‹ Le Sénégal: étude intimeChapitre 7 sur 15 · MARIAGES Â LA MODE DU PAYS · texte numérisé non relu

MARIAGES Â LA MODE DU PAYS

Les missioonaires du Sénégal font sonner bien haut les quelques mariages légitimes d'emblée qui se contractent à Corée. Ils sont fiers d'avoir prémuni les jeunes filles du pays, contre le danger du mariage transitoire ; mais ils déplorent que leurs vertus ne puissent valoir, à toutes leurs ouailles dans ce monde, la récompense méritée d'une union lé* gitime

Pour que le mariage à la mode du pays pût subsister dans des conditions de morale matérielle, il fallait : des jeunes filles de nature fidèle, et que les ressources combinées des deux conjoints fussent suffisantes, pour faire vivre la famille sublégitime.

De ces conditions il ne reste plus que la première, la fidélité native de la femme du Sénégal. L'autre condition ne se rencontre plus ; les jeunes filles qui peuvent être dotées sont en position de profiter des avantages du mariage permanent ; dans ces temps plus difficiles, la plupart des jeunes gens européens ne pourraient garantir, aux jeunes filles peu fortunées, des ressources suffisantes, pour soutenir la mère et les enfants de la nouvelle famille.

Si la perte de l'habitude des mariages à la mode du pays est regardée par les uns, comme un fait d'une haute importance poiir la morale étbérée et transcendante, elle m'apparaît comme un signe de décadence dans la fortune indigène.

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