SOUVENIRS ET IMPRESSIONS
Nous irons aussi à Nicolet par besoin du eau, nous surtout qui sommes de la famille,
Il nous sera bon de revoir les lieux où nous von: véeu les plus belles années de notre vie, sous la direction de cœurs affectueux et au milieu de condisciples qui s'aiment toujours comme des frères, malgré les séparations prolongées, la diversité des carrières poursuivies, et même malgré la divergence des opinions politiques, d'ordinaire si mesquines et si égoistes.
.. Si nous aimons Nicolet pour son « air tempéré » et son «horizon sans nuage», pour les charmes de sa nature toujours ravissante,
Sous les frimas comme sous la verdure,
nous l'aimons surtout à cause des sympathies quasi maternelles qui nous y ont toujours accueillis: nous l'aimons encore pour les souvenirs que ce home chéri conserve de nos bonheurs de jeunesse: les plus doux et les plus suaves au cœur.
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…, Amis de l'éducation et élèves de les bienvenus à la fête.
C'est pour eux qu'on la prépare. Chacun y apportera l'hommage de sa reconnaissance, de ses succès et de ses couronnes, de sa fidélité inviolable à l'honneur du Nicolétain, dans les revers et les désastres qu'il a pu rencontrer sur la scène périlleuse de la vie.
C'est l'abeamus général qui se l'invitation de MM. les directeurs.
Allons tous à Nicolet pour le solenne du banquet du 10 juin!
« Allons nous-en chez nous », illustre aîné, le regretté
la maison, seront
fait entendre par 1 Deo gratias
comme dirait notre Thomas-Jean-Jacques Loranger.
Ce sera la deuxième fois, depuis trente-sept ans, que les Nicolétains auront le plaisir de se rencontrer tous ensemble, sous ce toit béni,
Où le bonheur, un jour, près de nous vint s'asseoir,
Le premier conventum eut lieu le 24 mai 1866. J'étais alors élève. : Je me rappelle ‘Ja lète comme d'aujourd'hui.
Parmi les plus âgés des aînés, ceux qui n'avaient pas revu le collège depuis longtemps, des évêques, des magistrats, des prêtres, des hommes d'État occupant les positions les plus élevées de la société, j'en ai vu plus d'un pleurer de bonheur en franchissant le seuil de la maison, où ils se souvenaient d'avoir été si jeunes et si heureux.
Les élèves de mon cours étai
ent alors les Benjamins de la famille nicolétaine.
Mon Dieu que le temps passe vite! Quel travail actif ont fait les Années sur nous, depuis 1866! Et, si je regarde aujourd'hui autour de moi, si je repasse dans ma mémoire les noms de ceux qui furent mes camarades de Nicolet, hélas! j'en trouve un grand nombre de couchés pour le long sommeil. Ceux qui sont restés debout ont fait un peu comme moi, üls n'ont pas oublié de vieillir. |
La leçon, c'est que les Benjamins de 1866 sont devenus les aînés de la famille, en 1903,