‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 28 sur 83 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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mi es les monuments de l’art étrusque n’ont jamais connu que le type du Bacchus juvénile créé par Praxitèle.

Le sorcier grec n'apportait donc pas à vrai dire un dieu nouveau, mais une forme spéciale de culte plus licencieuse et secrète, dans laquelle Bacchus se trouvait séparé des deux autres divinités Libera et Cérès. Ces deux importations ne doivent pas être confondues. Le culte de Bacchus tout seul est visé par le sénatus-consulte de 568. Le culte de la triade hellénique ne l’est pas,et Cicéron a évidemment cette distinction dans l'esprit lorsqu'il écrit : Nous devons rigoureusement prescrire que l’éclat du jour protège au yeux de tous l’honneur de nos femmes et qu’elles soient initiées aux mystères de Cérès dans les formes où elles le sont à Rome... (1).

Les bacchanales secrètes ne tardèrent pas à jouir d'une faveur exceptionnelle parmi les Étrusques et y devinrent un prétexte à débauche et une école de flagrante immoralité (2). Presque tout l’art décoratif y emprunte ses sujets. Nous possédons au Musée du Louvre une série de bas-reliefs qui s’y rapportent probablement, ainsi que le suppose M. Elbig. Ce sont des scènes de banquets où sont mèlés des personnages humains et des satyres. D'autres, épars dans diverses collections, traduisent de façon plus ou moins hardie

les cérémonies symboliques du culte. Un grand

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