‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 47 sur 114 · I. L'Océan · texte numérisé non relu

I. L'Océan

l88 LE SENS DE LA FORME CHEZ VICTOR HUGO

marin un lion, et de la houle un cheval qui se cabre :

L'énorme écume échevelait toutes les roches.

Les Travailleurs de la mer, II, 71.

On le voyait de loin dans la rafale... ruisselant de pluie... avec la face d'un lion qui aurait une crinière d'écume.

La houle se cabra sous le navire et se renversa, rejetant l'épave dans sa crinière d'écume.

L'Homme qui rii, I, 189.

La pluie, que Victor Hugo compare à des fils d'araignée, peut également être comparée à une chevelure, soit qu'elle glisse le long des vitres, soit qu'elle fouette l'espace :

La pluie coule sur ma vitre comme une chevelure d'argent. Correspondance, 11, 181.

Et la pluie effarée à la crinière horrible Tord les nuages sur leurs fronts.

La L'geiide des siècles, III, 116.

La bise, conduisant la pluie aux crins épars.

Ib.. IV, 299.

Ce géant' était trombe, ouragan et torrent... Sa face d'eau tremblait sous ses cheveu.x de pluie.

La Fin de Satan, 23.

L'ouragan qui, farouche, aux grands sommets essuie Sa chevelure d'air, de tempête et de pluie.

Dieu, 26.

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