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et qu'il est l»ien autre chose qu'un simple parti politique, car il s'est donné pour tâche la délivrance de tous ceux qui souffrent. Il ne doit plus méconnaître sa propre supériorité morale, qui l'ait de lui la religion humaine par excellence, qui l'oppose à toutes les injustices, à toutes les douleurs, a tous les mensonges.
Ce n'est pas faire de la métaphysique inutile, que de dire maintenant, que la réforme sociale ne peut être laite ni par un gouvernement, ni par un parti politique, attendu qu'elle implique des formes juridiques nouvelles, étrangères à toutes les institutions actuelles, et un esprit qui ne peut pénétrer dans l'Etat acluel qu'en le détruisant de fond en comble.
Ce n'est pas remuer de vaines théories, que de reconnaître que les progrés à introduire dans les lois et dans la constitution politique sont de bons fruits à recueillir çà et là sur la route; mais que la grande moisson finale sera faite, comme le voulait l'Internationale, non par les hommes d'un parti qui auront su s'exercer à la manipulation des engins suspects de la politique, mais par les travailleurs eux-mêmes, donnant eux-mêmes, avec leur conscience, leur expérience et leurs connaissances techniques variées, une constitution à la société. Ces points de doctrine sont aussi des règles de tactique, car ils font connaître, non seulement des principes généraux que tout le monde accepte déjà, mais une direction de l'effort général qui n'a encore jamais été nettement indiquée, jamais hautement proclamée. Elle est pourtant la condition sine qua von de l'unité socialiste, le labarum grâce auquel on ferait de ce grand projet une réalité, car tant que le parti socialiste ne s era qu'un parti politique ; on ne fera jamais de véritable unité.