‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 17 sur 83 · Strabon, XIV, p. 643, — Tacite Annales, III · texte numérisé non relu

Strabon, XIV, p. 643, — Tacite Annales, III

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L’attachement naturel des peuples encore primitifs à l'héritage de croyances qu’ils reçurent deleurs aïeux, aurait rendu pénible la tâche des apôtres du nouveau culte, comme d’ailleurs de tout promoteur d’une innovation qui ne répond à aucune aspiration inassouvie de l’âme humaine. Ce qui fit le succès de leur prosélytisme fut le tour dont il s’avisèrent de rapprocher dans l'esprit des différents peuples les attributs du dieu encore inconnu de ceux de ses devanciers.

Il en fut ainsi par exemple à Naxos où le nouveau Dionysos mystique devint chtonien par son assimilation avec Hadès etsonunionavec Demeter (1). La mème assimilation se retrouve dans la grande Grèce. On peut conjecturer aussiqu’unecomparaison de ce genre avec les fêtes déjà célébrées en Étrurie et dans l'Italie méridionale en l'honneur de Liber y facilita l’introduction des mystères bachiques (2).

Aussi la personnalité de Dionysos se trouva fort compliquée, et sa généalogie ne le fut pas moins, de toutes ces parentés d'emprunt.

D’après Cicéron, la mythologie de son temps pouvait enregistrer cinq figures de Bacchus (3). Le pre-

mier, fils de Jupiter et de Proserpine, c’est le Za-

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