‹ Le Sénatus Consulte des BacchanalesChapitre 45 sur 83 · AE PE · texte numérisé non relu

AE PE

« Atque utei ea Baccanalia sei qua sunt exstrad quam sei quid ubei sacri est. dismota sieut (1). »

Le culte de Bacchus, en principe, ne fut pas prohibé. La preuve en est dans le souci démontré par le sénatus-consulte qu'ont eu les patres, de prévoir les réunions inoffensives et de les permettre en les soumettant à de rigoureuses formalités (2).

Nous étudierons maintenant la légalité des moyens utilisés par le Sénat dans la répression. Il nous semble acquis queles patres pouvaient prendre l'initiative de mettre fin aux bacchanales, en tant que danger social et religieux,et qu'ils ne firent, en s’en mêlant, rien que de conforme à leur mission. Aulu Gelle avait raison de dire: « De rebus divinis priusquam humanis ad senatum referendum esse (3) (4). »

1. C. I. L. I. 196. Cf. Mommsen. Droit public, VL!, p. 382. — Tile- Live dit aussi: &UL omnia Baccanalia.… diruerent extra quam si qua ibi velusta ara aut signum consecratum est » (XXXIX, 18,7).

Vaierius Probus. De lit{ sign., III. 13.

2. Surla question de savoir si les autorisations exigées par le sénatusconsulte furent jamais sollicitées ou accordées voir infra Conclusion.

3. Le Sénat possédait, en matière religieuse, un certain nombre d’attributions concrètes, par exemple : le droit de fixer var sénatusconsulte la date des feriæ lalinæ (Cicéron. Ad fam., VIIL 6, $ 3. Liv. XLII, 35) — de décréter l'instauratio des cérémonies irrégulièrement accomplies (Liv. IT, 36. — XL, 59, etc...) — de prolonger les fêtes annuelles ou d'en constituer de nouvelles (Dionys, VI, 95. Liv. DR RO Te EV, BOX XV, 12. — XXXVI, 93) — de voter la construction et la dédicace de temples ou de chapelles,

Cf. Mommsen. Droil public, VII, p. 264.

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