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Dakar
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Pire
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
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N'Dande
Kébémer
Guéoul
Louga
Sakal
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Rao
St-Louis
Total
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Années
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Dakar
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Rufisque
Sébikotane
Pout
Thiès
Tivaouane
Pire
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
OUTILLAGE EGONOmQUE
N'Dande
Kébémer
Guéoul
Louga
Sakal
M'Pal
Rao
St-Louis
Total
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Tonnes
Années
Dakar
Tiaroye
Nombre Nombre Nombre
Rafîsque
Sébikotane
Pout
Thiès
Nombre Nombre Nombj-e Nombre Nombre Nori
Tivaoïiane
naux vivants.
N'Dande
Kébémer
Guéoul
Louga
Sakal
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N'Pal
Rao
St-Louis
Total
b) Chemin de fer de Thiès à Kayes
Suivant la proposition de M. le Gouverneur général Roume qui, dès son entrée en fonctions, s'était préoccupé de cette question vitale pour l'avenir de nos territoires de Sénégambie- Niger, une dépêche du Ministre des Colonies en date du 9 décembre 1902 avait décidé l'organisation d'une mission d'études du chemin de fer Sénégal-Soudan.
Cette mission, placée sous la direction du colonel Rougier, déjà directeur du cheunn de fer de Kayes au Niger, comprenait le chef de bataillon du génie Belle, qui devait ultérieurement prendre le commandement effectif de la mission, les capitaines du génie Friry et Gérard et le docteur Gonan, médecin de 2" classe des troupes coloniales.
Conformément à la lettre du 9 janvier 1903, contenant les instructions du Gouverneur général, le but de la mission était l'étude d'un tracé destiné à relier à la ligne de Dakar à Saint- Louis le chemin de fer de Kayes au Niger, en desservant sur son parcours les régions déjà cultivées ou susceptibles d'être mises en valeur et dont elle assurerait ainsi le développement graduel.
Le point de départ étant fixé à Thiès, le tracé devait être tenu dans la direction de Diourbel, en vue de pouvoir desservir la région habitée et cultivée du Baol, mais en restant en dehors de la zone d'action de la rivière Saloum. Ensuite il convenait de s'infléchir vers le Sud, de manière à se rapprocher delà rivière Gambie jusqu'à la distance à maintenir pour que le rendement économique de la ligne ne fut pas influencé par le voisinage de cette voie navigable.
La mission fut divisée en deux groupes :
Le premier, sous les ordres du colonel Rougier, auquel était adjoint le capitaine Friry, opérait des reconnaissances de l'itinéraire dont les résultats étaient successiveuient transmis au deuxième groupe, opérant sous les ordres du commandant Belle^ avec le capitaine Gérard comme adjoint, et qui effectuait le relevé du tracé.
Parti de Thiès le 19 janvier 1903, le premier groupe arriva à Kayes le 20 mars suivant et, le colonel Rougier reprenant ses
fonctions de Directeur du chemin de fer de Kayes au Niger, le capitaine Friry prit le commandement du premier groupe qui revint sur son itinéraire, pour en relever le tracé, à la rencontre du deuxième groupe.
Cette rencontre se produisait le 9 juin 1903, en un point situé entre les villages de Ouoro-Daouda et Ouméré ; le premier groupe venait ainsi d'exécuter, en moins de trois mois, le lever à la planchette et au 1/10,000^ d'un véritable canevas dont le développement atteignait 250 kilomètres.
De son côté, le deuxième groupe, parti de Thiès le 21 janvier 1903, n'avait pas mis cinq mois pour faire le même travail sur une longueur de 432 kilomètres.
La mission rentra ensuite en France pour effectuer la mise au net des résultats de ses opérations et l'avant-projet qu'elle produisit fut adopté, avec éloges, par le Comité des Travaux publics des Colonies, dans sa séance du 11 juillet 1904. Le tracé ainsi admis, répondait aux instructions données par le Gouverneur général de TAfrique occidentale française. Partant de Thiès, il se dirige d'abord vers l'Est à travers les terres fertiles du Baol, puis s'infléchit vers le S.-E. pour contourner le Ferlo. Il coupe la vallée du Saloum et rejoint le bassin de la Gambie dont il suit ou traverse plusieurs affluents. Remontant alors vers le N. E., la ligne atteint le faite de partage des eaux et entre dans le bassin du Sénégal : elle franchit la Falémé, rejoint le fleuve à Ambidedi et le remonte jusqu'à Kayes.
Le parcours total ainsi défini est de 682 kilomètres, mais la mission, dans ses rapports, indique qu'elle a reconnu la possibilité de supprimer les brisures du tracé entre N'Gahaye et Ouarnéo et entre Ouarnéo et Guériméo, ce qui conduirait à une réduction de parcours de 10 à 12 kilomètres.
En raison des faibles variations dans le relief des terrains traversés, les pentes et rampes ont pu être maintenues à une limite de 0 m. 01 par mètre,
La ligne sort de Thiès à la cote (64,50), descend plusieurs fois au-.dessous de la cote (10,00) à la traversée des vallées, atteint son altitude maxima à la cote (111), au kilomètre 531, point de
partage des eaux des bassins de la Gambie et du Sénégal, et rejoint le fleuve à Ambidedi à la cote (28).
La plupart des courbes ont 1,000 mètres de rayon et il n^existe sur tout le parcours que deux courbes de 300 mètres, de faible longueur, et une de 500 mètres.
L'ensemble des parties en courbe ne représente que un dixième du développement total.
Les terrassements sont en général de peu d'importance et seule la traversée du seuil de partage des eaux entraîne une tranchée de 22,000 mètres cubes dont 18,000 dans le grès fissuré.
Les ouvrages d'art sont peu nombreux et ne comportent guère que le pont sur la Falémé de 225 mètres, deux ponts de 50 mètres, quatre de 25 mètres, deux de 20 mètres, trois de 15 mètres et dix de 10 mètres.
Le ballast se trouve en général surplace, sauf sur une partie où il exigera un transport de 50 kilomètres.
Le rails seraient de 25 kilos au mètre courant et les traverses en acier doux du type « Soudan ».
11 est prévu cinquante-deux stations ou haltes dont six grandes stations, vingt moyennes, quatorze petites et douze haltes.
En admettant des prix unitaires assez largement calculés, l'ensemble des dépenses s'élèverait à 45 millions, y compris l'alimentation d'eau à raison de 1.000 francs par kilomètre, le matériel roulant à raison de 7.500 francs par kilomètre et une somme de 500.000 francs pour installation d'ateliers; ce qui mettrait à 66.000 francs environ le prix de revient du kilomètre. La commission du comité des Travaux publics avait demandé d'augmenter les prévisions de un dixième pour tenir compte des aléas^ ce qui porterait la dépense totale à 50 millions.
En raison de l'intérêt considérable que présente cette ligne, non seulement au point de vue des communications avec le Soudan, mais aussi à celui de l'exploitation des régions productives d'arachides du Baol et du Saloum, des pourpalers ont été engagés avec la Compagnie du chemin de fer de Dakar à Saint- Louis pour la construction d'une longueur de 140 kilomètres de cette ligne, depuis Thiès jusqu'à N'Gahaye. Il y aurait lieu de
Fig. 33. — Dakar (Le jardin d'essai)
Fig. 34. — Attelage de bœufs.
construire également au plus tôt la section de 42 kilomètres environ de longueur de Kayes à Ambidedi.
Ajoutons qu'une somme de 10 millions qui sera prélevée sur Uemprunt de 100 millions soumis actuellement à l'approbation du Parlement doit être affectée à la construction de la ligne entre Thiès et N'Gahaye.