‹ Le sénat de la République romaineChapitre 9 sur 162 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

p. 14. . G. Bloch, Les origines du Sénat romain, Paris, 1883, p. 153-154,

prétend, contrairement 4 notre opmion, que M* Sergius, tribun consulaire de 404, pourrait être petit-fils de L. Sergius Fidenas> consul de 437 avant J. C. Son argumentation ne nous a pas convaincu, et nous persistons dans notre opinion.

P, 28, n« 1 . De notre conjecture sur la qualité curule du tribunatus cderum 6«us la Royauté, M. Trpisfontaines, dans rAthenaeum belge du 16 juin 1878, déduit « que, dès ces âges reculés, des juniores^ ce qui est peu probable, ajoute-t-il, auraient siégé au regium con"" silium ; car il n*est pas à supposer que jamais le tribun des Célôres, par exemple, fût un* senior. » De même que le magister equitum pouvait être senior sous la République, de même le trihunus celerum pouvait Têtre sous la Royauté ; ou plutôt, eu égard à Timportance de cette magistrature et aux privilèges accordés aux senior es pendant la Royauté, je pense qu*il n'étai^ choisi que parmi eux. Ce qui confirme mon opinion, c'est que Junius Brutus au moment de devenir consul, dans la première année de la République, était sans doute senior et qu'il était d'après la tradition tribunus cderum (Liv., I, 59).

p. 54. D'après un nouveau fragment des Fastes Capitolins^Ephem. epigr.,

IV, 253), M. Antonius» consul en 99, était M. f. M. n. Par conséquent, ses deux fils M. et C. sont également M. £. M. n.

P. 55. T. Genucius Augurinus cos. et décemvir 450. — Lisez 451, au

lieu de 450.

p. 71. Dans le massacre de la Gromera en 477. Lisez en 479.

P. 78, n* 10, Cf. p. 277, n« 1. G. Bloch, dans ses Recherches sur quelques gentes patriciennes, p. 5-9, Rome, 1882, revient sur la question du cognomen At4gurinus chez les gentes Oenuda et Minucia^ sans arriver k une conclusion.

p. 79 fiuiv. G. Bloch , dans ses Recherches sur quelques gentes patriciennes, compare les criteria adoptés par Mommsen pour reconnaître la qualité patricienne des gentes à ceux que nous avons suivis dans cet ouvrage. Il s'accorde avec nous pour trouver la méthode de Mommsen trop étroite. Mais il nous reproche d'adopter un critérium trop large, quand, aux noms patriciens our reconnus pour tels, nous ajoutons tous ceux qui portés par des plé^ béiens sont mentionnés avant Toctroi de la cité romaine au premier municipiumcum suffrcLgio, àTusculum, en 381. « C'est, «youte l'auteur fort bien, la conséquence d'un système d'après lequel les

i plus vieilles familles plébéiennes ne seraient autres que des familles

clientes émancipées. »> Bloch ne se rallie pas à ce système. Ce n*est pas ici le moment de discuter cette question ; cela nous mènerait trop loin. Quant aux 75 génies qui restent, Bloch est généralement d*accord avec nous pour proclamer leur origine patricienne, notamment. des ^e«^e5 Curiatia^Junia, Cispia, Oppia^ Mxicia^ Hostilia^ Pompilia. Pour plusieurs d'entre elles, il coafirme cette orijgine par de nouvelles considérations. Seulement il regarde comme douteuse Torigine patricienne dela^en^ Cantdeia et de la gens Verania (p. 35-36, plus haut, p. 84, vP 2, 86, n®5); il propose la suppression des génies Metilia (p . 1 4, plus haut, p . 85, n» 10), Taracia et Fufeiia (p. 36, plus haut, 84, nP 4, 86. n<> 19), et l'addition de l&gens Coelia(p, 22-23), ou plutôt Caelia, dont Texistence ancienne est prouvée par le nom du mons Caeliu3 (sur l'orthographe, voyez Jordan, Topographie der Stadt Rom im Alterthum, I, 1. p. 186, n*57), de même que lesmonies Cispiics et Oppitcs ont conservé le souvenir des génies Cispia et Oppia. — Nous ne partageons pas les doutes de Bloch sur l'origine patricienne des génies Canuleia et Verania^ si ce dernier nom est le nom véritable de la Vestale que Plutarque appelle Berenia. Nous ne souscrivons pas non plus à la suppression de la gens Meiilia, que Denys (II, 29) mentionne parmi les génies albaines. A l'époque de Denys, c'estrà-dire d'Auguste, les Metilii étaient encore fort peu connus. Pourquoi Denys aurait-il attribué à la gens Meiilia une origine si antique, si celle-ci n'était pas basée sur la tradition ? Il est vrai que Tité-Live (1, 3d) ne la mentionne pas parmi les familles albaines. Seulement la liste de Denys semble plus digne de foi que celle de Tite-Live (plus haut, p. 12, n^ 1, p. 82, n« 1, coll. p. 74, n« 1). Quant aux génies Taracia et Fufeiia^ nous avouons que leur origine patricienne est fort problématique, et d'autre part, nous ajoutons volontiers la gens CaeHia à notre liste. — La liste des génies paiHciae pourrait encore être augmentée grâce aux souvenirs conservés par l'ancienne topographie de Rome. Ainsi quand 0. Gilbert (Geschichte und Topographie der Stadt Rom im Alterthum, Leipzig, 1883, 1, p. 121, n® 2), reconnaît dans les Cincii une ancienne gens patricienne, parce qu'un endroit de l'ancienne Rome s'appelait Cinda en souvenir du cimetière des Cinciens (Cinciorum monumenium, Fest., v. romana poria, p. 262, Paul. Diac, v. Cincia, p, 57), je crois qu'il a entièrement raison. De même, s'il faut reconnaître des noms gentilices dans les noms de certaines curies (curia Tiiia, Faiicia, Acculeia, Jordan, 1. 1., 191, n*66) ou de certaines portes dont les noms semblent très-anciens (porta Naevia, Mi' nucia, Jordan, 1. 1., 269), ces noms dérivent sans aucun doute d'anciennes génies patriciennes.

P. 90bis. C'est par erreur que M. Aemilius Papus (n® 51) est signalé comme mag, e^. en 321 ; il a été dictateur en cette année.

P. 100, n« 3. Bloch, Les origines, p. 165, n« 5, dit : « M. Willems identifié T. Quinctius Capitolinus cos. en 354 avec Quinctius Capitolinus, éd. cur. en 366. Mais celui-ci s'appelle Cnaeus. T. L., VII, 1, » et Bloch en conclut, p. 166, n®l, que notre identification n'est pas admissible. Mais nous avons fait remarquer, p. 90bis, n« 5, qu'il doit j avoir une erreur chez Tite-Live, attendu que le prénom Cnaeus est absolument inconnu chez la gens Quinctia,

P. 150. D'après Lange (Jenaer Literat,), la leœ Julia dont Cicéron parlé

en 44 à propos des legationes liberae, ne serait autre que la leoD Julia repetundarum, portée en 59.

P. 170. Bloch, Les origines du Sénat, 291 suiv., interprète le mot

curiatim, en ce sens que les censeurs él aient obligés de choisir les sénateurs parmi les citoyens inscrits dans les curies. 11 n'admet aux curies, outre les patriciens et les clients, que la plèbe urbaine.

P. 188. Nous y avons rangé parmi les familles dont le cognomen est

d'origine grecque et qui semblent donc descendre d'affranchis, les Licinii Damasippi, et comme représentant de cette famille, nous avons cité n« 5 : Un préteur en 82, Liv., Epit. LXXXVI (c'est ce chiffre qu'il feut lire au lieu de CXXXVl). Vell. Pat., II, 26 § 2. — Cependant ce préteur que Tite-Live appelle L. Damasippus, et Yelleius, Damasippus tout court, se nomme cbez Âppien, B. C, I, 88, Brutus. Par conséquent, le nom complet serait L, Junius Brutus Damasippus (T. II, 131, n« 1), et il appartiendrait à une branche des Junii Bruti. Dés lors notre conjecture sur Torigine servile de ce Damasippus n'est pas admissible. Elle pourrait s'appliquer à ce séna,teur Damasippus, du parti de Pompée, qui en 49 était dans l'entourage du roi Juba en Afrique (p. 540, n<» 391, Bell. Afr., 96), et qui chez César, B. C, II, 44, est appelé Licinius Damasippus, à moins qu'en ce passage au lieu de LICINIUS il ne faille lire également L. IVNIVS.

P, 189, n« 3. Madvig (Die Verfass., I, 138-142) défend longuement la nécessité d'un cens parmi les conditions d'admissibilité au Sénat durant la*^ République. 11 n'apporte aucun argument que nous n'ayons déjà rencontré dans la réfutation de cette opinion erronée, qui ne trouve, d'ailleurs, plus guère d'adhérents. Voyez, par exemple, Herzog, I, 899.

P. 197, 1. 2. Au lieu de C. Caesetius, lisez L. Caesetius.

P. 232, 1. 23. Au lieu de : Le censeur Q. Fabius..., lisez : Le sénateur Q. Fabius...

P. 241, n« 2. Une erreure singulière, dit Lange (Jenaer Lit. et de plébiscite Ovinio, p. 38) se trouve p. 241 et 245, où, à propos de Tite-Live, ^ XXVII, 11, j'applique à toute la lectio senatits la sortitio faite entre les censeurs, alors que celle-ci ne se serait rapportée qu'à la nomination du princeps senatiAS, — Il est possible que, dans la pensée de Tite-Live, la sortitio se restreigne au choix du prince du Sénat. Mais cela n'est nullement évident, et ce qui le prouve, c'est que tout récemment encore Herzog, I, 781, 882, n« 2, interprète Tite-Live absolument comme je l'ai feit.

P. 253, 11. 11-13. Supprimez depuis : Asprenas, jusqu'à : et Plautus. Voyez p. 471, n^ 118, II, 725, n« 4.

P. 253. 1. 27. Au lieu de M. Eppius L. f., lisez : M. Eppius M. f.

P. 253, n« 2. (Cf. p. 520, n« 324). Le critique du Literarisches Centralblatt (1878, n° 44) fait observer, à Tappui de la correction de Lucceius en Lucilius, que le plus jeune codex Harleianus ne lit pas Lucceius, mais Lucius, corruption fréquente pour Lucilius.

P. 261-262. (Cf. p. 580). Nous y exposons Topinion que, loi-sque le jus sentent tiae était attaché à la gestion d'une magistrature, ce droit appartenait déjà aux magistrats désignés à cette magistrature, et nous en avons conclu qu'au moment de la leciio les magistrats désignés qui avaient le jiis sèntentiae, étaient déjà inscrits par les censeurs dans le rang correspondant à la magistrature à laquelle ils étaient désignés. Lange (De plebiscito Ovinio, 52 j combat cette opinion. Cependant il ne peut y avoir de contestation sérieuse que pour les magistrats désignés qui n'étaient pas encore sénateurs d'un rang inférieur , partant spécialement pour les questeurs désignés, depuis l'époque où la questure conférait la sententia. Nous ne pouvons, nous l'avouons volontiers, invoquer aucun fait certain en faveur de notre hypothèse. Notre raisonnement se basait sur l'analogie. Mais, alors même que la désignation à la questure n'eût pas conféré la sententia, nous pensons néanmoins que les censeurs procédant à la lectio ^eno^t^ auraient inscrit les questeurs désignés. En'efet, à bref délai, ceux-ci entraient en magistrature. Etant magistrats, leur situation était la même, qu'ils fussent sénateurs ou non. Au sortir de leur charge, ils avaient droit à la sententia qtmestoria, c'est-à-dire, à l'exercice des droits sénatoriaux. Pourquoi donc les censeurs ne les auraient-ils pas inscrits au • moment de la lectio ? Je n'en trouve aucune raison plausible.

P. 265. Pour les censeurs de 304, lisez Q. Fabius, au lieu de A. Fabius.

P. 271, n« 1. Pour le consul de 219, L. Aemilius, lisez : M. f., au lieu de h. t

P. 315, n** 29. Bloch, Les origines, p. 160, n« 4, semble considérer comme douteuse la qualité patricienne des Manlii Acidini. Cependant, puisque L. Manlius Acidinus fut consul en 179 avec un collègue plébéien, et qu'il n'y eut pour la première fois deux consuls plébéiens qu'en 172 (F. C.;, Manlius Acidinus fut nécessairement patricien.

P. 321, n® 52. A propos de L. Manlius [L. f.] Acidinus, préteur en 210, Bloch, Les orig., p. 160, n® 1, dit : «« On ne voit pas pourquoi M. Willems l'appelle L. f. »» Puisque nous considérons ce Manlius comme le père adoptif du consul Manlius de 179, qui s'appelle L. f. L. n., (et Bloch partage cette opinion), le premier Manlius était évidemment L. f.

P. 383, 1. 9. Lisez Q. Fulvius Cn. f., au lieu de : Q. Fulvius C. f.

P. 384, 1. 17. Lisez : La censure de 169, au lieu de : La censure de 174.

P. 394, 1. 11. Lisez : P. Licinius M. f., au lieu de : P. Licinius L. f.

P. 469, n^ 112, et p 472, n® 122. Conformément aux données de Waddington et

de Pinder, nous avons admis que C. Fabius M. f. fut proconsul d'Asie en 58-57, et T. Ampius T. f., en 57-56 ; par conséquent, que le premier a été préteur en 59, le second, en 58. Il résulte de Texamen de nouvelles cistophores qu'Ampius fut proconsul en 58, c'est-à-dire, avant Fabius. Voyez Waddington, Suppléments aux Êtstes d'Asie, dans le Bulletin de Correspondance hellénique, sixième année, p. 285-286. Partant, Ampius a été préteur en 59, et devrait avoir dans notre' liste le n*» 112, tandis que Fabius ne fut préteur qu'en 58, et devrait se trouver au n° 122.

P. 490,n<>174. Lisez : fils d'A. Manlius, au lieu de fils de L. Manlius.

P. 519, n<> 330. Fils de M. Lepidus, consul de 77. Lisez : consul de 78.

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