‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 12 sur 114 · I.KS FORMES OI-OMHTRIQUES TI · texte numérisé non relu

I.KS FORMES OI-OMHTRIQUES TI

Tyran dont le sourcil, sitôt qu'on te répond, Se fronce comme l'onde aux arches d'un vieux pont. L'Art d'ctrc gri.!iul pci\\ i s i .

La patte d'oie éclôt en gerbe au coin des yeux.

Dcrnicrc gerbe. 23s.

Il avait au coin de l'œil un carrefour de rides où touies sortes de pensées obscures se donnaient rendez-vous. Le secret de sa phvsionomie ne pouvait être déchiffré que là. Sa patte d'oie était une serre de vautour.

Les Tr'aviiillciirs de la nier. II, 168.

Des lignes enchevêtrées forment un tricot, un écheveau brouillé, un casse-tête chinois, ou ressemblent aux lettres d'un alphabet d'orient, bizarrement soudées entre elles :

Un tricot inextricable de rues bizarrement brouillées. Notre-Dame Je Paris. 1. 182.

Ce dédale inextricable de ruelles... qui ressemble à un écheveau de fil brouillé par un chat. Ih.. m.

Ursus, un moment dérouté dans l'écheveau brouillé des ruelles. L'Homme qui rit. II. 110.

•Les deux enfants... égarés dans l'immense casse-téte chinois parisien, n'étaient pas revenus.

Les Misérables, W , 439.

Le vaste égout Platrière. espèce de casse-téte chinois.

Lb., V, 192.

On se fera une image plus ressemblante de cet étrange plan géométral \de l'égout de Paris) en supposant qu'on

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voie à plat sur un fond de ténèbres quelque bizarre alphabet d'orient brouillé comme un fouillis, et dont les lettres difformes seraient soudées les unes aux autres, dans un pêle-niéle apparent et comme au hasard, tantôt par leurs angles tantôt par leurs extrémités.

Ib., 158-1^9.

Victor Hugo a très souvent recours à la métaphore pour désigner ciivers groupements, plus ou moins denses, plus ou moins étendus. Pour la plupart, ces métaphores sont en dehors de notre sujet ; elles éveillent en effet une idée de nombre, de situation, mais non une idée de forme. Quand Victor Hugo nous parle de constellations de crabes ou de savates, d'archipels de soleils', quand il compare le ciel à une effrayante queue de paon-, quand il voit dans les constellations des " grappes d'astres qui pendent à la treille immense des nuits >/\ ou « des mouches posées sur Ténorme calendrier « '. nous voyons bien l'image d'objets tantôt pressés, tantôt clairsemés, nous n'apercevons aucune ligne. Je n'indiquerai donc, dans cette catégorie, que les métaphores suivantes qui offrent à l'esprit une forme définie :

Ces sept fenêtres, pareilles à sept rouges étoiles, reproduisaient avec une exactitude parfaite la Grande-Ourse qui étincelait, en cet instant-là même, pure et blanche au fond

I. Voir Alpes et Pyrcnces, 202 ; — les AHs<'nil>/es, III. v>7 ; — Poslscrtpinm de ma vie, 23.

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