‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 32 sur 83 · Cymbalorum et tympanorum pulsu. Liv. XXXIX · texte numérisé non relu

Cymbalorum et tympanorum pulsu. Liv. XXXIX

roue

bois de Simila était un des lieux de réunion de ses fidèles, mais quels étaient les rites de ces mystères dont le public percevait ces quelques manifestations bruyantes, seules les initiés en étaient instruits.

Il semble, à vrai dire, un peu extraordinaire que le secret ait pu être si bien gardé (1).

Le récit de Tite-Live parle d’un nombre d’adeptes capable de se dresser en face des assemblées populaires, voire de menacer la sécurité de la République romaine (2). Les proportions de cette association clandestine furent certainement exagérées par les autorités dans l’émoi causé par l’éclosion du scandale pour empècher le mal de s'étendre et justifier à la fois la sévérité de la répression. Le souci de la vérité historique fut-il assez fort pour défendre

1. Nous trouvons dans une vieille édition de Plutarque, celle de Dacier,membre de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-Lettres, une réflexion qui trouverait bien sa place ici. A propos du crime commis par Clodius dans la maison de César, il rapporte en note un passage du de Haruspicum responsis de Cicéron sur le culte de la «Bonne Déesse »: « Ce sacrifice qui est fait par les Vierges vestales.…. qui est célébré avec des cérémonies inconnues et à une déesse dont il est défendu aux hommes de savoir même le nom... » et il ajoute avec quelque bon sens : « Faut-il s'étonner que Plutarque ne nous en dise rien de certain. Une seule chose m'embarrasse ici, c'est que Cicéron nous dit qu'il était défendu aux hommes de savoir le nom de cette déesse ; les femmes le savaient. Comment put-il être tenu si caché ? Cela est bien glorieux aux dames romaines, »

(Édit. de Plutarque, par Dacier, t. IX, p. 220, 1778.)

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