‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 41 sur 114 · I. Cf. p 31 et suivantes · texte numérisé non relu

I. Cf. p 31 et suivantes

Le plus rapproché de ces rochers est d'une forme étrange ; il semble voir sortir de Tenu pleine de rage la tête hideuse et impassible d'une idole hindoue, à trompe d'éléphant. Des arbres et des broussailles qui s'entremêlent à son sommet lui font des cheveux hérissés et horribles.

Le Rhin, II, 263.

Les hlés, le lierre, les plantes aquatiques sont aussi des chevelures, cheveux d'or ou cheveux verts :

La Champagne pouilleuse, .i huiuelle juillet vient de couper ses cheveux d'or. Le Rhin, I, 69.

Les blés (vus d'un train en marche) sont de grandes chevelures jaunes, les luzernes sont de longues tresses vertes. France d Belgique, wt).

Je voyais de la route un grand pan de muraille qui, comme une tète renversée dont les cheveux pendent en arrière, laissait tremper le bout de ses lierres dans l'eau du golfe. Alpes et Pyrénées, 18.

Tes jardins sentent bon et sont tout chevelus De lierres, de jasmins et de convolvulus.

Dernière gerbe, ici.

J'aime la broussaille mouvante.

Le lierre, le lichen vermeil.

Toutes les coiffures qu'invente Pour les ruines le soleil.

L'A ri d'être grand-père, 166-167.

Que l'algue aux verts cheveux dégrade ses contours.

Les Orientales, 98.

LE CORPS DE L HOMME 1£T Dl; 1. ANIMAI.

Où les longs cheveux verts des sombres goëmons Tremblenl dans l'eau moirée avec l'ombre des monts. Les Chants du crcptisciile. i^'è.

Les gros galets couverts d'herbes peignées par le flot qui sont comme des crânes avec des chevelures vertes.

France et Belgique, 30.

Une vieille fontaine -vasque chargée à son sommet de conferva rivularis, dont les cheveux verts laissaient tomber goutte à goutte des perles d'eau étincelante.

Alpes et Pyrénées, 81.

Cette chute (d'eau) s'égouttait gracieusement aux extrémités des conferves comme aux pointes d'une chevelure. Les Travailleurs Je la mer, II, 57-58.

Les galets étaient glauques et revêtus de conferves... Ils ressemblaient à des dessus de tètes d'enfants avec des cheveux verts. Ib., 19S.

D'horribles fronts d'écueilsaux cheveux de varechs.

Dieu, 16.

Des herbes longues de plus d'une toise ondulaient sous l'eau avec un balancement de cheveux au vent.

Les Travailleurs de la mer. II, -j-^.

Laissant sur leurs pieds nus, lavés par les eaux pures. Ruisseler les cressons comme des chevelures.

. Toute la lyre. I, 149.

Les racines sont des chevelures, et les cheveux

sont des racines :

11 sent la chevelure aft'reuse des racines Entrer dans son cercueil.

Les Contemplations, II, 217.

l80 LE SENS DE LA FORME CHEZ VICTOR HUGO

L'arbre, qui sort d'une fêlure, A-t-il en bas sa chevelure Qui plonge au globe rajeuni ?

Penseurs, têtes du ciel voisines, Vos cheveux sont-ils les racines Par où vous puisez l'infini ?

Toute la lyre, 1, 243.

Les charrettes de foin ont des cheveux que les arbres peignent au passage :

Chemins bordés de pommiers bas qui peignent les charrettes de foin au passage. France et Belgique, 18.

Quand les arbres des routes S'agitent et se font mille signes de loin. Joyeux d'avoir peigné les charrettes de foin.

Religions et Religion, 190.

Les charrettes de foin, dans les chemins roulant, Laissent leurs cheveux verts et tlottants, h poignées. Aux branches qui les ont au passage peignées.

Der/i iàrc gerbe , 199.

Les métaphores de \'ict()r Hugo nous ont déjà montré dans les arbres des têtes ébouriffées : nous trouvons de même des buissons, des arbres, des bois, des joncs échevelés :

Par delà ce lac morne où pendent Tant de buissons échevelés.

Les Orientales, 128.

(Un jardiui. Il n'avait plus ni berceaux, ni boulingrins,

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