‹ Le sens de la forme dans les métaphores de Victor HugoChapitre 57 sur 114 · I. Le cliéne des États-Unis d'Europe · texte numérisé non relu

I. Le cliéne des États-Unis d'Europe

2o6 LE SENS Di: LA FORMK CHLZ VICTOR HUGO

Lécueil aux hanches énormes.

Les Chants du crcpuscnlc, 129.

Les rochers, ces rudes hercules, Combattent dans les crépuscules L'ouragan, sinistre inconnu ; La mer en pleurs dans la mêlée Tremble, et la vague échevelée Se cramponne à leur torse nu.

Les Coniciiiplations, II, •)oo.

Les deux rochers, tout ruisselants encore de la tempête de la veille, semblaient des combattants en sueur... Tout était de niveau, hors les deux Douvres, debout et droites comme deux colonnes noires. Elles étaient jusqu'à une certaine hauteur toutes velues de varech. Leurs hanches escarpées avaient des reflets d'armures.

Les Travailleurs de la mer, 11,7-

Ils se mirent six, arc-boutés au tronçon du mât, tenant l'hiloire horizontale hors du bord et droite comme une lance devant la hanche de l'écueil.

L'Homme qui rit, 1, 176.

De même qu'ils avaient vu surgir les Casquets, puis surgir Ortach, à présent ils voyaient se dresser la pointe d'Aurigny, toute de haute roche. C'était comme des géants l'un après l'autre. Série de duels effrayants. Ib., 189.

Dans le dolmen, dans les piliers de Montfaucon, Victor Hugo croit reconnaître des Molochs:

Le dolmen monstrueux songe sur les collines: L'énorme nuit l'ébauche en spectre ; et dans le bloc La lune blême fait apparaître Moloch.

Les Quatre vents de l'esprit, II, 62.

LE CORPS Dh L HOMMK ET DE I. ANIMAL 207

Ses piliers bruts, runes d'un dogme atroce, Semblent des Irmensuls livides, et ses blocs Dans l'obscurité vague ébauchent des Molochs.

La Légende des siècles, I, 223.

De vieilles tours sont des géants. Elles ont des hanches robustes et sont prêtes au combat :

Vieilles tours que le temps l'une vers l'autre incline, Et qui semblez de loin, sur la haute colline, Deux noirs géants prêts à lutter.

Odes et Ballades, 393-394.

Die Mausc est encore une sinistre et redoutable commère, sortie jadis armée et vivante, avec ses hanches de lave et de basalte, des entrailles même de ce volcan éteint, qui la porte, ce semble, avec orgueil.

Le Rhin, I, 230.

Si les montagnes ont pour squelette la roche, elles ont la terre pour muscles :

L'ombre et la verdure recouvraient les muscles puissants des collines. Alpes et Pyrénées, 34.

Elles ont de larges épaules :

Qui donc, comme une branche où l'oiseau fait son nid. Courbe ta large épaule' et ton dos de granit ?

Les Feuilles d'automne, 297-298.

Puis octobre perd sa dorure:

Et les bois dans les lointains bleus Couvrent de leur rousse fourrure L'épaule des coteaux frileu.x.

Les Voix intérieures, 254-255.

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