‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 43 sur 114 · I.E CORPS DE l'homme ET DE I.'aMMAI. ' l · texte numérisé non relu

I.E CORPS DE l'homme ET DE I.'aMMAI. ' l

Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront. Et qui pleurent épars autour de ton beau front. Comme les feuilles sur le saule.

Les Orientales, ni.

Cette assimilation de la chevelure — ou de la perruque — à la végétation se trouve aussi en argot, dans une métaphore dont Victor Hugo s'est servi :

Ils sont gais, et, contant leurs antiques bamboches. Branlent leurs vieux gazons sur leurs vieilles caboches.

Les Cluitimeiits, 308.

Si riierbe et les arbres sont une chevelure, là où cette végétation manque il ne reste plus qu'une tête tondue, ou, le plus souvent, une tête chauve :

Une de ces collines basses, couvertes de chaume coupé ras, qui, après la moisson, ressemblent à des tètes tondues.

Les Misérables, 1. 123.

Du fond des bois, du haut des chauves promontoires.

Les Orientales, 105.

Mais toi, géant!'- — d"où vient que sur ta tête chauve Planent incessamment des aigles à l'œil fauve?

Les Feuilles d'automne, 297.

Le jour baisse; on atteint quelque colline chauve.

Les Châtiments, 399.

Et je vis une colline chauve.

Toute la lyre. 111,8.

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