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qtie lorsqu'elle est manifestée dans rUiiivers.. Vous savez aussi que Ton voit dans le triple Logos l'aspect du pouvoir, l'aspect de la sagesse et l'aspect de ramour.
Toutes les activités humaines portent l'em-' preinte de ce triple Logos ; toutes les activités humaines peuvent être classées sous Tun de ses trois aspects — elles revêtent l'aspect du pouvoir, de la sagesse ou de l’amour, sous lesquels tout<\s les races humaines sont groupées et tous les genres d’activités des nations et des individus sont classés. Je choisis cette classificalion, parce qu’en traitant d'un sujet aussi complexe que celui dont nous nous occupons, elle nous donne, en quelque sorte, un jeu de petites boîtes dans lesquelles nous pouvons mettre de côté les difîérentes parties du sujet de la conférence, afin que vous puissiez y songei' et les examine]* à loisir. N’oubliez pas que les trois ne font qu’?u?; qu'ils se pénètrent mutuellement et que ces divisions ne concernent que l'aspect phénoménal et iioîi pas l’essence. Mais, puisque nous vivons dans le monde phénoménal et que la distinction porte, elle aussi, sur le côté phénoménal, nous pouvons bien nous en servir et elle ne nous induira pas en erreur, si nous nous rendons compte de riinité fondamentale d'où tout procède.
Supposez donc que nous prenions cette classitf. fication sous ses troi-s aspects et que nous la sub-
divisions un peu plus r nous aurons a classer dansla cat<‘gorie de raniour toutes les activités mentales qui ont Irait, d'un côté à la religion et de rautre h la philanthropie, en donnant à ces deux mots leur sens le plus lai'ge ; religion roulant dire le devoir envers ceux qui sont au-dessus de nous; et philanthropie, le devoir envers Ceux qui nous entourent et envers Ceux c}ui sont nos inférieur^. En sorte que, dans cet aspect de l'amoui*, nous comprenons toutes les activités humaines (pii se traduisent par un hommage rendu à Ceux qui nous précèdent dans l'évolution et par une aide, une assistance fourn're à nos €‘gaux ou à nos inté-^, rieurs, a^^sisiance à la<piel]e s ajmite un sentiment (te compassion. Si nous faisons la dislinciion.entre les Dieux et les hommes, ta religion aura trait aux devoirs directs envei's les Dieux — et vous verrez dans quelques instants ce cp.ie cela veTit dire — tandis que la philanlhropie aura trait aux devoirs directs envers les hommes, sur le plan physi(pie d aliord, enveisi les hommes que nous voyons autour de nous. Sous la dénomination de sagesse, nous engloberons toutes les activités du mental humain, du mental supérieur comme de ririférieur, qui se ré[)artisserii sur les sciences, la philosophie elles arts. Nous avonslà trois grands chainî>s (raclivilé du numtal (pir appariieiment à raspecl sagesse du Loyos, non pas que le savoir lui-même soit ta Sagesse, mais c'est la matière au
moyen de laquelle.^ par une sorle d'alcliiinie spirituelle, la sagesse est t^voluée ; car la connaissance spiiituelleinent transmuée devienl la sagesse. Nous comprenons donc tontes les activités du savoir sous la dénomination générale de sagesse. I Nous classerons ensuite dans la catégorie du pouvoir toutes les activités liumaines qui se rapportent au gouvernement des hommes, à rexercice de lonctions administratives et exécutives, à la constitution des nations, à la formation de coin m unau tés, en un mol, a Ioui ce qui nécessite l'emploi du pouvoir. Dans cette même catégorie rentreni également les facultés créatrices que l'homme possède par droit
de naissance, comme étant de lignée Divine,
ces facultés créatrices que si peu d hommes comprennent, dont si peu d’hommes usent sciemmeni, et qui sont les causes puissantes de révolution humaine et la grande force qui pousse les hommes en avant. Toutes les actions des divins Maîti*es, dans le passé comme dans le présent, lendent à assurer à ces vastes charnps d'activité une intelligente culture humaine, alin que rhomme les laboure convenablement et assure son évolution par ce fait. Tous leurs efforts ont pour but d'imprimer une bonne direction h ces activités, que ce soient celles de l'amour, de la sagesse ou du pouvoir, afin de les lancer sur la voie directe de l’évolution humaine en général. C’est pour cela que toutes les grandes religions ont été fondées
pom cela que les plus nobles codes de inoi’ale ont ele enseignes ; c es! le inolif pour Ie(|uel onl été données tant de })uissantes iinj)ulsions au développement inlellecluel, lesquellesonl valiiactuellenienl à 1 homme un nouvel et (‘oinplet exposé de toutes les antiques vérités, sous ce nom de Sagesse Divine, qui vous est si tamiliei* mainlenant dans sa tonne grecque* de rhéosophie. (’e nesi e[irun nouvel exposé de lanlique vérité, un nouvel elîort des mêmes Maîtres pour diriger ces activités de la vie humaine.
C est actuellement plus nécessaire* epie jamais, car si vous jetez un coup d'œil sur le momie en gene‘ral, vous e*.onstalei*ez epie dan'-^ toutes les cate'gories ele l'aclivilé humaine riiomme paraît a>'oir atteint la limite de ses pouvoirs. Il a confjuis le plan physiejue ; il l'a si bien soumis, ([ue le côté physique absorbe beaucoup tro[) son attention el ses soins, tandis ejue les réalités des plans suj)erieurs sont cachée*s à sa vue. Si nous considérons les activités de la vie, nous voyons, ('u ce qui concerne la religion, qu'elle est attaipiée d'un côl(* par le matérialisme et minée de l'autre par la superstition, en sorte (pie l'humanilé loinaie conin* eJle deux glaives (jui menacent à la fois son existence — le scepticisme (pii ne croit pas et la superstition (jui croit mal. Tous les deux sont funestes au progivs humain dans ce chanq) particulier d activité. Si, (juittant la religion, nous
nous tournons du côté de la philanthropie du monde moderne, nous trouvons une misère trop grande et trop profonde pour que l'homme puisse Inlter contre elle. Là où la civilisation moderne a le plus de succès, là où elle triomphe le plus, vous rencontrerez la plus grande accumulation de soufi'rances et la plus atroce misère qui puissent écraser la vie humaine. Lorsque vous étudiez ces s )uffranccs, vous reconnaissez, non seulement que toute philanthropie reste impuissante devant elles, mais encore <[u elles donnent naissance an ressenlimenl, à la haine entre les classes (lifl‘(‘renies, à des menaces de révolution el d anarchie. La civilisation est ainsi menacée dans sa base même et les hommes ne savent comment parer au danger, car ils ont perdu le sentiment de ramoiir.
Si de Tamoiir vous passez à la sagesse, vous verrez <|ue son vaste champ d’activité est paHout jonché de difficultés. La science semble avoir éouisé ses ressources matéiielles. Ses appareils sont si merveilleusement délicats, qu'aucun progrès sur ce point ne semble plus ]>ossiWe ; ses brda ices sont si admirablement précises, qu elles lui permettent de peser une imperceptible pai tie d'un grain et elle déclare, pourtant, qu’il y a des substances impondérables même pour ses balances les plus délicates. La science est presque à bout de ressources avec ses méthodes actuelles et
ello «e «enl dominée, malgré elle, par des forces d’n ne nature pins subtile et bien pins mystérieuse que celles qu’elle avait coutume d'admettre. Si nous jetons un regard dans le laboratoire du chimiste, ou dans le cabinet de travail de l’homme de science, ils nous paraissent envahis par des forces qii ils ne sauraient manier en employant des poids et des mesures. Ccs forces les embarrassenl {)ar leur réalité, alors qu’elles sont, en même temps, en opposition avec les méthodes de leur science, avec tout Ce qu’ils croient connaître de la nature. Sur le terrain philosophique, vous vous trouvei’ez en pleine lutte entre* le matéria lisme, dont rinsuftisance est démontrée, et l'idéalisme qui n’arrive pas à s'établir sur une base fixe et inattaquable. Dans le domaine des arts, vous ne trouverez aussi qu'impuissance et stérilité ; l’art ne produit plus rien de grand et de nouveau et se borne à copier maladroitement les anciens. Impuissant et stérile, il a perdu sa force créatrice.
Considérons maintenant l’activité, sous le troisième des grands aspects que je vous ai signalés, sous l aspect du pouvoir ! Que voyons-nous dans le monde moderne ? Les nations se livrent aux expédients, les unes après les autres: elles ont perdu les divins Souverains qu elles avaient jadis et qui étaient capables de les gouverner et de les conduire sur la voie delà prospérité et du bonheur;
elles cherclienl à compenser In perle de ces Rois divins, en se donnanl un roi à plusieurs listes que l’on appelle le Peuple ; au lieu de la i*oyaulé divine des puissants Initiés, elles ont (‘e que 1 on appelle le gouvernemenl du |)ays par lui-ménie et les méthodes démocratiques — comme s il sultisail de multiplier l'ignorance par un multiplicateur surtisammenl tort, 'pour obtenir le savoir comme résultat. En ce qui concerne les lacultés créatrices, on n’en a plus souvenir et l'homme a tellement perdu de vue <on divin h(*ritage, qiu^ ceux qui en parleraient se rendraient ridicules.
Que prouve toul cela? Cela nous prouve que rhumanité en général va faire un nouveau pas en avant. Cela prouve que nous avons atleint une de ces périodes de transition, durant lesquelles les anciens procédés de croissance et de développement, usés, doivent fair«‘ place à de nom (‘aux procédés. Au milieu du trouble et de l'agitation, au milieu de la délresse et de la perplexité, les germes du prochain progrès grandissent au sein d(' i humanilé,qui rendra à ces trois genn's d'activité leur ancienne puissance, ac'crue^jiar un non veau développement el le caractère bien défini qu'ils avaient jadis. L'évolution, en etîel, ne rélrograde pas, mais elle reproduit ses jirogres passés el ses anciennes méthodes, en avanyaid suivani une spirale ascendante sur chaque anneau de laquelle on retrouve, sous une tbrme ]ifus élevée.
s'i^i33si»iü3aai:v-;v- -, ---V..
cc qu'il y avait do meilleur sur ranaeau précédent. L'iiumanilé évolue aujouixl'hui sur celte spirale, afin de réaliser, avec de nouveaux pouvoirs et des lacultés plus étendues, ce que le passé nous nionlre sous des formes dilférentes.
Considérons l'amour. Lorsque l'iiumanilé fera un nouveau pas en avant — et nous trouvons, deci de-Ià, des signe- précurseurs indiquant qu'elle se prépare à le faire — comme elle aura déjà annulé à la |)erfection son véhicule physique, le Lut de ses elfoi’ls sera de perfectionner le second véliicule dans leipiel elle peut être conscientfu c’est-à-dire celui qui lui pernndira d'agii* librement sur le plan astral. Dans des milliers d'années, l'humanité aura développé ce second véhicule et la grande majorité des hommes sera en étal de s'en ser\ir pour travailler sur le plan astral, aussi ai<( lîKuil et aussi facilement qu'idle agit aujourd'hui sur le plan physique, en se servant de son corps physique comme véhicule. \on pas le genre humain tout entier cependant..., caitous les hommes ne sont pas égaux comme le prétendla sottise moderne..., mais la grande masse des homnu's accomplira ce progrès <lans son évolution, dévelop[)era son corps astral et rulilisera complètement, de sorte que le pi ogrès de l'humanité iu‘ restera pas stationnaire.
Uuel changement produira-f-d, ce pas en avant ? En matière de religion, le champ de vision élargi
de riiiiinanilé inellra à la })orlée de ses regards ee plan d'exislence que Ton appelle Taslral,région dans laquelle un grand nombre de hautes Intelligences se manifestent en prenant forme, dans le but d’aider et d'instruire les hommes. Ceux-ci apprendront à voir et à connaître ces. Êtres dont toutes les puissantes religions ont proclamé l’existence ; ils les connaîtront comme ils connaissent, ou croient connaître, actuellement, les corps |)hysiques qui les entoui*ent. Ils connaîtront les entités de ce monde aujourd’hui encore invisible. En sorte que la majorité des hommes partagera avec les plus avancés de notre époque actuelle, ce savoir de première main, si l'are aujourd’hui — et cette ceiiitude puisée aux sources memes, savoir et certitude qui rendront le scepticisme à jamais impossible. Lorsque, dans son état de conscience normal, un homme connaît l existence drê ces mondes invisibles et de leurs habitants — lesquels nous entourent de tous côtés — cet homme ne peut davantage en douter que vous ne le faites vous-même de l’existence de ^otre })ère, de votre mère et de vos enfants. (Je ne diseuh' pas la question du réel et du chimérique au point de vue philosophiijue. Je ne inoccupé que de l’imivers phénoménal et j’emploie les mots avec la signitication habiluelle qi>e nous leur donnons dans nos rapports entre nous.) Lorsque ce pas aura été fait, le caractère de la religion changera du tout
au toul el vérités qui sont actuellement connues et [jroclamées par les voyants et les prophètes seront alors connues de tous les hommes et à la portée de leur expérience de tous les jours; cela aura pour résultat de rendre le scepticisme aussi impossible (pi'il Test de nos jours, en ce qui concerne la majeure partie des données scientitiques. La superstition sera détruite aussi bien que le scejiticisme. Grâce à rignorance des hommes, elle vit dans rombre^ elle se développe et prosjvère et devient une malédiction pour les peuples, car certains hommes qui ont conservé la tradition du savoir, sans en posséder la ré a ht é, font ur-a^e cle cette tradition pour réduire leurs compatriotes eu esclavage. Ceux-ci, dans l(‘ur ignorance, sont terrifiés par cetb' prétention au savoir et s'inclinent uevant ceux qci prétendent en possé^^ler les clefs, bien ({uc ces clefs soient rouiJlées et ne puissent pins tourner du tout dans les serrures. Et nous verrons, comme nous le voyons aujourd'luii, que la superstition devient impossible, lorsipie les yeux des hommes sont ouverts. \'ous ne savez pas le mal ([iie t'ait la superstition au delà de là mort. Vous n'avez point d’idée des soutfrances et des lerreurs (pfendurent de trop nombreuses âmes, lorsqu'elles passent du corps matériel dans un monde qui leur est inconnu, et où pullulent, pour elles, les épouvantails ima- : ginaires dont l a peuplé la superstition dirigée par
le prétendu savoir. C'est siirioui le eas en Oceidenl, on l’on parle d'un enfer éternel et oii l'on dit qu'aju-ès la niorl il n'y a ni développenieni, ni progrès, que le ])é(;lieur est plongé dans un lac de soufre enflaimné, oii il restera durant les innombrables siècles de l'éternité, sans espoir d(^ >alu1, ni de libération. Vous ne pouvez vous imaginer l'effet (|ue ces croyances ju'oduisent sur les âmescjui franchissent les portes de la mort, pour passer dans l'aiilre monde. Ces pauvj'es ûmes '^e figurent ([u'd en est ainsi, et qu'elles peuVmit éti*e victimes des horreurs décrites et proclamées-qjar leurs ignorants instruebmrs. Ceux (jui les assistent de l'autre roté ont bien de la peine à cabnei* graduellement leur terreur et à leur faire conq)rendr(‘ que la Loi règne partout et que la malveillance td la méchanceté ne sont j^as au nondjre des pouvoii’s qui diligent le Ivosmos. Comme je viens d(' vous h' dire, le scepticisme et la superstition seront donc impossibles: on r^mcontrera d'autres diffKuiltés, d'autres problèmes, d'autres (pieslions obscures, mais ces ennemis jumeaux de riiomme, le scepticisme et la suj)(‘rstition, seront détruits, sans qu'il huir soit plus possible de renaître, lorsque ce jour sera venu l>our rhumamté.
En ce (jui eoncerne l'amour, pris au point de vue philanthroj)i({ue, le progrès sera grand aussi, car, de ce plan, on juuit beaucoup mieux
agir pour le bien de Thomme, que d’ici, sur le plan physique. Les activités physiques sont très briiyanles, mais donnent des résultats comparativement laibles. Vous voyez un homme qui court çà et là. édictant des lois, faisant une chose ou une autre, autant dans le monde gouvernemental que dans la société, et vous vous imaginez ijue son œuvre est très grande et qu'elle produira fie merveilleux résultats. Mais eomme ils sont petits et mesquins, ces résultats, lorsqu’on les compare avec le flot (|ui ruisselle de l’œuvre invisible a» s'omplic dans le calme et le silence, sans qu une parole soit articulée, sans qu'aucun etforf soit tait par le corps physique!...; de l’œuvre accomplie par le mental, dans le milieu subtil qui agit sur Jes pensées des hommes plutôt que sur leurs corps, qui intluence leurs mentais plutôt que leurs enveloppes extérieures. Lorsque l’humanite se sera élevée jusqu'à ce plan supérieur, cette influence sera bien plus répandue qu’elle ne l est aujourd'hui et l’on combattra la misère, le crime et tes souffrances, en agissant sur le mental des hommes, en les purifiant et en les fortifiant, de façon à les élever au-dessus des possibilités dans lesquelles ils se noient aujourd’hui. Vous rendez-vous bien compte, vous tous à qui ji: parle en ce monionl, qu’en généraiiLune [lensée impure, vengeresse, colère ou vile, chacun de vous projette cette pensée dans le monde social,
sous la forme d'une force vivante, d'une entit/* active, qui agit sur la société el qui est assimilée par les plus faibles, par les plus réceptifs, par les moins développés? nous voyons ainsi les pensées des hommes soi-disant respectables, répandre les germes du crime au milieu des masses^ et les fautes de celles-ci se-traduire par des act('.s relevant plutôt du Karma de ceux qui, par leurs pensées, ont provoqué ces actes criminels. Celte vérité n'est pas aussi répandue qu'elle devrait l’étre. On n'en est pas aussi convaincu qu’on devrait l'etre. Chaque homme, qui éprouve un sentiment de rancune, projette une puissance (lestructrice dans le monde asli*al, et lorsque survient une créature faible, pourvue d'un mauvais Karma, environnée de mauvaises circonstances, soumise à des impidsions qu elle est incapable de maîtriser et à des passions (jui dominent son mental, ces mauvaises pensées s'abattent sur elle : toutes ces terribles pensées émises par des hommes jouissant d'une situation respectable <lans le monde. Si cette créature est excitée pai quelque injustice, si elle est affolée j)ar quelquc^ outrage, elle est poussée à commettre ce que nous appelons un assassinat, lhen que ce soit sa main matérielle (fui tienne le couteau, on peut, certes, faire remonter la responsabilit«‘ du coup porté aux pensées de bien des hommes, dont les sentiments de vengeance sont d'une essence
meiirlrière, bien qu ils ri en revetent pas l’apparence exl.éricnrc. 11 vous sera impossible de faire àisparaîLre le crime dans les bas-fonds de la société, tant que vous n aurez pas juirifié les pensées des classes supérieures, de ceux qui sont instruits, de ceux qui peuvent comprendre la nature des choses. Et lorsque tout cela sera bien compris et su, lors([ue le monde astral sera ouvert à la vision humaine, nous aurons à notre disposition une force nouvelle pour aider et soutenir le genre humain. Les hommes, en elfel, ne douteront plus de la puissance de la pensée, ils se rendront compte de la responsabilité qu'ils assument en générant des jiensées et projetteront des intluences d’amour et d’assistance, au lieu des influences avilissantes qu'ils émanent si souvent aujourd'hui. Ils constateront aussi (jiie l'assistance directe leur sera devenue possible, telle qu'elle nous est actuellement donnée du haut de cette région, car les découvertes que font les hommes de science leur viennent souvent de ce monde supérieur, eu ^'ertu d'une action directe sur leur mental. Lors({u'un homme de science inaugure une nouvelle manière de voir, lorsqu'un homme comme At. Crookes, par exemple, découvre la genèse des atomes — une des plus belles théories générales de la science moderne, — croyez-vous que ce soit en partant d’en bas, qu'il se soit élevé jusqu'à cette connaissance ? Je
vous le déclare : de pareilles idées viennent d’en haut et non pas d'en bas. C'est de celte façon que les Maîtres agissent sur le mental des hommes pourvus de certaines capacités, susceptibles d’être utilisées et du Monde de la pensée, en passant |)ar le plan astral où les pensées sont des entités vivantes et actives, Iis influencent parfois certains individus, afin que le progrès du monde puisse être hAté et le développement de rhumanité facilité. La raison pour laquelh* cela n’a pas lieu plus souvent de nos jours est la suivante : tant que le côté moral de la nature humaine n’est pas développé, il n’est pas bon que riiomme connaisse trop bien les forces invisibles qni sont cachées derrière le voile; il en userait mal au lieu de les utiliser, il s'en servirait sans scrupules pour satisfaire ses instincts égoïstes, au lieu de les employer à fortifier et à aider ses sem blables. Voilà pourquoi la connaissance n est pas plus largement distribuée; voilà pourquoi la science n'est pas aidée davantage, l.a science, comme le disait un des Grands Êtres, doit d'abonl devenir la servante de rhumanité, pour mériter d’être largement aidée par Ceux qui dominent tous les Aides et tous les Sauveurs de la race.
D*un autre côté encore, on fera de plus rapides progrès à l'époque dont nous nous ocempons.
En ce qui concerne l'éducatioii, je suppose que vous n'avez guère été frappés, lorsque vous aviez
aHaire à des enlanls, à de très jeunes garçons, par la grandeur des possibilités qu*on découvrir rait en eux, si leurs maîtres avaient assez de savoir pour alimenter leurs bonnes dispositions et étoulYer les mauvaises. Vous savez qu’autour du corps de cha(|ue homme U existe, visible pour l'œil exercé, pour l'œil du Vogî par exemple, ce que l’on appelle une aura, laquelle aura permet de constater l’état de développement <lu mental, la nature du caractère et renseigne, d une façon précise, sur le degré d’avancement atteint pai* l Ame qui habite ce, corps et sur les traits distinctifs et les attributs de cette âme. Chacun de vous transporte autour de lui celle sorte de compte rendu de sa propre situation, cette preuve bien évidente du degré qu’il occupe sur l'échelle de 1 évolution. Autour de chacun de vous se trouve cette atmosphère particulière qui indique la nature de vos pensées et de votre caractère, qui est aussi lacile à déchiiïrer, pour l œil exercé, cpie le sont h s traits du visage, pour l’œil physique, et qui renseigne infiniment mieux sur le caractère de 1 homme. Or, lorsqu’un jeune enfant vient au monde et passse par les premières phases de sa croissance, son aura présente la particularité suivante : elle renferme les résultats karmi([ues de son passé ; mais une grande partie de ces tendances inentah‘s et morales qu elle possède ne s'y trouvent qu à l'état embryonnaire et non pas à l étal
de malurilé. Si vous exaniiiiez Taura (Wm jeune eidant, vous la trouverez coniparaiivemeul pure, ses teintes sont claires et transparentes et non pas denses, boueuses et épaisses, comme chez l'homme ou la femme adultes, et dans cette aura se trouvent, à Tétât latent, des tendances qui peuvent être développées. Les unes sont bonnes et les autres mauvaises. Ces caractéristhjues étant <liscernées par un œil exercé, on i)eut développer les bonnes tendances et étoufler les mauvaises dispositions,en soumettantTenrant à desinnuences propices. Si vous voidez (jiTune semence vous donne une plante saine et vivace, il vous faut la mettre dans un bon terrain, Tarroser et ve iller h ce que le soleil Tiuonde de ses rayons. La semence renferme tout ce qu'il y a d'essentiel dans la jilanie, mais celle-ci n'est pas encore manifestée dans son entier et, selon la nature du sol auquel vous confierez cette semence, selon les soins que vous en prendrez, selon la brise qui la caressera et le soleil qui la réchauffera, son développement sera plus ou moins complet ; elle peut grandir et devenir très belle, ou bien être rapetissée et arrêtée dans sa croissance. 11 en est de même de 1 enfant, dans une large mesui e. Ln enfant vient au monde; il a en lui, par exemple, le geime de la colère, le germe d'un tempérament violent et passionné. Si nous supposons ceux (jui Tentourent doués de connaissances et de sagesse, ils sauront comment
s'^y prendre avec lui. On ne devrait jamais laisser riilendre à Tenfanl uiu‘ seule parole irritée, ne jamais le rendre témoin d’un acte de passion. Tous ceux (jui l'enlourenl devraient être doux, aimants et maîtres d'eux-même*s et il ne faudrait jamais transmettre au germe que possède Tenfant la force stimulante de la colère de gens plus âgés, force qui aurait pour effet d’en hâter le développement chez lui, de lui donner plus (l’intensité et de l'amener à malurité.' Il vous faudrait veiller l'i ce que les enfants fussent entourés par des !nfluences de nature à stimuler tout ce qu'il y a de bon, de noble et de pur en eux. Et si vous fai-^ siez cela pour chacun d'eux, l'humanité avancerait avec une vitesse de course, alors qu'actuellement elle marche d’un pas boiteux. L’ignorance obscurcit le mental des hommes et ils ne savent pas comment il faut élever les petits. Il n'y a qu'échecs autour de nous et ces échecs disparaî- Ironl lorsque l'homme aura acquis un plus vaste savoir, lorsqu'il enseignera avec lucidité et non plus aveuglément comme il le fait aujourd'hui; lorsqu'il enseignera en se basant sur la connaissance et non sur l'ignorance. Celte nécessité d'une bonne éducation explique pourquoi, jadis, chaque petit garçon était envoyé à un Gourou. Cette antique institution avait pour but de donner à Ventant l’action d'un mental bien développé sur .son propre mental et l'assistance d'un Maître dont
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les connaissances approfondies surpassaient celles de 1 homme ordinaire. Le Gourou était toujours un homme qui savait; le Gourou était ioujoui*s un homme qui voyait et lenfant était remis entre ses mains, parce que. grâce à Téducation ainsi donnée, les mauvais instincts étaient étouffés et les bons développés. A mesure que les vrais Gourous ont disparu, le genre humain a perdu cc* grand avantage, mais il le recouvrei a lorsque le savoir sera plus répandu dans le peuple et lorsqu une phase plus élevée de son développement aura rendu possible cotte noble éducation.
Dans toutes les phases du savoir, les imHhodes seront changées. Le médecin ne sera plus obligé de déterminer la natui*e d’une maladie par les symptômes extérieurs ; il appuiera son diagnostic sur la vision directe et non jilus sur le raisonnement. On commence à se servir, pour établir un diagnostic, de ce que Ton appelle les facultés le clairvoyance; au lieu d ctre arreté par la densité du corps physique, le médecin fait appel au clairvoyant, ilont le regard traverse la matière jihysique et est h meme de voir le mal:dont le regard peut saisir exactement ce qu il y a de défectueux dans Tun des organes du corps humain. Gn^ce à cette clairvoyance, le médecin possède les renseignements dont il a besoin et qui lui permettent d’agir avec une entière certitude et de surveiller 1 effet produit par les médicaments prescrits.
ràflTalüpif «bnlâta
Imaginez-vous ce que deviendrait la science mtWicale si tous les médecins jouissaient de cette laculté de clairvoyance, si elle devenait générale, au lieu d'être l'apanage de quelques-uns, de façon à leur permettre d'établir leur diagnostic avec certitude et de surveiller les effets du traitement, avec cette précision ([ue la vue seule peut donner? De même pour la chimie : de combien les résultats obtenus par le chimiste ne dépasseraient-ilîs pas ceux qu’il obtient aujourd'hui, si ses yeux étaient ouverts, ou, mieux encore, s’il pouvait suivre toutes les phases des combinaisons de ses éléments, s'il lui était possible de composer ses mélanges avec la cerlitude que donne la vue au lieu de le faire au hasard et d'être obligé d attendre le résultat d'une expérience, avant d'être certain du résultat produit? Combien d'accidents seraient évités! combien cette connaissance hâterait les progrès de la science! Un aperçu des progrès que l’on pourrai! faire dans ce sens est donné dans un article du numéro de novembre 1895 du Lucifer. Vous y verrez à ((uel point les limites du savoir seront reculées, lorsque l'humanité aura ap[)ris à se servir de son véhicule sur le plan astral. De inême encore dans le domaine de la psychologie ; lorsque les hommes communiqueront entre eux par la pensée, au li(‘ii d’employer les lent(‘s méthodes de la science matérielle, avec quelle rapidité la pensée volera de cer\eau à ccr-
veau, communiquant les idées sans avoir recours aux grossiers procédés dont nous usons aujour- <1 hui! Vous vous rendrez immédiatement compte fie la signification que cela peut avoir pour I humanité, en vous plaçant simplement au point de vue de ce monde inférieur. Je veux dire par là (ju à ce moment l’idée de séparation ne sera plus qu’une chose du passé; que ni montagne, ni océan ne pourront plus séparer deux hommes, deux amis, deux parents. Je veux dire que dés que les hommes auront conquis cette région de la nature, ils seront capables de communiquer entre eux, de mental à mental, quel que puisse etre l'endroit où ils voyagent, quel que puisseêtre le pays qu’ils habitent, car, pour le mental, les barrières du temps et de la distance n existcF"?^ pas, comme elles existent dans le monde phy sique. Lorsque rhomme aura perfectionné son véhiculé astral, il sera toujours à portée de ceux qu il aime et les douleurs de l’absence auront dis paru. De même, la mort aura perdu le pouvoir de séparer. Prenez la vie de l’homme telle qu elle est aujourd'hui; prenez la vie des nations telle que nous la connaissons actuellement et vous verrez que la mort et la séparation sont deux des grandes douleurs qui accablent l'humanité. Toutes les deux auront perdu leur principale force d’oppression, lorsque l'homme aura fait ce grand pas en avant; toutes les deux auront perdu leur pou-
voir (le séparer, lorsciiie l'homme aura aiteinl ce iii'/eau plus élevé. Ce dont les Disciples seuls jouissent aujourd hui sera partagé avec eux parla i\iaiorité, et la vie matérielle de l’hommé sera bien plus belle lorsque ces intluences qui la troublent auront disparu.
Tl en sera naturellement de même pour la philosophie, avec sa connaissance plus approlondie des possibilités de la matière et des réalités de la MC. De même aussi pour [ histoire, lorsque toutes ses données seront puisées dans les archives de râkâsha et qu’elle ne sera plus écrite dans le but de satisfaire les passions d'nn parti politique, ou pour appuyer certaines théories sur le développement humain, ou certaines hypothèses dues à l’imagination des savants. L histoire tout entière est enregistrée dans ralvAsha ; là se trouvent ses impérissables et indestructibles archives. Pas une action de rhumanité passée qui n'y soit inscrite, pas un fait de rhistoire humaine qui n’y soit enregistré pour les yeux qui sont capables de voir. T.e temps viendra où toute l’histoire en sera tirée, au lieu d’être rédigée d’après le procédé plein d’ignorance actuellement en usage, et lorsque les hommes voudront connaître le passé, ils jetteront un coup d œil sur ces impérissables archives et s’en serviront pour hâter leur développement,.en utilisant l'expérience du passé, pour favoriser une croissance plus rapide de I humanité.
Quant à ce que sera Tari lorsque ces nouveaux pouvoirs seront k la portée de l’homme, ceux-là seuls, peut-être, qui en jouissent aujourd hui jusqu à un certain point, seraient à n^ême de s’en faire une idee. Possibilité d employer de nou\elles formes, belles au delà de toute expression, d employer des couleurs plus éblouissantes (ju ou ne saurait se les imaginer, couleurs qui sont inconnues dans le monde physique et qui prennent naissance dans la matière plus subtile du plan astral, couleurs que nul ne peut décrire, car une description verbale ne saurait faire comprendre la nature dîme couleur inconnue. Tout cela sera du domaine de 1 art, ainsi que toutes les merveil leuses facultés des sens plus subtils.
Qu adviendra-t-il alors du pouvoir et de la puissance? La royauté divine reparaîtra sur la terre; les hommes prendront rang dans la société d'après le degré de développement qu’ils auront atteint et non plus suivant les caprices du hasard comme cela se voit aujourd hui. Tnus les hommes seront capables de connaître, et leur propre degré d’évolution, et celui di autres, attendu (pie l aura de chaque homme indiquera, d'une manière visible pour tous, ses facultés mentales et ses capacités morales et, par suite, la place qu’il est apte à occupei dans la Société humaine. JNous venons alors les jeunes gens s'exercer au genre de travail pour lequel ils ont des aptitudes, au genre de travail
que leurs facultés leur permettent de bien accomplir. Le mécontentement qui règne aujourd’hui aura disparu, car il a sa source dans la déception des vocations entravées, dans le sentiment d’avoir subi une injustice, qui se fait jour dans le meutal des hommes, lorsqu’ils ont la conviction (le posséder des facultés, sans avoir aucune occasion de les mettre en lumière, des capacités qu'ils ne sont pas en état de déployer. S’ils étaient sages, ils sauraient que c’est un résultat de leur Karma, mais nous parlons en ce moment des masses et non pas des individus plus intelligents. Pour elles le mécontentement deviendra impossible, lorsque chaque homme occupera la position à laquelle lui donnent droit ses visibles facultés et il y aura ainsi, encore une fois, une Société bien organisée A, ce moment aussi, nous saurons mieux comment il faut .traiter les types inférieurs de riiumanité. Nous ne punirons plus nos criminels, nous les guérirons ; nous ne les condamnerons plus à mort, nous les instruirons. Nous serons capables de discerner lepoint faible sur lequel l’assistance doit se porter et l’on verra la sagesse qui reformercinplacerla colère qui punit. Non seulement on changera la Société, en perfectionnaiil ainsi la nature même des hommes, mais faspect du monde extérieur sera lui-ménie modifié et le règne animal tout entier sera soumis à la puissance réformatrice de l’homme. Celui-ci ne sera plus un lyrari et un
oppresseur comme il Test maintenant, mais s(M'a le soutien, réducateur et l'inslructenr du rèone animal inférieur. 11 sera ce qu'il était destiné à être, leprotecteur et réducateur de l'animal et non plus son bourreau et son oppresseur, comme il ne Test que trop de nos jours. Je n’ai pas besoin d’ajouter que tous les genres de cruauté disparaîtront peu à peu ; le sang des animaux ne la. cbera plus la terre comme il la tache si prolbridément aujourd’hui ; les animaux ne luiront plus devant l'homme avec crainte et horreur, sachant que c’est un ennemi et non pas un ami qu’ils ont en lui, car nous marcherons alors vers un nouvel âge d’or, durant lequel tous les êtres vivants aimeront au lieu de haïr.
Ce que je viens de vous décrire ressemble à un conte de fées, mais ce n’est, pourtant, que la plus prochaine phase du développement do riiomine; ce n’est que le résultat de la conquête du plan astral, de celui qui vient immédiatement après le plan physique. Que sera-ce lorsque rhomine s’élèvera plus haut encore et occupera, en pleine conscience, le plan mânasique ou mental? Je ne puis prendre qu'un ou deux exemples pour vous donner une idée de l’expansion triomphante de la conscience, à cette épo([ue encore si éloignée de nous. Supposons, par exemple, un orateur et son auditoire ; quelle difTérence ne trouverons nous pas dans la nature de l’éloquence etdansl’eiret qu elle
produira sur le public ? Au lieu d’entendre des mots, des sons articulés qui arrivent jusqu’aux oreilles et ne transmettent qu’une petite partie de la pensée, d’une manière si imparfaite et si inexacte, l’auditoire verra la pensée telle qu’elle est. Cette pensée jaillira devanf ses yeux, revêtue d une couleur radieuse, ayant une intonation splendide et une /orme exquise et c’est, en quelque sorte, en musique qu’on s’adressera à lui. On lui parlera un langage figuré par des couleurs et des formes,jusqu’au pointde remplir toute une salle de musique parfaite, de couleurs et de lormes pariailes. Telle sera, en effet, l'éloquence de 1 avenir, lorsque les hommes auront conquis ce plan supérieur d».* l'état de conscience et de la vie. Pensez-v^ous que je rêve ? Je vous le déclare: il existe aujourdhai des humains qui ])euvent atteindre ce p)lan de conscience, qui peuvent le connaître, en ressentir les effets ; ces êtres humains ont passé derrière les voiles qui arrêtent la vue de la majorité des hommes et les empêchent de reconnaître les hautes possibilités de la vie. Un homme qui se tient sur le sommet dTinc tour est à même de contempler le paysage de tous les côtés et perçoit les sons, les couleurs et les formes (pli lui viennent de toutes les parties de ce pay sage, tandis que s’il descend par l’escalier de (a tour, il ne peut plus voir, de ce paysage, que a partie encadrée par la fenêtre percée dans le mur:
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il en est <le môme de la vie de Thomme sur le j)lan mental. Le savoir lui arrive h Hois de tous côtés; non point par l’intermédiaire des sens que nous connaissons, mais par celui d’iin sens unique, qui répond à toutes les vibra lions de rextérieur. Et lorsque l'homme redescend dans les véhicules inférieurs, cela produit exactement le même effet que s’il descendait l’escalier de la tour ; il ne f>eui plus percevoir que ce que les yeux, les oreilles et le nez — ces petites fenêtres percées dans le mur — lui permettent de connaître du monde extérieur, car les sens ne sont que des fenêtres et nous sommes prisonniers derrière les murs du corps matériel. Ce n’est qu'en nous élevant au-dessus de ce corps que nous sommes réellement à môme de percevoir le monde qui nous entoure, dans toute sa gloire, dans toute sa beauté et avec toutes ses merveilles.
La puissance de la vie sera considérablement accrue à ce moment. Toutes les hautes manifestations intellectuelles proviennent de cette région ,et traversent le monde astral. Les plus puissantes influences mentales destinées, aujourd'hui, à aider fhomme dans le monde physique, sonl projetées via haut du plan nnlnasi([ue par ceux qui sonl capaVjles d’y déployer leur activité. Les disciples ries Maîtres sont là, pleinement conscients, travaillant pour aider l’homme, pour fortifier l'humanité, et tous ceux qui ont franchi ces grandes portes de
i Initiation dont je vous ai parlé hier vivent dans cette région et s’efïbrcent de venir en aide à rhoinme. Le disciple peut travailler à cela dans le monde physique, niais il le fait bien mieux dans eeite haute et efficace région. C’est là qu’il déploie sa plus grande activité: c’est là qu’il se rend le plus utile. Et lorsque la majorité des hommes atteindra cette région, combien grand sera le nombre des travailleurs, combien vaste sera l’association des aides î II n’y a là, aujourd’hui, que quelques centaines de travailleurs, pour aider les milliers d’êtres du genre humain et le travail est imparfait, par suite du petit nombre de ces travailleurs. Mais avec quelle rapidité les hommes t- a verseront les degrés inférieurs, lorsque le gros ■de l’humanité se sera élevé jusqu’à cette région. Le genre humain se développera avec une rapi dite dont nous pouvons difticilernent nous faire une idée aujourd’hui.
L’homme montera plus haut encore, pour prendre pied sur un autre plan ; sur ce plan oii tout est unité, où l’horame a conscience de ne faire qu’un avec toutes les choses^manifestées ; sur 4e pifi^tî de Turiya, que l’homme occupera avant la (in du Manvantara. Ce plan n’est maintenant ouvert au dis'^iple que dans la dernière phase de son développement, que je vous ai décrite hier. La Septième Race d’hommes escaladera ces hauteurs et H-y établira. Lorsqu’on atteint à cette
expansion de l’état de consciehee, il n'y a pois rien qui sépare les hommes; chacun deux sait qu’il ne fait qu'un avec les autres, qu’ii resseni ce que les autres ressentent, qu’il pense er qu d sait ce que les autres pensent et savent; c’est ne état de conscience qui s’élargit jusqu’à englober des myriades d’êtres. A ce moment, la fraternité humaine deviendra un fait accompli, car là on per Çoit l’essence des choses et non plus seulemeni leurs apparences ; là on voit la réalité et non plus seulement la manifestation phénoménale. Tour reconnaissent le Soi unique qui vit dans tous et la haine devient à jamais impossible pour 1 homme qui sait.
Plus haut encore se trouve un autre degré quje ne puis dépeindre par aucun mot, dont aucune phrase ne peut donner une idée; ce degré dont les Sages ont parlé comme de Nirvâna , qu’ils on! vainement cherché à expliquer, parce que le lan gage humain est impropre à cette tâche; tous leurs elforts,pour faire partager leur savoir, n om produit qu’une conception erronée. C’esl un ét jt de conscience si grand, qu’il en rlevient iiicom préhensible; c’est un état de conscience qui :‘nglobe bunivers tout entier et qui, par cela iitême, donne à la compréhension limitée des hommel’impression de l’annihilation. Mais, je vous le dis, la vie de Nirvâna, la vie des Etres puissants qwi 1 ont atteint, csi un état de coiîscierice auprès
quoi le nôtre ressemble à celui de la pierre, à cause des limitations qui rentravent, de l’aveuglement qui l'obscurcit et de Tinhabileté de ses méthodes. Là existe une vie (^ui dépasse tous nos reves d existence, une activité supérieure à tout ce que nous pouvons imaginer; une vie qui est une et qui se répand cependant en activités mani- ' estées ; une vie où le Logos est la Lumière manitestée. dont les rayons traversent toutes les régions du monde. Ce degré, également, est un but a Miquel l’homme doit atteindre durant ce Manvan- ^ .ira et il y atteindra lorsque la Septième Race aura achevé son évolution. Et les prémices de notre humanité. qui en ont conscience aujourd’hui, se ‘^^erront entourées par des myriades d'êtres, qui en auront conscience également. Puis viendra la ' le du Logos durant de périodes innombrables et la parfaite réflexion Logos dans les êtres qui auront grandi à son image, jusqu’à ce qu'un nouvel univers naisse, jusqu’à ce qu’un nouveau Kosinos entre en activité. Et ces Êtres, devenus à leur tour un Logos, édifieront un nouvel univers, instruiront une nouvelle humanité. Tel est l'avenir qui nous attend; telle est la gloire qui nous sera révélée.