Pêcheur d'Islande, p
dait de partout en même temps, aussi l'emprisomiement làdessous se faisait très vite, et cela oppressait, de voir ainsi s'encombrer l'air respirable.
En regard de ce ciel d'eau, gris et terne, les deux strophes suivantes des Feuilles (T Automne * nous donnent, à l'opposé, l'aspect des nuages vigoureusement colorés par un soleil couchant sur un ciel clair :
Puis voilà qu'on croit voir, dans le ciel balayé. Pendre un grand crocodile au dos large et rayé,
Aux trois rangs de dents acérées; Sous son ventre plombé glisse un rayon du soir; Cent nuages ardents luisent sur son flanc noir
Gomme des écailles dorées.
Puis se dresse un palais. Puis l'air tremble et tout fuit. L'édifice effrayant des nuages détruit
S'écroule en ruines pressées ; Il jonche au loin le èiel, et ses cônes vermeils Pendent, la pointe en bas, sur nos têtes, pareils
A des montagnes renversées.
Depuis longtemps les orages, ces grands drames de l'atmosphère, qui ont de tout temps frappé l'imagination des hommes, ont été fixés dans leurs principaux aspects par les écrivains plus encore que par les peintres. La nature offre d'autres tragédies, plus poignantes et heureusement plus rares, telles que les secousses sismiques et les éruptions de volcans, dont on ne saurait nier la beauté farouche.
Les variations régulières du paysage sont d'abord celles du jour et de la nuit. Là encore on peut saisir une infinité d'aspects, non seulement dans le crépus-