CHAPITRE V
Le récit de Tite-Live.
Depuis longtemps déjà,les voyageurs attardés qui, certaines nuits, passaient en se rendant à Rome près du bois sacré de Simiia, avaient été saisis d’étonnement et de crainte au bruit de cris et de hurlements insolites (1).
Des femmes, les cheveux épars sur leurs épaules, s’élançaient de l’ombre, ivres, et portant des torches flambantes qu’elles couraient plonger dans les eaux du Tibre pour les retirer ensuite tout allumées (2). Des voix d'hommes se mêlaient aux leurs dans une clameur confuse et une cacophonie d’instrumenis et de cymbales (3).
Chacun savait que le culte de Bacchus se célébrait
à Rome comme dans presque toute l’Italie, que le