L. Aemilius Paulus, questorien (T. I, p. 348, no
P. Cornélius Lentulus, questorien (T. I,p, 347, no216)(2).
P. Aelius Tubero, questorien (T. I, p. 352, no 263) (2).
3. 167. Commission de dix députés, chargée d'organiser la Macédoine après la guerre avec Persée (Liv., XLV, 17) :
A. Postumius Luscus, consulaire et censorien(T. I, p. 315, n° 28). C. Claudius (Pulcher), consulaire et censorien(T. I, p. 327, n° 80). consulaire (3).
(1) Le texte de Tite-Live donne Merula. Mais, à cette époque, on ne mentionne aucun Cn. Merula sénateur. Celui que nous avons signalé comme député en 162 (p. 496, n« 5, 9°) et en 154 (p. 504, n* 4, 4°), ne siégeait probablement pas encore au Sénat en 189. Le seul Cornélius Merula, connu à cette époque, s'appelle L., et il était consulaire (T. I, p. 312, n" 18). Il suffit de jeter les yeux sur la liste des noms précédents et du nom suivant pour se convaincre que Tite- Live a cité les commissaires en suivant leur rang sénatorien, et dans chaque rang l'ancienneté. Il s'ensuit que Cn. Cornélius dont il s'agit, doit avoir géré la préture entre 195 et 191. En 194, nous rencontrons précisément un préteur du nom de Cn. Cornélius Merenda. Nous pensons donc avec Duker qu'il faut lire Merenda, et non Merula.
(2) D'après la place que Tite-Live assigne aux trois derniers commissaires, ceux-ci n'étaient pas de rang prétorien ; et d'autre part, il y avait toujours dans les commissions des dix légats quelques sénateurs pédaires. D'ailleurs, L. Paulus ne saurait être le célèbre Paul-Emile, qui avait été préteur d'Espagne en 191 (T. I, p. 314, no 26). En 190 son impertum avait été prorogé, et il n'était pas encore revenu d'Espagne quand la commission fut nommée. De même, P. Lentulus ne saurait être le préteur de 214 (T. I, p. 319, no 48) ou celui de 203 (ib., p. 321, no 55), ni P. Aelius Tubero, le préteur de 201 (p. 332, no 109). En ce cas, Tite-Live ne les aurait pas rejetés à. la fin, ce semble. L. Paulus et P. Tubero, mentionnés ici, sont inconnus d'ailleurs. Quant à P. Lentulus, nous avons tâché de reconstituer sa carrière au T. I, p. 347, no 216.
(3) Il ne se trouve dans le texte de Tite-Live que neuf noms. Après les deux premiers noms, suit la remarque ambo ii censorii, puis après le troisième nom, l'historien ajoute : lis consularibus addidere. Puisqu'il y a la lacune d'un nom, il semble plausible d'admettre que les copistes ont omis le nom d'un consulaire qui était inséré avant le nom de Licinius Crassus.