Lenormant, op. cit., v° Bacchanales
nombre de ces symboles concerneentre autres choses l’histoire de Dionysos et de Prosyrnus, des mystères de Lerne, et, pour qui connaît cette légende, il est facile de comprendre à quels désordres, malgré leur intention hiératique, un symbolisme pareillement inspiré pouvait conduire des hommes, naturellement aussi peu délicats que les Romains, sur le choix de leurs plaisirs (1).
Les bacchanales furent apportées d’Etrurie à Rome (2) par une femme de Capoue, nommée Paculla Annia, qui se fit l’initiatrice de ces mystères. Les cérémonies, s’il faut en croire les paroles prètées à Hispala Fecenia, furent d’abord exclusivement réservée saux femmes {3). Elles avaient lieu trois fois par an et chaque femme devenait prêtresse à son tour. Mais quand son tour fut venu, la Campanienne en profita pour tout transformer. Alléguant une révélation des dieux, elle commença par présenter à l'association ses deux fils, Minius et Herennius, surnommés tous deux Cerrinii, jeunes gens d’une vingtaine d’années. Puis elle remplaça les trois jours de fêtes primitifs par cinq nuits chaque mois, en tout soixante par an (4).