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LE CENTENAIRE DU SÉMINAIRE DE NICOLET

Lorsque nos jours s'en vont avec tant de vitesse, Quel doux bienfait du ciel que de se souvenir! Grâce à lui nous Voyons sans regret ni tristesse S'allonger le passé quand décroît l'avenir.

Aussi moi qui n'ai vu qu'une trop courte année S’écouler sous ce toit de calme et de bonheur, J'accours pour célébrer cette grande journée, Car de l'Alma Mater c'est la fête du cœur.

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lei, tout séduit l'œil et tout charme l'oreille, Adieu les durs travaux, adieu les noirs soucis ! Pour fêter le présent le Passé se réveille

Et nomme avec orgueil le beau nom. de Plessis.

La grande ombre aujourd'hui plane sur cette enceinte, Car ce toit séculaire est toujours sa maison,

Puisqu'il en est le père et que cette œuvre sainte

Est, grâce à ses efforts, en pleine floraison.

Pour les premiers besoins de l'école naissante, S'il prodigue son or, son temps, sa volonté, C'est que son œil a vu la maison languissante Porter déjà le sceau de l'immortalité.

Qui sait ce qu'il fallut de sublime courage, De confiance en Dieu, d'espoir en l'avenir

Pour vaincre les périls et conjurer l'orage, Pour fonder cet asile et pour le maintenir!

L'œuvre sut résister aux obstacles sans nombre Et se développer sous un ciel orageux,

Car Plessis désirait qu'elle grandit dans l'ombre À l'abri des regards d'un pouvoir ombrageux.

Et pour patron prenant Raphaël, cet archange Qui toujours veillera sur son pas chancelant, On vit bientôt briller cetie noble phalange : Brassard, Raimbaud, Léprohon, puis Laflèche et Ferland.

Enfin le père Thos, figure qu'on vénèére,

Prêtre à l'esprit si large, au cœur si bienveillant. Dans ses colères même il était débonnaire,

Et quand il gourmandait c'était en souriant.

Tous ces éducateurs, obstinés à leur tâche, Succombent à la peine et passent leur espoir

A d'autres qui comme eux, travailleurs sans relâche, Se donnent tout entiers au plus noble devoir.

Aussi nous leur devons ce qu'aujourd'hui nous sommes, Car le présent témoigne en faveur du passé,

Et l'avenir encor saura faire des hommes,

Le chemin de l'honneur se trouvant tout tracé,

Enfants de Nicolet, présentons nos hommages

Au vaillant successeur de ces humbles héros, | Qui dans son cœur portant leur force et leur courage, À droit au même honneur comme au même repos.

Il est digne de ceux qu'il fait si bien revivre

Dans cette œuvre (1) où son cœur ne sut oublier rien. Mais parmi tous ces noms inscrits dans son beau livre Il'en manque un Pourtant, et ce nom c'est le sien.

O pins de Nicolet, vous dont la cime altière,

De l'œuvre séculaire ombragea le berceau :

Arbr?s géants pour qui notre vie éphémère Vaut à peine les jours du plus faible arbrisseau :

O vous qui survivez à toutes les tempêtes,

Qui défiez le ciel et qui narguez le temps,

Vous les témoins muets de tant de belles fêtes,

Quand nous ne serons plus, vivrez-vous dans cent ans?

Oh! oui, vous serez là, mais ce sont d'autres hommes Que vous protégerez de vos rameaux vivants,

Tandis que notre cendre, insectes que nous sommes, Depuis longtemps sera cetée aux quatre vents.

Et lorsque dans cent ans, d'autres encore à naître, Comme aujourd'hui viendront évoquer le passé, O pins aui survivrez, puissiez-vous reconnaître, Dans les vivants d'alors tout un monde éclipsé ! - mn qe () L'Histoire du Séminaire de Nicolet par M. l'abbé Douville, aujourd'hui Mer Douville, supérieur,

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Il restait encore cinq orateurs à entendre pour remplir le programme: M, l'abbé O'Donnell, curé de Saint-Philippe de Boston, M. l'abbé (.-E. Bruneault, curé de Holyoke, M. Eugène ( crépeau, C. R, avocat, d'Arthabaskaville, M. Jacques Bureau, avocat et députéaux Communes du Canada, de Trois-Rivières, et l'auteur de ces pages.

Il eut été agréable à nos lecteurs, sans doute, de lire tous ces discours. C'était aussi le désir exprès du Séminaire qu'ils fussent reproduits, ici.

N'ayant pu nous les Procurer lous, nous imprimons

néanmoins les deux qui suivent, destinés à terminer la dernière séance,

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