux, s. j.
Massev, Ontario.
Saint-Hyacinthe, le 9 juin 1903.
Très-révcrcnd J.-A.-Ir. Douville,
Supérieur du Séminaire.
Monsieur le Supérieur,
Vous m'avez iait un grand honneur, en me conviant aux fêtes dont le centième anniversaire de la fondation de votre séminaire va être l'occasion. Les liens d'aifecfion qui unissent Saint-Hyacinthe à Nicolet, me faisaient vivement désirer de me rendre à votre gracieuse invitation. .Jus(iu'au dernier moment, j'ai espéré de n'y pas manquer. Mais l'épreuve que je subis dans ma santé, depuis plusieurs mois, continuant toujours, m'interdit même ce bonheur. Je suis obligé de rester au logis avec tous mes regrets.
Oui, certes, j'aurais été heureux de pouvoir assister au spectacle si émouvant de la réunion générale de vos élèves. De toutes les parties du Canada et des Etats- Unis, les anciens vont venir, nombreux, se joindre aux élèves actuels pour saluer avec joie leur Aima Mater.
SKMINAIHK DE MCOl.KT
Tous vont lui oITrir les témoignages sincères de leur reconnaissance, de leur dévouement et de leur afï"ection. D'esprit et de cœur je me joins à eux, car je suis toujours lier du titre iVaiicien élève honoraire (|ue vous avez eu, un jour, la gracieuseté de me décerner.
Avec tous ces condisciples, rangés en phalange /;j circnitii mensœ tuœ, je salue avec un légitime orgueil la noble maison de Nicolet. Depuis cent ans, elle olVre à la jeunesse de cette partie du pays, une éducation classique de i)remier ordre. Mère féconde, elle a vu sortir de son sein une nombreuse génération d'évêques, de prêtres, de magistrats, de membres des professions libérales, industrielles et agricoles. Il n'y a pas un poste, dans l'Eglise et dans l'Etat, qui n'ait été illustré par quelqu'un de ses enfants, (^est assez dire que la bénédiction du ciel est tombée en abondance sur son œuvre. Aussi, le pays tout entier lui doit un vif sentiment de reconnaissance.
Le diocèse de S*-Hyacinthe, en particulier, lui est reconnaissant. Il se rappelle que le Séminaire de Nicolet lui a donné soîi premier évêque, dans la personne distinguée de M'''" Jean-(^harles Prince, le type du vrai pasteur. Il se rappelle encore que M. l'abbé Isaac Désaulniers, qui a été, par sa science et ses vertus, l'ornement de son séminaire diocésain, est un autre enfant de Nicolet. Il se rappellera toujours que votre séminaire lui a aussi donné un autre évèque bien-aimé, le bon, le saint, le toujours regretté M*-" Louis-Zéphirin Moreau.
M^'' Moreau, combien son grand cœur aimait son Aima Mater! Sensible à toutes ses épreuves, glorieux de tous ses succès, il n'a pas manqué une occasion de lui prouver son afîection. Avec quel bonheur il a donné, pour premier évêque de Nicolet et soutien de son cher
FKTKS DU CENTENAIRE 2()5
séminaire, un chanoine éminent de sa cathédrale ! Avec quelle générosité aussi il a voulu se priver des services d'un jeune prêtre, tout souriant d'avenir, pour lui permettre de devenir un des membres brillants de votre séminaire. On eût dit, en voyant son élan à procurer le bien de l'Eglise, qu'il savait que ce jeune prêtre deviendrait, un jour, un évêque plein de promesses, le coadjuteur de celui qu'il entourait des délicatesses de son amitié, ('/est que son cœur était satisfait. En donnant M*^' Gravel et M«' Brunault, il voulait cimenter pour toujours les liens d'alTcction qui unissent S'-Hyacinthe et Nicolet.
Héritier de M'^"' Moreau, cet attachement pour Nicolet n'est pas la portion la moins précieuse et la moins chère qu'il m'a léguée. Au cours des années (jue j'eus l'honneur de passer dans son intimité, c'est lui qui m'apprit à connaître, à vénérer et à aimer votre institution. C'est à lui, sans doute, (jue je dois l'honnneur d'avoir été invité à vos grandes têtes du centenaire. (Combien j'aurais été heureux de pouvoir vous traduire ses sentiments, de prendre part à vos joies, de remercier Dieu avec vous! Si j'en suis privé, à mon grand chagrin, je me tais cependant un devoir de Formuler les vœux les plus sincères pour la [)rospérité croissante de votre vénérable Séminaire de Nicolet.
En vous priant, monsieur le Supérieur, d'agréer cette expression de mes sentiments.
Je demeure.
Votre tout alîectionné en Notre-Seigneur.
f Maxime,
Kv. de Saint-H^'acintlic.
206 SKM1NAIIU-: 1)K MCOLKT
(Dépêche)
Percé, 9 juin 1903.
M. le Supérieur du Séiuiiiaire de Nicole!.
Je n'ai pas pu partir, bien que joyeusement tiécidé de le faire. Daignez agréer mes souhaits ardents et ma profonde gratitude pour VAlmu Mater. Mes hommages respectueux à vous, monsieur le Supérieur et à messieurs les Directeurs. Sincère reconnaissance aux anciens professeurs et maîtres. Souvenir affectueux aux compagnons d'étude. Lwtatus suui in his ({iiw dicta sunt mihi : il! donuim donuni ibimus.
Auguste Bkaudry.
(Dépêche)
Stanf'old, 9 juin 1903.
.)/. l'abbé J.-A.-I. Dou ville,
Supérieur.
A mon grand regret, il m'est impossible d'assistei- à votre belle fête d'aujourd'hui.
J.-A. Hkbkrt, notaire.
(Dépêché)
Winnipeg, Man., 10 juin 1903.
M. le Supérieur du Séminaire de Nicolet.
Totum Sancti-Bonifacii Collegium, a vestro primo alumno fondatum, Edwardus Proulx, alumnus, in primis Drummond et Arcand, alumnorum filii, vobis congratulantur.
H.-N.-P. HuDON. S.-J.,
Rector
(Dépêche)
Meriden, Conn., 10 juin 1903.
Hév. J.-A.-I. Doiwille,
Xicolet.
Amicis faventibus, laiis crescat domui?
Rev. Vax Oppen.
(Dépêche)
Tomahawk, Wisconsin, lO^*" june 1903.
Rev. J.-A.-I. Douoille,
Nicole t.
Regret forced absence Irom Aliimnies. Long live famous Aima Mater I
Rev. Chas. Caron.
(Dépêche)
Québec, 10 juin 1903.
M. l'abbé Douuille,
Nicole t.
Veuillez accepter félicitations cordiales et vœux sympathiques en ce glorieux centenaire.
Thos. Chapais.
(Dépêche)
Arthabaska, 10 juin 1903.
Monseigneur J.-A.-I. Doiiville,
Séminaire de Nicolet.
Je regrette infiniment d'être empêché par la maladie de fêter avec les Nicolétains le centenaire de notre cher
208 SÉMINA1KI-: 1)K MCOLKT
vieux C.oilège. Vous présentere/. mes excuses et mes complimeiils (le circonstance et souIkuIs (ie longue vie et prospérité à notre Alina Mater. Ad inullos annos !
Eugène Crépeau,
Axocat.
(Dépêche)
Fox-River, 10 juin 1903.
M. le Supérieur du Séminaire de Nicolet.
Très peiné que des circonstances incontrôlables me retiennent^ Mes meilleurs souhaits !
S. -T. Dargy, m. d.
{Dépêche)
Porlland, Maine, lO'*' june.
M. Reo. G. Proulx,
Nicolet.
Hearty greetings to classmates and teachers ! Long live Nicolet !
Ernest De B. Léprohon.
Québec, 11 juin 1903.
M^"" Douville,
Supérieur du Séminaire de Nicolet.
Monseigneur,
J'arrive à Québec encore sous le coup de la forte émotion qu'a produite en moi votre grandiose fête du centenaire. C'était bien une fête du cœur et je vous
renouvelle mes remerciements pour m'avoir fourni l'occasion d'y assister et de participer à la joie des Nicolétains. Vous recevrez avec la présente, à l'occasion du centenaire, une médaille d'or que vous décernerez, le jour de la distribution des prix, à l'élève qui l'aura méritée. Veuillez l'agréer comme un faible témoignage de ma vénération pour votre illustre maison.
J'ai l'honneur d'être.
Monseigneur, Votre obéissant serviteur.
Boucher de LaBruère,
Surintendant de l'Instruction publique.
Séminaire de Sainte-Thérèse, le 11 juin 1903.
Monsieur le Supérieur,
Les fils ont présenté, hier, leurs hommages à VAlnia Mater. Jaime à croire que c'est, aujourd'hui, le tour des amis qui se réjouissent, aussi, de votre glorieux centenaire et ne sont pas moins heureux d'offrir leurs félicitations à la vieille maison de Nicolet, plus riche encore de mérites que d'années. F^lle est notre doyenne et notre modèle. En lui présentant nos hommages en cette fête de son centenaire, et en lui souhaitant un avenir pareil à son passé, nous ne pouvons nous faire un meilleur souhait à nous-mêmes que d'égaler sa glorieuse existence.
Agréez pour vous, M. le Supérieur, mes hommages particuliers et mes meilleurs saluts, et veuillez me croire
Votre très-humble serviteur,
S. Nantel, p*"
210 SKMINAIHK I)K NK.OLKT
Évêché de Nicolel, 11 juin WM).
A M*" Douville, prot. ap.,
Digne et cher Seigneur,
Voici (les noies écrites, le soir de la Fête, afin de guider celui (jui rédigera la brochure des l'êtes.
Enchanté de mon voyage à Xicolet. Je reste emheaumé du parfum des souvenirs du passé, surtout de l'héroïque \P' Provencher. Je tiens, surtout, à ce que l'on cite les paroles de Mgr Plessis et celles de Sir G. Simpson à son adresse.
Vous vous rappelez, Monseigneur, la promesse contenue dans votre honorée lettre du 18 nov. 1902, au sujet des doubles de livres canadiens pour notre bibliothèque nationale. J'espère (jue vous tiendrez, par là, à aider l'œuvre si belle de votre illustre fils ilicolétain, M^"" Provencher.
Avec mes félicitations et mes remerciements.
Je demeure votre bien affectueusement dévoué, en J.-C, et M. Im..
■f Adklard, 0. M, I.,
Arch. (le Saint-I5()i)iface.
Québec, 12 juin 1903.
Mon cher Seigneur,
Pardonnez-moi de m'adresser à vous sans attendre que les émotions de votre belle fête se soient un peu calmées.
PÉTES DU CENTENAIRE 211
M"' Mathieu est enthousiasmé de vos fêtes. Il en a plein la tête et plein le cœur, .le vous félicite bien cordialement. Votre grand succès était bien mérité. Gloire à Nicolet, surtout à son digne Supérieur, qui a tout prévu et tout organisé !
Bien cordialement à vous, comme toujours, si votre Prélature me le permet,
J.-C.-K. Lai LAMME, p''^
Séminaire de Québec, 12 juin 1903.
M»-" Ir. Douville,
Sup. du Séminaire de Nicolet.
Monseigneur,
Je n'ai qu'un instant à moi. Permettez que je le saisisse pour vous féliciter sur l'honneur que M*^' Gravel vous a apporté de Rome, à l'occasion du Centenaire de votre maison.
M^'' Mathieu, arrivé hier soir, nous en a raconté les merveilles.
Félécitations pour le tout.
Votre tout dévoué,
Thos.-E. Hamel, p''"''
Sacred-Heart Church,
Rock Island, 111., June 15"^ 1903.
M^-- Douville,
Ver y Dear Mgr, Allow me to tender my congratulations on the signal favor bestowed upon you by The Holy Father Léo
212 SKMIXAIHK DK NK.OLKT
XIII"'. Ad MilUos Annos ! Also to congratulate yourself" and the 11'" Fathers oi" the (Collège lor the grand célébration just held. AH I could do was to read il in La Presse. As you know, I just finisiied a duirch, iiere, and could not hâve my post to go to the jubilee although, I should hâve been pleased to do so. I am glad you had such a gathering of Bishops and dignitaries at large.
Some time I hope to visit you ail again in dear old Nicolet. If any of the R"^ Fathers corne ont to the West, Rock-Island is a fine place to stop over.
Wishing you ail much happiness in your nice new chapel,
I ara,
Very sincerely in Domino,
JOHN-I". LOCKNEY.
N.-B.- My best regards to ail the R''\ Fathers.
Montréal, 16 juin 1903.
M^*- J.-A.-Ir. Douville, p^'*»
Supérieur du Séminaire de Nicolet.
Monseigneur,
J'ai reçu votre lettre du 12, un jour après avoir mis la mienne à votre adresse à la malle. Je pense vous avoir donné, à peu près, les informations que vous désirez sur notre disparition mystérieuse de Nicolet pour Sainte-Monique, dans l'après-midi.
J'ajouterai que ma femme avait oublié l'arrangement fait pour elle à l'Hôtel-Dieu, et s'est laissé conduire au Couvent de l'Assomption par deux de mes. nièces qui l'attendaient, quand nous sommes arrivés. C'est là que je suis allé prendre une petite tisane et quelques minutes
1 KTES DU C.ENTHNAIRE 213
(le repos, avant de monter en voiture. Je suis allé veiller avec mon petit frère 0\ qui n'est pas morose mais a bien besoin de distraction et de soins. 11 me semble (ju'un repos comjjlet et un traitement intelligent le guériraient avec très peu de médecines.
Je lui ai laissé copie imprimée de mon adresse, et voici ce qu'il m'a dit après l'avoir lue : « Je suis content de n'avoir pu être présent, ça m'a é})argné la honte d'entendre mon frère débiter de pareilles choses devant un public respectable, etc., etc. » De sa part, ce goblet d'eau froide était une grande amabilité ! Je vous cite ces paroles originales, parce que vous savez, vous, que rien n'est blessant dans la bouche de Pierre.
Ce que j'avais entendu de vous, le matin, ne m'avait pas préparé à la pensée ni à l'expression de cette courte boutade. Vous m'aviez dit très-délicatement des choses si agréables et si bienveillantes que je regrette fort de n'en être pas digne. Et vos bonnes paroles ont été répercutées par des Grandeurs Eminentissimes! Je vous en remercie. Monseigneur, à la condition que vous voudrez bien vous souvenir que toute surface à ses dessous qu'on ne voit pas, mais qui n'échappent pas à l'œil de Dieu ; et ses jugements seront peut-être bien ditïerents des nôtres.
En tous cas, j'espère que tout cela n'empêchera pas mes amis de demander pardon à Dieu pour moi et avec moi, pour toutes les fautes et péchés de ma vie, avant même que ma derrière heure arrive, et, aussi, plus tard.
De vous, Monseigneur, j'attendrai une messe pour tout le bien que vous avez dit de moi.
Je demeure votre bien dévoué serviteur et ami,
R. Bellemare.
(1) Curé de la paroisse de Sainte-Monique.
214 SKMINAIHK DK NK.OLKT
QL'HSTIOX
p. S.^Suis-je un Nicolélain renforce ?
Quekiu'lin a dit que j'élais le plus Sicolétain des Nicolélains, je ne sais pounpioi el à propos de (fuoi.
Je méditais ces poroles llalteiises quand je reçus votre lettre, et les laits suivants s'étaient présentés à ma pensée, en guise de réponse, et en une suite non interrompue qui m'a frappé pour la première fois.
— Le doyen (i) de la réunion du centenaire, à Nicolet, fut baptisé à Yaiiiachiche, le 22 févr. 1821, par le premier élève sur la liste du premier cours du vieux Séminaire de Nicolet, Monseigneur Provencher, alors curé de cette paroisse.
— Il fut nommé Raphaël, nom du patron du Séminaire de Nicolet.
— En 1832, il fut préparé et admis à sa première communion par un autre Nicolétain distingué, M. N.-S. Dumoulin, alors curé d'Yamachiche.
Il fut confirmé, l'année suivante, par Monseigneur Signay, bienfaiteur insigne du Séminaire de Nicolet.
— Ce désir d'aller au collège m'étant venu, en grandissant, M. Dumoulin facilita mon entrée à Nicolet, en 1837, et, en y entrant, je fus béni par M. Léprohon.
— .l'ai toujours aimé mes directeurs et professeurs, et n'ai reçu d'eux que des marques de bonté et d'estime.
(1) Nous croyons que notre excellent président commet une légère erreur, ici. Si la liste que nous publions, à la fin du volume, est véridique, — et nous avons lieu de le croire, — c'est M. Fltienne Hébert, arcbitecte, de Québec, qui était le doyen des anciens élèves présents à la tète.
M. Hébert est entré au Séminaire en 1833, M. Hellemare en 1837. Au reste, ce n'est qu'affaire de précision. A la distance où nous sommes de ces temps éloignés, entre 66 et 70 ans, il ne saurait y avoir d'intervalle bien sensible.
— La senle peine que je crois leur avoir causée a été d'avoir manqué de persévérer dans mon intention de recevoir les ordres sacrés, et cette peine je l'éprouvais moi-même plus (ju'eux.
— En arrivant à Montréal, après ma sortie de Nicolet, en 1837, je me mis sous la direction spirituelle des Sulpiciens, tous amis de Nicolet, leur co.llège portant aussi le nom de St-Raphaël.
S'il y a de la mysticité dans les laits comme dans les écritures, n'ai-je pas le droit de croire que l'influence nicolétaine m'a saisi dans mes premiers langes, et ne m'a pas abandonné.
Pour toutes ces causes, j'accepte le titre de Nicolétain
renforcé.
Hudson, June 16"\ 1903.
R' R- M"'^ J.-A.-Ir. Douville,
Nicolet,
Right Révérend dear Friend,
I am glad to be able, at last, to address you by the title you bave long deserved. It was a great and lasting pleasure to ail to see you honored, as was fitting, on the great day of the Collège. Ad multos annos!
Everything went ofi" Hnely at the célébration, but the journey proves, what I knew before, that I am no traveller, and, for the future, I will stick to my own fireside. So, don't send me any invitations to make thejourney again : I think î hâve looked on foreign countries for the last time.
If you printany account of the proceedings, let me hâve a copy. I s-c\\\ the Presse and the Patrie, but the accounts werenot satisfactory. The hall and chapelare magnificent and the boys can certainly désire nothing more perfect.
216 SKMINAIKK I)K NICOLET
Il was a great [)leasuie to sce the old plan ^gain. I wcMil ail over ihe liouse and towii and grounds, even to the end of the woods, and over the hridg. you huilt to rival (".a'sar's.
We got home, Friday night, and I ani laid up now with a tenihle eold. Il was only very extended. When you hâve your publie investiture wilh the people, send me the account also.
You hâve done a great work tor the Collège, eertainly as great as any who were instrumental in building il, and your name will be perpetuated in il, in the front rank with the great ones of the other days. I sincerely congralulate you on the great things you bave done. With best wishes for the future, I remain, Very truly yours,
Thos.-F. Cusack.
St. .Joseph's chureh, New York, juin 22 1903.
Monsignor J.-A.-Ir. Douville, P. A.
Supérieur du C.ollège
de Nieolet.
Monseigneur,
Je regrette que des circonstances impossibles m'aient privé d'assister aux fêtes grandioses du centenaire, dont les échos sont venus jusqu'ici. Je sais que l'on ne voit ces choses-là ({u'une fois dans sa vie. Toutefois, j'espère qu'un de ces jours vous mettrez en brochure le compterendu, du moins, discours, vues, etc. Ce qui me réjouit et me console, en même temps, c'est de voir que l'Autorité a reconnu vos mérites et couronné, encore en pleine activité, une vie de pensée et qui se dépense encore au service de la jeunesse. Je n'oublierai jamais la bonté
que vous avez eue pour moi quand j'étais professeur chez vous. En vous nous avions un ami et un détenseur. Félécitations et longue vie, Monseigneur, et priez parlois pour
Votre tout dévoué,