‹ Le sentiment du beau et le sentiment poétique (essai sur l'esthétique du vers)Chapitre 2 sur 68 · I. En voici les principaux · texte numérisé non relu

I. En voici les principaux

Aubertin. La versification française et ses nouveaux théoriciens (1898). Th. de Banville. Petit traité de versification (1872). Benlœw. Précis d'une théorie des rythmes (1862). Gastel-Blaze. L'art des vers français (1857). Crouslé. Eléments de versification française (1891). Delavenne. Traité de versification française (1886). Duc. Étude raisonnée de la versification française (1889). J.-A. Du condu t. £'ssaf (/^ rythmique française (i8b6). E. d'Eichthal. Du rythme dans la versification française (1892). Evrard. Préceptes de poésie (Namur, i884).

Foth. Die franzœsische Metrik fur Lehrer und Studierende (Berlin, 1880). Becq de Fouquières: Traité général de versification française (i8']g). De Gramont. Les vers français et leur prosodie (1876)

De la Grasserie. Des principes scientifiques de la versification française (1900). Jullien. Les formes harmoniques du français (1876). Legoffic et Thieulin. Nouveau traité de versification française (1890). Lubarsch. Franzœsische verslehre mit neuen Entwickelungen fur die theoretische Degrundung der franzœsischen Rhytmik (Berlin, 1879). Mainard. Traité de versification française (188 li). Pellissier. Traité théorique et historique du vers français (1882). Quicherat. Traité de versification française (1869, 2^ éd.). Clair Tisseur. Modestes observations sur l'art de versifier (Lyon, 1898). Wulf. La rythmicité de l'alexandrin français (Londres, 1900).

timidité excessive à l'égard des réformes possibles et nécessaires; Th. de Banville, avant tout soucieux de mettre en lumière ce qu'apportait de nouveau TEcole Parnassienne qu'il représente, tombe bien souvent dans l'exagération ; Becq de Fouquières, par amour de l'originalité, déploie une indépendance d'esprit qui le pousse à souteuir parfois d'ingénieux paradoxes ; Clair Tisseur enfin, pour dogmatiser sans paraître pédant, recouvre d'une enveloppe d'ironie son bon sens très aiguisé. Tous ces théoriciens du vers ont du reste un trait commun : ils formulent des règles sans essayer de les expliquer en remontant aux principes mêmes de la poésie.

Cette explication, quelques-uns ont senti la nécessité de la donner. Mais le tort qu'ils ont eu, selon nous, a été de la rechercher presque exclusivement dans l'histoire. Certes, il est intéressant de retrouver, si l'on peut, dans le passé l'évolution du vers ; et des ouvrages*, comme celui de Tobler, le meilleur en ce genre, sont d'une grande utilité. A voir que certaines règles, qui nous semblent aujourd'hui indispensables, n'ont pas toujours existé; que d'autres,. après avoir été un temps en vigueur, ont disparu ensuite ; que celles-ci ont survécu à la cause qui leur avait donné naissance ; que celles-là enfin, d'abord assez larges, se sont progressivement rétrécies, on apprend à se dégager de l'aveugle

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