VIII, 90, IX, 14, XI
(5) B. C, I, 98 : « Le dictateur Sulla en 82 aurô; uâv ttou tiçç TrAewç 6ff«W>0f, T^ Je 6ouX^ Trpoo-éTaÇev s^éorôai tôv xa>ow|«wv MeraÇù taxTÙia.. ij jicv (f 19 Oya^cpiov ♦Xàtxov eîXeTo. » Il est évident, malgré l'opinion contraire de Becker et de Clason, qu'il s'agit ici de Télection directe de Tinterroi par le Sénat et non pas du sénatusconsulte préalable de patridis convocandis,
(6) Liv., III, 40 (449) ** Alia sententia : quae PkTRicios coire ad prodendum interregemjvbebat n IV, 7 (444) « patricii cum sine curuli magistratu resp. esset, coiere et interreçem creavere » IV, 43 (420) : • Prohibentibm tribunis patrigios cotre adprodendum interreçem. ■
comme électeurs de Tinterroi. Pour l'époque postérieure il n'y a chez lui, à ce sujet, aucun renseignement si ce n'est à propos de l'interrègne de l'an 216. Là il dit : ^inierreffes proditi mnt a patribus ^ ; or, le contexte ne permet de donner ici au mot patres une autre interprétation que celle de séna^ leurs (i).
 l'époque de Ci cér on il y a eu plusieurs interrègnes, et même d'assez longue durée, au commencement de 55 (2), de 53 (3) et de 52 (4). L'interrègne de 53 s'est prolongé au-delà de six mois (5), et celui de 52 a duré 56 ou 57 jours (e).
Il est étonnant que Cicéron dans ses nombreux écrits ne fasse aucune allusion au mode de désignation du premier interroi« Dans son projet de Constitution, il attribue cette nomination aux /?a/r^^, c'est-à-dire au Sénat; car dans cette Constitution il ne reconnaît pas la division des citoyen» en patriciens et plébéiens (7).
(1) Liv., XXII, 33-34 - patribus (Sénat) rectius visum est dictatorem a consule dicL..res ad interregnum rediit.,. interreges proditi sunt a patribus... in^'tcs interregno comitia habita magno certamine patrum (Sénat) et plebis. C, Terentio Varroni... patres fSénat) summa ope obstabant.
Q. Baebitis fferenniics t, pi criminando non sbnatum modo sed etiam
augures etc. •
(2) Dio Cass., XXXIX, 27, 31 .
(3) Cic, ad fam., VII. 11 § 1. Cf. ad Q. fratr.. III, 2 § 3, 8 § 4, ad Att., IV. 16 §11.
(4) Ascon., p. 32. 37. Dio Cass., XL, 49 § 5. ^) Voyez plus haut, p. 17.
(6) Voyez plus haut, p. 18.
(7) Cic., de leg., III, 3 § 9. — Pour prouver que dans cette Constitution patres veut dire sénateurs, il suffit de lire l'article suivant : « Cum poptdo PATRiBusQUB (Sénat) agendi jm esto constdi, praetori, magistro pepuli equitumque, eique quem patres produnt, consulum rogandorum ergo, tribunisque quos sibi plèbes rogassit. Jus esto cum patribus (sénateurs) agendi; iidem ad plebem quod usus erit, ferunto, Quae cum populo, quaeque in patribus (Sénat) agentur modica sunto. Senatori qui nec aderit etc. • ih 4 § 10-11. Il est évident, quoiqu'on dise Lange (de patr. auctoritate comm. I, p. 5), que dans un article de loi un terme technique ne peut avoir deux significations absolument différentes. Dans l'article en question, le terme poires est employé quatre fois; la 1«, la 3« et la 4« fols, il signifie le Sénat; il ne saurait avoir un sens différent la 2« fois. L'emploi du terme pldfes n'infirme en rien la valeur de notre démonstration : car la plèbe dans la
Dion Cassius est également sobre de détails en ce qui concerne les derniers interrègnes de la République : il se contente de dire qu'au commencement de 52 il n'y avait ni consuls, ni préteurs, ni préfet de la ville (i), ni interroi, et que ce ne fut qu'après le meurtre de Clodius que le Sénat décida l'élection d'un interroi (2). A se oui us, le scoliaste de Gicéron, explique comment, jusqu'au 21 janvier, la nomination de rinterroi avait été entravée : « Pompeiug gêner Scipionis et T. Munatius tribunus pleins referri ad senatum de patricos coNYOGAKDis qu% interreçem prodereni^ non estent passi, cum inierreçem prodere [stata res] esset... (3). »
Enfin TAuteur du discours de domo^ attribué, selon nous erronément(4),à Cicéron,dit que s'il n'y avait plus de patriciens dans rÊtat, tout interr^ne sendt impossible, « quod et ipeum patriciuM eue et a patricio prodi necesse est (5). »
Voilà le dossier complet de la cause. A quel résultat nous conduit-il?
Beck^, Schw^ler, Walter et Clason ont défendu l'opinion que le choix du premier interroi était fait par tous les patriciens réunis en comices curiates. Ce système s'appuie sur les passages des anciens où, à propos de la nomination de l'interroi, le terme patricii remplace celui de patres; mais il est en opposition directe avec la théorie des anciens sur Imterrègne à l'époque royale (6), avec les témoignages des auteurs grecs qui attribuent unanimement cette élection au Sénat, enfin avec le récit de 'nte-Ldve relatif à l'interr^e de 216. D'ailleurs cette hypothèse repose sur une autre hypothèse, celle de la composition exclusivement patricienne des comices curiates,
Gonstitatioii de Cîcéron n*est pas opposée aux patriciens^ mais «ox opHmateSy c*eBt-A-dire aux &milles sénatorieniieB : • creaHo tnoffistratuum... optima- TIBU8 fiola, puDi libéra smUo • ib., 3 § 10.