‹ Le sénat de la République romaine; sa composition et ses attributionsChapitre 88 sur 246 · ADDITIONS ET CORRECTIONS · texte numérisé non relu

ADDITIONS ET CORRECTIONS

p. 15, n« 1. Lisez : Liv., VI, 41 § 6.

P. 23. L'opinion d'après laquelle les sénateurs patriciens étaient les élec-

teurs du premier interroi, est également suivie par W. Soltau, Ueber Entstehung und Zusammensetzung der altrômischen Volksversammlungen, Berlin, 1880, p. 193, 207-208, et par J.N.Madvig, Die Verfassung und Verwaltung des rômischen Staates,T. I, Leipzig, 1881, p. 495-497. Ni l'un ni l'autre de ces deux auteurs n'a produit une preuve nouvelle en faveur de ce système, à moins qu'on n'approuve la manière dont Soltau appuie ce système sur deux passages de Zonaras et de Dion Cassius. Zonaras (VII, 9, D. II, 109), après avoir rapporté que Servius Tullius fit entrer un certain nombre de plébéiens au Sénat (voyez le T. I, p. 36, n« 2), continue : « oî 7rœ).at pèv èv tt^sittoiç v;-tov ïfspov rûv zxjTzaruSûyjy

lepoffuvwv, T&jv iffwv pêTst^ov Tor; êv-arpi(?air, xai (?tÉa»epov ols/vj Twv jTro^ijptaTwv vjSvj » (sur cette dernière partie, voyez le T. I, p. 124, n« 1, et p. 131-132). Qu'est-ce à dire si ce n'est que la dignité d'interroi (ce qui est vrai) et les fonctions sacerdotales (nous ne discuterons pas ici la valeur de cette dernière assertion) étaient réservées aux sénateurs patriciens ? Comment Soltau (183-184) conclut-il de ce passage que les sénateurs patriciens élisaient ou nommaient l'interroi ? — Le passage de Dion Cassius est encore plus maltraité non seulement par Soltau, mais encore par Madvig. Dion Cassius, XLVI, 45. rapporte qu'en 43, les consuls Hirtius et Pansa étant morts et Octavien étant entré de force à Rome, celui-ci se fit élire consul dans une assemblée présidée par des H viri consulari potesiaie (plus haut, p. 759) : « ÈTzsiâ-c à^vvzrov r,'j ps^roSaTi^éa <îi' o).Î70u oÛT«a; Ïtt" aOrà; (rà; àp^ai&eTta:) xarà rà ttÛtoiol '/evÉTOat, tt o ^ ). w > àvJpwv Twv rà; eÙKar p'iâ a; do'/^v ç èjrôvTwv in oSr, piouvT wv . » Le commentaire de ce passage se trouve chez le Ps. Cic, ad Brut.. I, 5 : « Omnino, Pansa vivo, celeriora omnia putabamus. Statim enim collegam sibi subrogasset : deinde ante praetoria, saceixlotum comitia fuissetU. Nunc per auspicia longammoram video. Dum enim unus erit patricius magistratiis, auspicia ad patres redire non H. 49

possunt . » Le passage de Dion Cassius s'interprète donc naturellement, comme nous l'avons fait plus haut, p. 9 et p. 759, de la manière suivante : Il était impossible de procéder immédiatement â la nomination d'un interroi, parceque beaucoup de magistrats patriciens (préteurs, édiles curules etc.) étaient absents de Rome et que par conséquent il était difficile d'obtenir leur abdication immédiate. — Tel n'est pas l'avis de Soltau et de Madvig. D'après eux Dion Cassius a voulu dire que l'absence TzoXkîtv à.-jSorifj Twv ràç evnarpiâaç àp')(àç I^ovtwv empêchait l'interrègne, ^ parce qu'ils étaient les électeurs de l'interroi. Qui étaient donc

ces électeurs? Les mots ài/(^pwv x. t. >., dit Soltau, p. 182, peuvent à la vérité s'entendre aussi bien des magistratus patricii que des anciens magistratus patricii, mais cette dernière interprétation, ajoute-t-il, mérite incontestablement la préférence. Outre que Soltau oublie d'expliquer comment on peut traduire oî rà; eÙTT. àpjr. £;<ovtê; par ceux qui ont géré les magistratures patriciennes, il oublie de démontrer que cette catégorie d'anciens magistrats s'identifie non pas avec les sénateurs curules, mais avec les sénateurs patriciens. — Quant à Madvig (p. 496, note), il adopte la même interprétation que Soltau, mais il prétend qu'il y a ici une méprise de Dion Cassius, attendu, dit-il, que ces magistratures à l'époque dont il parle, étaient gérées en majeure partie par des plébéiens et que la charge des autres magistrats était expirée en même temps que celle des consuls. Mais l'illustre philologue a-t-il perdu de vue que le fait en question se passa au milieu de l'an 43 et qu'il y avait à ce moment en fonctions environ seize préteurs (T. I, p. 587, p. 588, n® 6, et p. 567-570) et deux édiles curules?

P. 25. J.-B. Mispoulet, Les institutions politiques des Romains, t. I,

Paris, 1882, p. 181-182, prétend que le premier interroi était désigné par le sort, ce qui n'était pas le cas sous la République, comme nous l'avons démontré, et que cette désignation avait liue en séance plénière du Sénat.

P. 35, n® 3. L'opinion de Lange sur la signification des termes auctoretauctoritas est longuement discutée et réfutée par Soltau, 1.1. ,161-179.

P. 50. Voyez chez Soltau, 1. 1., 109-117, la réfutation du système de Nie-

buhr, qui a été tout récemment repris par Mispoulet, 1. 1., 196-200.

P. 51. Le système de Lange est discuté et combattu par Soltau, 1. 1.

P. 52. Le système de Huschke-Mommsen est admis par Madvig, 1. 1., I,

232-234, qui ne fait qu'effleurer la question, et par Soltau, 1. 1., 208-219. Cet auteur se contente de reproduire l'argumentation de Mommsen et de Christensen, mais ne sachant comment expliquer le silence des auteurs sur la patrum auctoritas à l'époque historique, ou, pour être plus exact, leur silence sur les assemblées d'un Sénat patricien, il suppose que la relatio annuelle de divinis ou de religione embrassait l'octroi de Vauctoritas préalable

— no —

aux votes populaires qui devaient avoir lieu pendant l'année et qui requéraient Yauctoritas (p. 211 s. f.), tandis que cette relatio s'adressait au Sénat tout entier et n'avait absolument aucun rapport avec la pahncm auctoritas (voyez plus haut, p. 302). Soltau prétend en outre que la paùvxm auctoritas n'a pas eu d'existence légale avant la République (p. 218-319, 287-289), ce qui est contraire non seulement à la tradition, mais encore au développement normal et historique des institutions romaines.

P. 58, n^ 8. La formule popw^MS senatu&que se trouve aussi chez Cic, de leg. agr., I, 4 § 12.

P. 101 . La nécessité de la patrum auctoritas comme condition préalable

aux leges curiatae est encore indiquée chez Tacite, quand il parle de ladrogation lege curiata (cf. Ann., XII, 26, Hist., 1, 15) de Néron par Claude : « Spejmi quippe adoptionern, quaeque censuerint patres, jusserit popidus, intra pénates abrogari » Ann., XII, 41.

P. 116, n« 4. Voyez la rectification indiquée p. 634, n« 3.

P. 209. Mommsen a publié dans l'Ephemeris epigraphica, IV, 213 suiv.

(1881), un fragment d'une inscription, récemment découvert en Asie Mineure, et qu'il considère comme un fragment d'un sénatusconsulte. Le texte est fort tronqué. Après la première ligne, dont il ne reste que quelques lettres, suit une indication du jour, et à la troisième ligne une indication du local (lop-îTii»). Les quatre lignes suivantes, dont il ne reste pas la moitié, sont relatives à l'objet de la décision prise. Puis suit une longue liste des membres présents (Trapço-av), au moins trente trois noms. Lïndication du comitium et la qualité des membres présents, qui semblent être tous des sénateurs, attestent que cette inscription est la copie d'un document oflBciel, fait à Rome, selon toute probabilité, à la fin du II« siècle avant J.-C. Mais la rédaction, comme on vient de le voir, s'écarte absolument de la rédaction ofScielle et traditionnelle des sénatusconsultes, et s'il y a eu, dans la suite des temps, une certaine progression dans le nombre des témoins de la rédaction des sénatusconsultes, il n'est pas possible d'admettre qu'à la fin du 11^ siècle il ait été jamais de 33. Au contraire, la rédaction se rapproche davantage de celle des décrets rendus par des magistrats de consilii sententia. On peut y comparer par exemple le décret du proconsul de Sardaig^ie de 68 après J. C. (Mommsen, dans le Hermès, II, 103). Ici, après la date suit l'objet du décret : et après seulement, les mots in consilio fuerunt,&\QC rénumération des membres présents. Pour ces motife, comme nous l'avons dit, p. 714, n® 3, nous pensons que l'inscription retrouvée à Adramyttum n'est pas un fragment d'un senaticsconsultion, mais d'un decretum rendu â Rome en exécution d'une décision du Sénat par un consul ou par un préteur assisté d'un conseil de sénateurs, dont les noms se trouvent en bas du décret.

p. 218, n« 1. Lisez : Momuisen, Staatsr., I, 534, n^S.

P. 240-241. Madvig, l. 1., 487-490, retourne à l'ancienne interprétation de Drakenborch pour le célèbre passage de Tite-Live, II, 18 § 5 : « Consulares teget^e : ita lexjubebat de dictatore creando lata.« D'après l'opinion généralement admise aujourd'hui, consulares est le régime direct de légère, soii que l'on considère avec Becker, Rom. Alterth., II, 2, 154-155, le mot légère comme un infinitif, soit qu'on en fasse avec Momm&en, Staatsr., II, 137, n^ 6, un parfait pour legerunt. D'après cette interprétation, Tite-Live rapporte que la loi sur l'institution de la dictature exigeait la qualité consulaire comme une condition de l'admissibilité â cette magistrature extraordinaire. Ce qui est de la part de Tite-Live une erreur, contredite par l'histoire, comme Mommsen l'a prouvé (ib., 137- 138). — Madvig, à la suite de Drakenborch, fait de consulares le sujet d'un parfait légère, et il en conclut à la procédure suivante pour la nomination primitive des dictateurs : « Sur l'invitation du Sénat, les sénateurs consulaires se réunissaient pour élire le dictateur, qui était ensuite proclamé (dictus) par un des consuls. »' — Il nous est impossible d'adhérer à cette opinion.

1° Elle est contraire à toutes les données des auteurs anciens sur la nomination du dictateur.

2° Elle est formellement contredite par la procédure usitée à l'époque historique. C'est ce que Madvig reconnaît. Mais il n'a pas expliqué comment le droit de nomination a passé des sénateurs consulaires aux consuls. Dans ses rapports avec le pouvoir exécutif, le Sénat de la République a continuellement augmenté, notre ouvrage le démontre à l'évidence, son influence et sa compétence. Jamais jusqu'au dernier siècle de la République, il n'a cédé aux magistrats une attribution dont il était légalement investi.

3° La République ne reconnaît d'attributions qu'au Sénat entier et complet. Il n'est nulle part question de pouvoirs exercés par un Sénat restreint.

4° Si les sénateurs consulaires faisaient l'élection et le consul seulement la proclamation, Vauspicatio devait se faire avant l'élection, et la proclamation aurait eu lieu, si possible, immédiatement après l'élection. Ce qui n'était pas : « Quum consul oriens nocie silentio diceret dictatorem » (Liv., VIII, 23, Mommsen, Staatsr., II, 143-144).

5° Si le consul n'avait d'autre fonction que la seule renuntiatio, pourquoi celle-ci devait-elle être faite absolument par un consul (Liv., XXII, 8)? Pourquoi ne compétait-elle pas même au préteur urbain faisant fonction de consul et présidant le Sénat (cf. Cic, ad Att., IX, 15), et fallut-il recourir à un décret des augures avant de permettre cette proclamation â un tribunus militum consulari potestate ? (Liv., IV, 31. Voyez plus haut, p. 321). P. 242, n« 5. Voyez encore â ce sujet Mommsen, Staatsr., II, 139, n" 2. P. 286, n« 2. s. f. Tandis que d'apràs Valère-Maxime M. Claudius, livré aux

Corses ou aux Liguriens (p. 467, n® 1) et refusé par eux, fut mis à mort en prison, d'après Dion Cassius, fr. 45, et d'après Zonaras, VIII, 18 (D. II, 225), il fut exilé.

P. 311, n« 1. Ajoutez-y l'envoi de deux X viri s. f. en Gaule Cisalpine en 143 pour y faire des sacrifices. Dio Cass., fr. 74 coll. Obseq., 80.

P. 329, n® 1. Madvig, I, 288, note, 358, interprète fort arbitrairement les mots de Polybe, VI, 13 : « ttX-^v r^v si; toûç yTrârous» dans le sens de : «excepté ce qui est nécessaire à l'équipement des consuls, quand ils partent de Rome pour commander leurs armées. » Précisément pour ce menu détail, on mentionne toujours expressément une décision préalable du Sénat. Voyez p. 404-405, 437, n^ 2, etc.

P. 353, ne 7. Ajoutez : Diod. Sic, XXXI, 9.

P. 354, n« 1. Ajoutez : Liv., XXX, 43, XLV, 42. Polyb.,XXX, IS.Val. Max., V, 1 §1. Nep., Hann., 7.

P. 367, n^ 6. Supprimez cette note. En eôet, l'amende imposée par Rome à Athènes ne devait pas être payée au Trésor romain, mais à Orope. Pausan., VII, 11 §4.

P. 401, n^ 2. Ajoutez y l'exemple d'un autel élevé par un consul de date inconnue de [senati s]ententia. Ephem. epigr., IV, p. 272, n<» 770.

P. 428, n« 2. Corrigez ceteroque en ceteraque supellectili.

P. 429, n® 3. Corrigez ici et dans les notes suivantes Buettner-Worbst en Buettner-Wobst.

P. 501, n" 2. Ajoutez : Liv., XLIII, 1.

P. 564, n^ 2. M. Livius Drusus, consul de 112, triompha sur la Macédoine en 110. Voyez un nouveau fragment des Acta triumph. Capit., publié dans l'Ephem. epigr., IV, 257.

P. 566, n« 4. Minucius Rufus, consul de 110, triompha en 106. Voyez le nouveau fragm, des Acta tr., 1. 1.

P. 570, n« 1. Cependant il semble que Marins ne s'est rendu en Afrique que vers la fin de son consulat, et partant, que le proconsul Metellus y resta en fonctions pendant la plus grande partie de l'an 107. Car celui-ci ne célébra son triomphe sur la Numidie qu'en 106. Voyez le nouveau fragm. des Acta tr., 1. 1.

P. 644, n® 1 . Peut-être faut-il lire chez Plutarque (Mar. , 9) yaO^ov au lieu de

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