‹ Le Séminaire de Nicolet [microforme]Chapitre 23 sur 52 · SES · texte numérisé non relu

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De vos plus intimes-amours, Hommes d'étude et de prière, Par la famille tout entière, Soyez toujours aimés, toujours !

Pour de si larges sacrifices,

Pour tant de nobles dévoûments, Pour les pardons et les justices

Des paternels et des cléments,

Pour tant de zèle et de tendresse, :

Je vous rends grâce, et je m'empresse À vous louer, à vous. bénir,

Au nom du siècle qui se lève,

Au nom même de l'avenir.

Un jour, le roi des vers, Horace, S'endormit sur le mont Vultur, Et dans un songe qu'il retrace, Vit tout un vol d'oiseaux d'azur.

Sur sa couche il les vit descendre Et son oreille crut entendre

Le bruit d'ailes des bleus ramiers, Quand leurs voltigeantes colonnes Vinrent le couvrir de couronnes, De myrtes verts, de verts lauriers.

De loin nous avons vu la gloire Des portiques nicolétains,

Et— tels ces oiseaux de mémoire

Qui fréquentent les monts latins — Frères qu'un souvenir rassemble, Nous voici tous, offrant ensemble Toutes les palmes de l'honneur,

A l'auguste savant qui veille,

Comme au grand défunt qui sommeille Sur les collines du Seigneur.

Demain peut-être sera morte La voix timide de celui

Qui sur les marches de la porte Chante au beau soleil d'aujourd'hui.

Mais avant que la nuit divine

Voile la route où je chemine, Pélerin d'un cuite immortel,

Je viens redire ma louange

Sous la grande aile de l'Archange, Sous le rayon de Raphaël,

Cher Séminaire, cher Collège,

La croix et le livre à la main.

Suis l'aile d'or qui te protège

Et qui t'indique le chemin.

Malgré les'vents et les orages, Dans le cercle immense des âges, Soutiens ta calme ascension, Vers ces lumières éternelles,

Ce chœur d'étoiles fraternelles :

Les Arts et la Religion: !

Poésie récitée par l'auteur, M. Adolphe Poisson, fonctionnaire civil, d’Arthabaskaville, docteur és lettres, membre de la Société Royale du Canada.

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