‹ Le Sénégal: étude intimeChapitre 10 sur 15 · MOYEN COLONISATEUR · texte numérisé non relu

MOYEN COLONISATEUR

Les fermes entreprendront tl'abofrd les cultares ftrmières, celles qai pitM^nrenl k grain, nonrritare du porsoDoel, et, en même tempis qn^nn prodait de reste &cile, un résida utilisable conune fourrage p»ar les animaux de travaiL Une ferme ne pourra se soustraire à cette obligation, que l(H^u'elle pourra adopter lue spécialité plus avantageuse, et que ses besoins seront assurés par la production des fermes voisines.

J'ai exalté la valeur fermière de Tarachide ; noaisU M faudrait pas trop insister sur ce prodait dans les localités oii les Noirs ne s^y adonnent pas. Ainsi, des tJraitaots, à Dagana, voulurent cultiver Tarachide malgré ravis et contre Thabitude des indigènes : leurs phntes furent mangées par des insectes.

Pour succédané de Tandiide comme plante fermière, je conseille le dolic, haricot à ombilic noir, appelé mébé par les indigènes. La fane du niébé ne le cède en rien, comme fourrage, à celle de i*aracbide, et on trouvera chez les Maures un c^tain débouché du produit riche, les graines consonmiées par eux comme légume sec.

Il y aurait inconvénient à donner une trop grande extension à cette culture ; le niébé ne fournissant qu'à la consommation indigène, est un produit d'une défaite limitée ; on n'est pas forcé, pour le moment du moins, à se restreindre dans h culture de Taract)ide,qui alimente lecommerce d'exportation et une industrie considérable.

s» RACHAT DES CAPTIFS.

ques locales, que pour mieux uUliser leurs aptitudes diverses. Tout en conservant avec les voisins des relations d'amilié et de parenté, les Noirs des fermes, seront fidèles; ils sont glorieuxd'appartenir à une entreprise qui réussit.

Les fermes seront autorisées i racheter des captifs ; ceux-ci auront toujours la facullé de changer de maître quand ils en trouveront un nouveau disposé à payer, it l'ancien, le prix du rachat augmenté d'un intérêt assez élevé. L'Etat pourrait étie conduit k racheter tous les captifs ; il imposerait aux rachetés une cnpi- . tation d'affranclii, suppoilée par le captif libéré jusqu'à concurrence du prix de la rédemption.

II seraavantageux pour les Noirs agriculleurs, convertis k l'emploi de la charrue, de louer aux peuples pasteurs des bœufs de travail pour la saison agricole. Pourquoi ces pasteurs, s'ils ne veulent pas voir leurs bœufs maltraités ou mal conduits, n'enlreprendmientîls pas eux-mêmes les labours pour les Noirs cultivateurs? Ces derniers les paieraient en nature è la récolle, comme ils paient actuellement le forgeron qui fabrique et répare leurs outils.

Ces mêmes pasteurs pourraient utiliser leurs animaux pendant la saison sécht;, en entreprenant le transport des récohes, non plus k bât comjne aujourpar la traction sur une route régulière, on interrompue par des ravins. Peut-être

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