C. — Travaux^dîvers
a) Eclairage des côtes et des rades
Les principaux feux et phares du Sénégal sont :
A Saint-Louis, sur le gouvernement, un feu de port fixe blanc, qu'on peut apercevoir du large de 4 ou 5 milles.
Au cap Vert, sur la mamelle la plus ouest, un phare à feu tournant blanc, montrant son éclat le plus brillant de 30 secondes en 30 secondes. Il est élevé de 113 mètres au-dessus du niveau de la haute mer, et, avec une atmosphère claire, on peut le voir d'une distance de 27 milles. L'appareil d'éclairage est dioptrique ou à lentilles de premier ordre. La tour a 20 mètres d'élévation, elle est ronde, blanche avec des corniches noires, et la lanterne est en bronze. Le feu éclaire tout l'horizon en mer et l'on peut toujours le voir de Dakar, qui est à 9.760 mètres de distance ; mais on voit rarement la lumière fixe de Gorée.
Position: 14° 43'30" nord, 19^ 51'8" ouest.
Pointe des Almadies. Phare. — Feu fixe, variant par des éclats alternativement blancs et rouges de 30 en 30 secondes.
Cap Manuel, Phare. — Le l^^" décembre 1866, on a allumé un feu fixe rouge sur la falaise du cap Manuel ; il est élevé de 52 mètres au-dessus de la haute mer, et, avec un atmosphère claire, on peut le voir d'une distance de 8 milles sur tout l'horizon. L^appareil d'éclairage est dioptrique et de quatrième ordre. La tour est carrée, élevée de 12 mètres au-dessus du sol. Elle est située à 5 milles 9/10 au sud 42° est du phare du cap Vert.
Feu de la jetée Est de Dakar. — Le feu vert de la jetée Est de
Dakar, n° 39, Série E, du livret des phares, a été remplacé en 1904 par un feu rouge de port, avec cabane en tôle, à optique de 0 m. 30 de diamètre à sept éléments verre poli.
Ce feu est élevé de 6 mètres au-dessus du seuil du cabanon, lequel repose sur un socle en maçonnerie, dont la partie supérieure est à 3 m. 10 au-dessus du niveau de la haute mer.
11 est pratiquement visible à 5 ou 6 milles.
L'entrée de la passe est indiquée par deux feux (rouge à bâbord, vert à tribord), placés sur des chevalets à environ 4 mètres au-dessus des basses mers. Ces feux sont visibles à une distance de deux milles environ.
Position : 14° 40^30" nord, 19° 45'45" ouest.
Feu de Rufisque. — Le feu 6xe rouge de Rufîsque, dont l'avis n° 20/99^ 1879, a annoncé l'allumage, est placé dans la tour située de l'Ouest q. Sud-Ouest de la ville ; il est élevé de 16 mètres au-dessus des hautes mers moyennes et sa portée lumineuse est de 3 milles.
Position : 1 4° 42' 39" nord. — 19*^ 38' 6" ouest.
Fende Carabane. — On allume chaque nuit^ depuis le coucher du soleil jusqu'à cinq heures du matin, au-dessus du poste de Carabane, un feu rouge, élevé de IG mètres et visible d'une distance de 6 milles.
b) Travaux d'assainissement.
Dans la répartition des crédits provenant de l'emprunt de 65 millions une somme de 5.450.000 francs était affectée à des travaux d'assainissement à effectuer au Sénégal, colonie si souvent ravagée jusqu'ici parle terrible fléau qu'est la fièvre jaune.
Assainissement de Saint-Louis — Ainsi que cela était projeté, les travaux d'assainissement ont porté à Saint- Louis sur les marais de la pointe Nord de l'île, qui vont être entièrement comblés^ et sur les marais de Sor, que l'on a remblayés dans un rayon de 150 à 200 mètres autour de tous les points habités.
Des caniveaux et des égouts ont été établis pour assurer l'écoulement des eaux, des plantations ont été faites pour absorber l'humidité du sous-sol et ces quartiers, qui étaient à l'état de
OUTILLAGE ECOxNOMIQUE 325
marais croupissants, prendront l'aspect des belles promenades publiques. On étudie en même temps l'amélioration des moyens d^évacuation des vidanges pour lequel un crédit de 350.000 francs est inscrit dans le programme des travaux.
Assainissement de Dakar. — Suivant les prévisions, le grand effort pour Tassainissement de Dakar a porté sur l'établissement d'un système d'égouts destiné à évacuer les vidanges et les eaux ménagères, sur le comblement des ravins situés à l'intérieur de la ville et qui depuis longtemps constituaient les dépotoirs du pays.
Actuellement la portion principale des égouts comprenant de grands collecteurs aboutissant à la mer est terminée, les branchements secondaires sont entrepris et poursuivis avec activité et, sous peu, toutes les habitations de Dakar pourront user du « tout àl'égout ».
Toutes les dépressions, dont certaines étaient considérables et qui se trouvaient, soit à l'intérieur, soit aux abords de la ville, telle qu'elle était en 1902, ont été comblées et régularisées par un système de chaussées qui constitueront, d'après un plan d'alignement, les grandes artères de la ville, au fur et à mesure que les constructions se développeront. Tout un réseau de caniveaux et d'égouts pour eaux pluviales a été installé pour assurer l'écoulement des eaux dans des conditions satisfaisantes, de sorte que la ville de Dakar qui, tout récemment encore, n'était qu'un ensemble de masures informes, irrégulièrement groupées dans des terrains vagues et malsains, prend l'aspect d'une grande ville aux larges avenues, suffisamment pourvue d'égouts pour les besoins actuels et offrant toutes les garanties de salubrité nécessaires dans ces climats. Néanmoins, ainsi que l'indiquait le rapport dressé le 21 novembre 1902 par le Directeur des Travaux publics du Sénégal pour rétablissement du programme des premiers travaux, il est indispensable que ces travaux d'assainissement soient encore étendus pour correspondre au développement progressif de Dakar et faciliter les cultures nécessaires à l'alimentation d'une ville qui doit posséder toutes les ressources d'un grand port de ravitaillement.
Assainissement de Ru/lsque. — La ville de Rufîsque était
entourée par trois marigots importants, un premier au Nord qui séparait la ville du quartier de la gare, uq autre à l'Est où se concentraient les eaux se déversant d'un plateau voisin et un troisième à l'Ouest qui formait l'émissaire principal à la mer des eaux de la région.
Le marigot Nord qui, en tout temps, formait des mares croupissantes au milieu des parties fréquentées et même habitées, a été comblé et un système d'égouts a été établi pour assurer l'écoulement des eaux pluviales dans ces parties de la ville et les quartiers voisins.
Le marigot Est a été séparé de la ville par une chaussée et l'écoulement direct de ses eaux à la mer a été assuré par un canal et un ouvrage spécial pour le débouché sur le rivage.
Enfin on procède à la régularisation du cours du marigot Ouest et de ses abords, de manière à y éviter toute stagnation d'eau.
On étudie en même temps l'amélioration des moyens d'évacuation des eaux de vidanges qui, suivant les prévisions, doit compléter l'assainissement de Rufîsque, mais qui. de même qu'à Saint-Louis, présente, par suite des conditions locales, certaines difficultés de réalisation.
c) Travaux divers
Parmi les travaux divers, exécutés au Sénégal, il convient de signaler :
1° Le pont Faidherhe qui relie l'île Saint-Louis à Bouët-Ville (faubourg de Sor)en traversant le grand bras du fleuve Sénégal.
Le pont qu'il remplaça datait de 1860. Il se composait d'un pont fixe en charpente et d'un pont de bateaux offrant une partie mobile de 20 mètres pour le passage des navires. Son état était très défectueux et les réparations annuelles qu'il exigeait ne s'élevaient pas à moins de 40.000 francs. Il était urgent, en raison de la circulation active qui s'y produisait, de le remplacer par un pont fixe métallique avec travée tournante.
La construction en fut décidée et le 9 octobre 1894, après appel à la concurrence, un marché de gré à gré fut passé entre le Ministre des Colonies et la maison Nouguier, Kessler et G^^
qui s'engageait à reconstruire le pont dans un délai de trois années.
Inauguré officiellement le 15 octobre 1897 par M. André Lebon^ Ministre des Colonies, cet ouvrage présente les caractéristiques suivantes :
Sa longueur est de 506 mètres et sa largeur de 10 m. 20 comprenant une chaussée de 7 mètres et deux trottoirs de 1 m. 60 chacun. Ce pont se compose de sept tabliers métalliques reposant sur deux culées et sept piles.
La culée de rive droite et les sept piles ont été fondées à l'air comprimé au moyen de caissons métalliques ; la culée de rive gauche a été fondée sur pilotis noyés à leur tête dans un massif de béton.
Les sept travées métalliques indépendantes se composent de deux poutres principales dont les membrures inférieures sont horizontales et les membrures supérieures paraboliques.
Ces poutres sont réunies, à leur partie inférieure par des entretoises porteuses ; à leur partie supérieure, mais dans la région centrale seulement, par des entretoises et des contreventements en croix de Saint-André.
La chaussée est faite en béton hydraulique reposant sur des tôles cintrées en acier de 0 m. 008 d'épaisseur s'appuyant sur cinq cours de longerons et deux poutrelles de rive.
Les trottoirs constitués par des madriers, sont supportés par des consoles placées en encorbellement au droit de chaque pièce de pont et reliées par des poutrelles de rive surmontées d'un garde-corps métallique de 1 mètre de hauteur.
La deuxième travée, à partir de la rive droite, d'une longueur de 70 mètres, est mobile autour d'un pivot fixé au centre d'une pile. Elle repose sur un cercle de galets coniques de 7 m. 50 de diamètre. La manœuvre se fait à bras. Pour alléger cette travée tournante^ on a remplacé en 1889, la chaussée en béton par un pavage en bois.
Le nouveau pont Faidherbe ainsi établi a coûté 1.990. 000 francs. Cette dépense de premier établissement est considérable eu égard aux ressources du service local ; elle est compensée dans une certaine mesure par les économies que l'on peut réaliser sur les
frais d'entretien que nécessitait l'ancien pont de bateaux ; elle est justifiée en tous cas par les services que rend le nouvel ouvrage, soumis à une circulation des plus intenses.
2° Le pont de Guet N'Dar qui fait communiquer l'ile Saint- Louis aux faubourgs de Guet N'Dar et N'Dar Toute (langue de Barbarie) en traversant le petit bras du fleuve.
Il a remplacé un pont de bois, bâti sur rôniers, très vieux et en fort mauvais état.
Une adjudication sur concours eût lieu en avril 1897 et M. le Roy dont le projet fut adopté s'engagea à reconstruire le pont suivant les prescriptions du cahier des charges, pour la somme de 172.530 francs.
Nous donnons ci -après les caractéristiques de l'ouvrage :
Sa longueur est de 135 mètres se désomposant comme suit: 1° 6 travées de 8 mètres de chaque côté du fleuve ; 2" deux palées doubles de 2 m. 70 à proximité de la travée tournante; 3° une travée tournante d'une longueur de 34 mètres 40.
La largeur est de 9 mètres comprenant 6 mètres de chaussée et deux trottoirs de 1 m. 50 de largeur chacun.
Les travées fixes se composent detrois files de poutres reposant sur des palées à 3 pieux. Les trottoirs sont supportés par des consoles rivées aux poutres de rives.
La travée tournante se compose de deux poutres de 1 m. 50 de hauteur au milieu et 0 m. 50 aux extrémités, réunies par des entretoises porteuses espacées de 2 m. 50. L'entretoise placée dans l'axe transversal est supportée elle-même par un pivot.
Des galets au nombre de six se déplacent sur un cercle de roulement de 5 m. 50 de diamètre et conservent l'équilibre du tablier pendant la rotation. Extérieurement à ce cercle est rivée une cornière supportant une chaîne Galle engrenant avec le pignon moteur de la travée.
La palée métallique supportant cette travée se compose de huit pieux au pourtour etd^un pieu central. Ils sontcontreventés à deux hauteurs.
Les deux palées voisines de la travée tournante sont à six pieux placés sur deux rangs et les palées courantes sont à trois pieux entretoisés à deux hauteurs dans le sens transversal.
Le platelage de la chaussée et des trottoirs est constitué en madriers de pitchpin.
d) Travaux projetés
Dans le projet de loi déposé sur le bureau de la Chambre et tendant à autoriser le gouvernement général à réaliser un nouvel emprunt de 100 millions, les travaux suivants sont prévus par le Sénégal :
Titre PK — Chemins de fer de pénétration. d) Ligne Thiès-N'Gahaye 10.000.000
Titre IL — Aménagement des ports et des voies navigables.
a) Port de Dakar :
1) iVdduction d'eau 2.000.000
2) Assainissement 1.500.000
3) Mouillage pour les opérations du charbonnage des navires . 1.000.000
4) Eclairage des abords 250.000
d) Outillage de dragage et balisage (Saloum
et Gasamance) 800.000
e) Installation de la baie du Levirier. . . 500.000
Titre III. — Assistance médicale indigène.
Construction d'un hôpital indigène à Dakar, agrandissement de l'hôpital colonial, à valoir sur le crédit de 3 millions.
Titre IV. — Constructions militaires.
Une partie du crédit de 5 millions sera affectée à la réfection des casernements au Sénégal.
D. — Leis coniiiiuiiicatioii§» pos»tales et télégraphiques
Le développement des voies postales et télégraphiques joue un rôle capital dans la vie économique d'un pays. Nous allons
rapidement examiner comment le Sénégal est doté à ce point de vue.
Service postal maritime. — Le service maritime postal est assuré par trois Compagnies :
1^ La Compagnie des Messageries maritimes^ dont les lignes du Brésil et de la Plata, partant de Bordeaux tous les quatorze jours touchent Dakar. Les prix des passages de Bordeaux à Dakar sont les suivants :
l'"' classe 700 francs
2° La Compagnie des Chargeurs Réunis qui effectue tous les mois un voyage commercial, c'est-à-dire, avec escales nombreuses dont le départ a lien du Havre le 11 de chaque mois et de Bordeaux le 15 ; tous les mois également elle fait partir un paquebot rapide quittant Bordeaux le 25. C'est cette ligne qui constitue le service postal subventionné tous les deux mois. Les prix de Bordeaux à Dakar sont :
l'^ classe ^ 675 francs *
La Compagnie Fraissinet avec une ligne libre allant tous les deux mois de Marseille à Cotonou et une ligne subventionnée allant tous les deux mois également de Marseille à Loango. Les départs ont lieu tous les 5 du mois et les prix de passage entre Marseille et Dakar sont :
V^ classe 550 francs
Service postal intérieur. — Entre Dakar et Saint-Louis, les correspondances sont échangées par des trains circulant journellement ; en outre, un train supplémentaire, de novembre à mai, dessert les stations comprises entre Saint-Louis et Louga,
d^une part ; et Dakar et Tivaouane de l'autre. Tous les bureaux situés sur leur parcours bénétîcient d'uQ deuxième service postal. Le service postal entre Dakar et Gorée est obligatoire aux heures de départ suivantes :
De Dakar De Gorée
6 heures 30 du matin ; 5 heures 4o du matin ;
11 heures du matin ; 10 heures 15 du matin ;
5 heures du soir ; 1 heure 40 du soir ;
6 heures 45 du soir. 6 heures du soir.
La Casamance est desservie deux fois par mois par un service à vapeur subventionné. Le port d'attache du vapeur chargé de ce service est Saint-Louis d'où les départs doivent avoir lieu de façon à permettre au navire de quitter Dakar 24 heures après l'arrivée du paquebot des Messageries Maritimes.
Le service entre Dakar, Gorée et Saint-Louis-Ziguinchor est effectué moyennant une subvention annuelle de 70.000 francs. Sédhiou, chef-lieu delà Casamance, est également desservi par un vapeur de la Compagnie commerciale dont les départs elles arrivées à Ziguinchor coïncident avec les mouvements du Roitelet de la Compagnie de Cabotage à vapeur. Pour assurer ce service, la Colonie accorde une subvention de 3.500 francs par an, payée sur le Budget des Pays de Protectorat.
MM. Devès et Chaumet sont chargés du transport des dépêches postales entre Saint-Louis et Podor pendant la saison des bases eaux, moyennant une indemnité de 100 francs par voyage.
Les vapeurs de commerce concourent également au transport des correspondances postales ; ce service est effectué gratuitement par les navires français recevant la prime de navigation.
Courriers piétons. — Un service de courriers piétons, organisé depuis que fonctionne la ligne télégraphique du Sine-Saloum (1893) desserties bureaux de Toul, Fissel^ Fatick, Foundiougne, Kaolack et Niorn. Les correspondances, peu nombreuses d'ailleurs, à destination de Malem, Diambour, Sine et Bangol sont envoyées par l'intermédiaire des surveillants chargés de la visite des lignes.
La marche des courriers piétons est indiquée ci-après : départ
332 LA MISE EiN VALEUR DU SENEGAL
des points extrêmes (Tivaouane et Foundiougne) tous les trois jours: les V% 4, 7, 10,13, etc.
Les courriers piétons de Tivaouane à Fatick franchissent une distance de 100 kilomètres en 26 heures au moyen de 4 relais.
Lorsque l'importance des courriers Texige, les bureaux intermédiaires, prévenus par Tivaouane, engagent des piétons supplémentaires.
Le départ du courrier piéton de Fatick à Kaolack a lieu les 2,
5, 8, 11, etc., tous les trois jours, à 4 heures 30 du soir.
Le départ du piéton de Kaolack à Fatik a eu lieu également tous les trois jours : les 3, 6, 9, 12, etc., à 4 heures 30 du soir.
Le courrier de Kaolack à Nioro à lieu tous les 6 jours : les V%
6, 12, 18 et 24, à o heures du soir ;
Celui de Nioro à Kaolack effectue un voyage tous les 6 jours : les 3, 8, 14, 20 et 26, à 3 heures du soir.
Les courriers piétons de Rufisque et de Joal partent les dimanche et les jeudi, à 8 heures du matin, pour se rencontrer à Portudal où ils échangent les dépêches ;
Le départ du courrier piéton de SaldéàCascas à lieu les 1^^, 5, 10, 15, 20 et 25 de chaque mois; départ de Saldé à 6 heures du matin ;
Le piéton de Gascas à Saldé effectue son voyage les 2, 6, 11, 16, 21 et 26 de chaque mois, à 6 heures du matin ;
Le courrier piéton d'Aéré à Démette a lieu tous les trois jours : les l^"", 4, 7, 10, etc., à 6 heures du madn, départ de Démette à Aéré les mêmes jours, à midi;
Le transport des correspondances pour les postes du Sénégal situés sur le fleuve et pour le Haut-Sénégal est assuré par le service de cette Colonie, à partir de Podor, pendant la saison des basses eaux. Les porteurs sont recrutés par l'intermédiaire des bureaux de Podor, Saldé, Matam et Bakel toutes les fois que les canots à vapeur du système « Yoruz » ou les pirogues postales en acier ne sont pas employées et sont payés par les soins des receveurs régionaux et des agents spéciaux du Sénégal pour le compte de la Colonie voisine.
Les courriers du Bas et du Haut-FIeu^'e, sont expédiés tous les
Bureaux de poste du Sénéf^al
Aéré . P. T.
Bakel P. T.
Car.ib.ine 1'.
Da^ana P. T.
Dakar P.P.I.
Diauibour P. T.
Fatick P. T.
Fissel P.r.
Foundioiigno P. T.
Corée P. T.
Goumbo-Gucoul . V .'W
Haindallaye P T.
Joal P. T.
Kaédi P,T.
Kaolack P. T.
Kelle. P. T.
Louga P. T.
MalèQie P. T.
Mamelles (sémaph.) T.
Matam P. T.
Mérinaghem P. T.
M'BangoI P. T.
M'Pal P. T.
N'Dande. P. T.
N'Gnye-Mekhc . • P. T.
Nianing P. T.
Nioro-Rip P.
PireGoureye P. T.
Podor P. T.
Richard-Toll P. T.
Rufisque P. T. t.
Saint-Louis P.T.t
Saldé P. T.
Sédhiou P. T.
Scnoudcbou P. T.
Sine P. T.
Thics P. T.
Tivaouane P. T.
Toul P T.
Vcling.ir.i P. T.
Ziguincbor P. T.
Opérations diverses
valeurs déclarées
VD, YD.
YD
YD, VD,
YD.
YD.
YD.
YD.