‹ Le Séminaire de Nicolet [microforme]Chapitre 22 sur 52 · RE LR TS ET ET ASIE RD NET IN LL · texte numérisé non relu

RE LR TS ET ET ASIE RD NET IN LL

MR 0 Pere Me

RES ONEL RENTE

Je suis chez nous, je me retrouve,

Je ne sais quel bonheur j'éprouve, Mes grands parents sont devant moi :

Proulx et Bellemare et Douville.

Tout mon cœur frémit et jubile,

Je ris et je pleure d'émoi.:

Oui, c'est assez que je revoie

Ce cher Nicolet familier,

Pour que de tendresse et de joie Je pleure comme un écolier.

Parmi ceux dont je suis le frère, Auprès de mon Auguste Mère, Je deviens l'enfant d'autrefois :

Et c'est ce naïf enfant même Qui s’épanche dans ce poème

Et qui palpite dans ma voix.

C'est toi, c'est toi, noble patrie, D'où ce lyrisme est émané,

Où cette flamme fut nourrie, Où mon cœur de poète est né.

Ma lyre module à tes brises Les strophes qu’elles m'ont apprises Sous tes hêtres virgiliens ;

Et pour qu'elle se fasse entendre

Il me suffit de la suspendre

A leurs rameaux éoliens.

Salut, légendaires ombrages, Où Laflèche expliquait les cieux, Où Ferland méditait les pages

De l’histoire de nos aïeux!

O bois, dans ton grave silence, Les voix de la jeune éloquence Nomment Gérin, je les entends !

Les immortels d'une autre époque, Bois des muses, je les évoque Dans le miroir de tes ét:ngs.

Salut, magnifique demeure,

Si belle en ton antique orgueil,

Et si gracieuse à cette heure,

Si magnifique en ton accueil !

Nicolet! je t'aime et t’admire

Et c'est ton charme qui m'attire, À ce triomphal rendez-vous.

Sous l'ombre de ta croix latine,

O cher clocher, mon front s'incline Et je sens fléchir mes genoux.

Salut à toi, brillant symbole

De la sphère qui s'élargit,

Toi chapelle dont la coupole

Pour l'apothéose surgit !

Dans le ciel d'or de ton abside C'est Plessis qui trône et préside, Et quand le cygne du Cédron Chante avec l'orgue dans le psaume,

L'autel brille, l'autel embaume, Comme aux jours des Thomas Caron.

Et toi, Maison, nef illustrée,

Salut à tes vieux murs savants!

Des prélats qui t'ont consacrée

Tu gardes les reflets vivants.

Au milieu de cette assistance,

Nous avons senti la présence

Des morts, des saints que nous pleurons.

Hommes du jour, vénérés prêtres, L'immortalité des ançêtres

Resplendit sur vos doctes fronts.

© fidèles gardiens de l'arche, Gardiens des cahiers de la loi, Vous dont les fronts de patriarche, Blanchissent dans }: vieille foi, Vous, ornement des szcerdoces, Vous qui nous conviez aux noces

mate.

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