‹ Le Séminaire de NicoletChapitre 27 sur 33 · BÉNÉDICTION DE LA CHAPELLE · texte numérisé non relu

BÉNÉDICTION DE LA CHAPELLE

A 5.30 heures, ce matin, Sa GraïKleur M*^'' Gravai a béni la nouvelle chapelle, et il y a eu messe de communauté.

Avant la messe, on a parcouru processionnellement les corridors du Collège en chantant les prières du rituel.

A Tarrivée des visiteurs, les élèves du Séminaire s'étaient placés en ligne tout autour de la pelouse qui égaie l'entrée principale du Séminaire. La l'anfare qui, soit dit en passant, nous a joué, à différents moments de la journée, de forts jolis morceaux, s'était groupée sur le gazon, à la droite de l'escalier principal menant à la grande porte d'entrée. Toutes les cloches étaient en branle et de joyeuses chansons, toujours nouvelles, saluaient les anciens, leur souhaitant une heureuse fête.

La Patrie du lendemain, 11 juin, dit:

« L'exécution du programme de la fête du (Collège- Séminaire s'est continuée, hier après-midi, au milieu d'un enthousisme indescriptible.»

Après avoir donné un court aperçu des discours prononcés [)ar les orateurs, le journal ajoute :

« En somme, la fête a été grandiose. Klle fera époque dans les annales religieuses du pays. »

Ce numéro de la Patrie contenait aussi le portrait des évèques et de plusieurs assistants qui ont porté la parole.

La Presse du même jour termine sa narration de la fête par ces paroles :

« Le centenaire du Collège de Niçoiet a été un succès, un grand succès, et nous nous en réjouissons autant

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que ceux qui ont contribué par un zèle constant et un travail de géant à en assurer la réussite. »

Tels sont les principaux écrits que nous avons pu recueillir dans les journaux français les plus importants de la province.

Les lettres qui suivent, maintenant, n'étaient pas sans doute destinées à la publicité.

Le Séminaire a cru néanmoins pouvoir en autoriser la reproduction dans ce livre.

Tout notre regret c'est que l'espace ne nous permette pas d'en donner un plus grand nombre.

J'ai déjà eu l'honneur de dire, quelque part, que la maison conserve précieusement tous ces documents dans ses archives.

Pour plus de clarté, aussi, nous rangeons toute cette correspondance par ordre de date.

Saint-Bonilace, 10 février 1903.

Au Révd M. J.-A.-Ir. Douville,

Supérieur.

Cher monsieur le Supérieur,

Je vous félicite de votre bel ouvrage sur le « Collège- Séminaire de Xicolet », et je vous remercie des deux volumes que vous m'avez envoyés.

Comme archevêque, comme Canadien-Français et comme grand-oncle de vos charmants élèves, je suis fier de votre célèbre maison.

J'accepte volontiers votre gracieuse invitation d'assister à vos Têtes et même de dire quelques mots. La délicatesse de ce procédé me touche beaucoup.

N'oubliez pas, je vous prie, ma bibliothèque canadienne, fondée en quelque sorte par M'^'^ Provencher, et mettez-moi dans vos litanies quand vous rencontrerez des doubles d'ouvrages canadiens, surtout des plus anciens, livres ou brochures. Plus je vais, plus je me passionne pour tout ce qui est de mon pays et des nôtres.

Veuillez bien croire, cher monsieur, à ma vénération et à mon alîectueux souvenir. « Benedico omnes et te ampUiis. »

■f Adélahd, o. m. I.

Arch. St-Boiiiface.

Monastère de Woodleigh,

par Mounts, South-Devon, S. R. O., Angleterre, 23 fév. 1903.

Révérend et cher Supérieur,

Votre invitation m'est parvenue toute séduisante, je vous en suis très reconnaissant. Elle me reporte à de bien doux souvenirs, mes supérieurs, professeurs et amis de Nicolet, et ce cher Séminaire inoubliable. Dieu sait comme je serais heureux d'aller partager le bonheur de cette grande famille à votre fête du 10 juin prochain.

Je puis penser un instant à la possibilité d'une visite, mais m'y arrêter, c'est difficile. Pour toute réponse, je remets la chose entre les mains de la divine Providence, qui, quelquefois, ménagea ses enfants des exceptions aux règles, des surprises.

Dans le cas où je manquerais à l'appel, vous m'excuserez de votre mieux, j'en suis sûr; et vous direz

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à mes amis, comme dans le « Canadien enant », que je me souviens d'eux ; que je serai au milieu d'eux de cœur et d'esprit.

Ma santé est parfaite. Je me plais beaucoup daws ma nouvelle solitude. Le pays est très accidenté, pittoresque : c'est presque la Suisse, moins ses neiges et ses glaciers, mais avec quelques brouillards en plus. L'hiver est très doux, cette année : deux ou trois petites gelées blanches, c'est tout le Iroid (jue nous avons eu.

La propriété est limitée par une charmante petite rivière, et le chemin de fer et un j)etit ruisseau et des points de vue magnifiques l'agrémentent. Le sol est riche ; nous le cultivons nous-mêmes, n'ayant (ju'un domesti(pie. Et nous commençons un monastère. Ainsi l'ouvrage ne mancjue pas et. Dieu merci, les santés non plus.

Veuillez, monsieur le Supérieur, agréer l'hommage de mon profond respect, ainsi (pie les autres Messieurs du Séminaire.

Votre tout dévoué en N.-S.,

F. Jérôme, p'"", trappiste,

Soiis-pricur.

Les Trois-Rivières, P. Q.. V mars 1903.

Révd Mons. J.-A.-Ir. Douville,

Supérieur du Séminaire de Nicolet.

Monsieur le Supérieur,

Je vous remercie de l'invitation (|ue vous me faites d'assister à votre grande fête du 10 juin prochain. Je me ferai un devoir d'interrompre ma visite pastorale pour aller célébrer avec vous le glorieux centenaire de

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la fondation de votre maison. Que d'événements remarquables cette fête va rappeler ! Que de services rendus à la religion et à la patrie vont être présentés à l'admiration du pays entier! Le diocèse des Trois-Rivières a eu sa large part des bienfaits que le Séminaire de Nicolet a répandus de tous côtés : ce sera pour moi une grande satisfaction d'être là pour lui témoigner par ma présence ma reconnaissance personnelle et celle de tous mes diocésains, et pour lui souhaiter un succès toujours croissant.

Agréez, monsieur le Supérieur, l'expression de tout mon respect et de mon entier dévouement en N.-S.,

Ev. des Trois-Rivières.

Antigonish, 4''' March 1903.

Dear Fr. Douville,

I thank you very much for your kind invitation of the 28"" ult. I need not tell you that it would alîord me much pleasure to be with you the 10"' of June next ; for, to save the Seminary of Nicolet was the chief reason why I felt it my duty to recommend the establishment of your diocèse, in the face of serions difficulties. But, although my estimate of your Seminary's merits bas ever since waxed stronger, I am obliged to décline accepting the invitation owing to pressing duties. Yours devotediy in \\

f John Cameron,

Bp of Antigonish.

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(^lijcoutimi, 5 mars 1903.

Révcl M. Douville, p'.,

Sup. Sém. de Nicolet.

Monsieur le Supérieur,

Je viens vous remercier pour la gracieuse invitation que vous me laites, au nom des directeurs du Collège de Nicolet, d'assister à la iète du centenaire de votre illustre institution, le 10 juin prochain.

Je regrette de vous informer, en réponse, qu'il me sera impossible de me procurer cette satisfaction. Je serai alors en pleine visite pastorale, et, pour des circonstances incontrôlables, il m'est impossible de modifier mon itinéraire. Je n'en serai pas moins avec vous d'esprit et de cœur, en cette fête mémorable, pour remercier Dieu des grâces qu'il a répandues sur cette sainte maison de Nicolet pendant un long siècle.

Veuillez agréer, M. le Supérieur, mes félicitations sincères et les vœux que je forme pour la prospérité de votre Collège. Comptez en ce jour sur les prières de celui qui a le plaisir de se souscrire :

Votre dévoué et reconnaissant serviteur,

Ev. de (Jiicoutimi.

Rimouski, ce 5 mars 1903.

Au Très-Révérend Monsieur J.-A.-Ir. Douville, Supérieur du Séminaire de Nicolet.

Mon cher monsieur le Supérieur,

J'ai reçu votre bienveilllante lettre du 28 février dernier, dans laquelle vous m'invitez au nom de Messieurs vos dignes collègues, à assister à la belle et

grande lète que vous allez célébrer, le 10 juin prochain, en mémoire du centenaire de la fondation du vénérable et illustre Séminaire de Nicolet. L'itinéraire de ma prochaine visite pastorale était déjà arrêtée, mais non encore publiée. Je me suis donc empressé de le modilier et ainsi je viens vous informer aujourd'hui que j'aurai le très sensible plaisir de parlager l'honneur et le bonheur de votre joyeux et glorieux anniversaire. Dans un concert unanime de louanges, de bénédictions et d'actions de grâces, nous éprouverons alors le doux et bienfaisant efTet de ces paroles inspirées du Psalmiste : Beatus populiis qui scit jiibilalionem,, in nomine Domini e.raltahitiir cornu ejus.

En attendant, je demeure avec haute considération,

Mon cher monsieur le Supérieur.

Votre tout dévoué serviteur en N.-S.,

-j- André- Albert,

Ev. de Saint-Germain de Rimouski.

Évèché de Sherbrooke, 6 mars 1903.

Au Révérend J.-A.-I. Douville,

Supérieur du Séminaire de Nicolet.

Monsieur le Supérieur,

Je n'ai pas l'honneur de pouvoir me dire l'un des lils de votre glorieuse Aima Mater, le Séminaire de Nicolet. Aussi, suis-je bien touché de la délicatesse qui vous fait m'inviter à la grande fête du centenaire de votre maison. Je me ferai un devoir, en union d'esprit et de cœur avec vous, d'aller, au jour dit, remercier Dieu des innombrables faveurs qu'il a daigné

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accorder à ce vie ix Séminaire de Nicolel, (jui a donné à la patrie canadienne et à l'Kglise tant d'hommes distingués.

Agrée/., monsieur le Supérieur, l'assurance de mes sentiments res[)ectueu\ et dévoués.

t Paul,

Hv. de Sherbrooke.

Sherbrooke, 2 mai 1901.

A monsieur le Supérieur

du Séminaire de Nicolet.

Monsieur le Supérieur,

J'ai reçu, hier, votre gracieuse invitation d'assister aux fêtes du centenaire de votre maison. Je vous remercie, en regrettant que mon état de santé ne me permette pas de prendre part à cette belle fête de VAlma Mater.

Veuillez, monsieur le Supérieur, agréer mes hommages de profond respect.

F. Beaudet, p''^'^

Monsieur J.-A.-I. Douville,

Supérieur du Séminaire,

Nicolet.

Monsieur le Supérieur,

Je vous remercie de la gracieuse invitation (pie vous me faites d'assister aux fêtes du centenaire du Séminaire de Nicolet.

Je regrette que mon état de santé ne me permette pas d'y prendre part; mais de ma solitude je m'unis à vous, et je forme des vœux bien sincères pour un établissement religieux qui a déjà procuré tant de bien à la religion, et qui est destiné à en faire beaucoup plus dans l'avenir. Le but des fondateurs est atteint et ils doivent sourire du haut du ciel aux efforts de votre piété filiale envers votre Aima Mater.

Je vous prie d'agréer, monsieur le Supérieur, les respectueux hommages de

Votre tout dévoué en N.-S.,

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